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| Publié le : 30 janvier 2004
3. Astrologie et bouddhisme, un dialogue
3e partie
Pascale : Quand on constate les dégâts importants causés à l’échelle individuelle ou mondiale par nos émotions et nos attachements divers, je trouve que c’est une version limitée et pessimiste que de dire "être pleinement soi-même, c’est se vivre comme une totalité avec ses lumières et ses ombres, ses anges et ses démons". D’accord, on a des ombres, constatons-le, c’est bien, mais pourquoi en rester là, ne pas les dépasser, surtout si ça peut être néfaste pour moi comme pour autrui. "Une réalisation totale n’englobant que les qualités ne serait qu’une réalisation partielle", écris-tu. Ca se discute... les bouddhistes disent que l’ultime s’appuie sur le relatif (la réalisation ne tombe pas du ciel, il faut partir du terrain, de la boue, de nos problèmes, s’y confronter pour intégrer les leçons et dépasser les souffrances). J’ai fréquenté quelques lamas bouddhistes, et aussi les moines et les nonnes, et je peux te dire que tous, nous apprécions leur réalisation et leurs qualités, qualités qui sont sur le chemin vers l’éveil, et qui en sont aussi le fruit, qualités qui sont la vigilance, l’énergie, la joie, la tranquillité, l’équanimité, la concentration, la bienveillance, etc. On ne peut pas dire que ce soit une réalisation partielle... ou alors c’est le monde à l’envers ! Ceci dit, les lamas bien sûr ont des différences : certains sont extravertis, certains sont réservés, certains sont doués pour les travaux manuels, certains ont de l’humour et d’autres moins, mais cela se passe dans le non-attachement, et ils ont tous les qualités de l’éveil. On se sent bien en leur présence, ils n’ont pas de projections, de saisie, ils sont calmes et sereins, c’est rassurant de fréquenter de tels êtres... Quant à la passion du Dalaï-Lama pour la mécanique, cela ne l’empêche pas de vivre la félicité totale, car il n’y est pas attaché. On peut apprécier une activité sans en être dépendant pour son bonheur. Les bouddhistes ne sont pas des personnes tristes et austères : ils se tiennent dans le chemin du milieu, évitant les extrêmes que sont la soif des plaisirs et l’ascétisme rigoureux. R.P. : Seuls les vampires des fables n’ont pas d’ombre. Etre pleinement soi-même, au niveau individuel comme au niveau collectif, c’est intégrer ses zones d’ombre (en astrologie, fonctions planétaires et zodiacales non-valorisées à la naissance) dans l’économie générale de sa psyché, de sa personnalité, et non les nier. Ou alors, on devient un vampire inquisiteur, prisonnier de sa lumière totalitaire qui nie les ombres des autres. Ceci dit, les ombres les plus nuisibles sont les ombres inconscientes d’elles-mêmes. Il faut travailler sur soi pour éviter, dans la mesure du possible, que ces ombres ne deviennent le lieu de toutes les projections, de tous les aveuglements, de tous les refus de l’autre, qui est l’ombre de nous-même comme nous sommes son ombre à lui. Mon ombre fait partie de moi, et si je veux être moi-même, je dois l’accepter, en faire un partenaire plutôt qu’un adversaire. L’ombre n’est pas un monstre, à moins de diaboliser l’inconscient. Je te cite un texte de Jean-Pierre Nicola à propos de ces relations conscient-inconscient, telles que l’astrologie naturelle les conçoit : "Pour être sérieux, parlons de la relation conscient-inconscient, de sa qualité, de sa nature. Un rapport "vrai" exclut le lapsus. Il exclut l’inconscient qui dit non de la tête et le conscient qui dit oui de la bouche. Un être droit de bas en haut n’est pas en divorce d’avec sa base. Il n’aime pas en recto pour haïr en verso. S’il porte un amour, c’est un amour de bas en haut. Si c’est une haine, il la porte avec la bonne dose et jusqu’où il faut, sans création d’ombre compensatrice. Une telle ombre rendrait la haine déloyale en regard de l’univers ! Pour un tel être, inutile d’interroger son derrière, son devant en répond". Les individus, mêmes lamas Bouddhistes évidents, ne seront jamais égaux devant les sublimes qualités "extra-personnelles" que tu décris : vigilance, énergie, joie, tranquillité, équanimité, concentration, bienveillance, etc. En fonction des tempéraments astrologiques de base, il y en aura toujours de plus doués pour certaines de ces qualités que pour d’autres. Des lamas énergiques et joyeux avec des problèmes de concentration, des bienveillants-équanimes apathiques, des vigilants-concentrés durs à la bienveillance, etc. L’ensemble des qualités décrites ne peut se retrouver, à la rigueur, que dans une communauté vertueuse, et non à l’échelon individuel. C’est pourquoi nous sommes tous insuffisants, c’est pourquoi nous avons tous besoins les uns des autres, non pas par humanisme idéaliste, mais par prise de conscience des incontournables déficiences individuelles. Pascale : Revenons-en à l’équanimité. Dans la vision bouddhiste, il s’agit de considérer tous les êtres de façon égale, sans discrimination, de façon bienveillante. Il ne s’agit pas "d’indifférence ou de refus de réaction caractéristiques de l’axe Vierge-Poissons". Tous les lamas ne sont pas Vierge ou Poissons. L’équanimité vient de la connaissance des émotions, quand on comprend que les êtres sont le jouet de perturbations diverses, on ne les juge pas, mais on éprouve de la compassion pour eux. Cette équanimité est le fruit d’une réflexion, d’une compréhension de la nature des émotions, de l’observation de celles-ci. Elle s’acquiert en considérant tout ceci par l’étude. Ce n’est pas forcément inné. Ceci dit, il est possible que là encore, certains soient plus favorisés. Ainsi les personnes sensibles aux émotions, intuitives, seront peut-être plus à même d’en démonter les mécanismes, d’en intégrer les leçons, et donc d’être tolérantes vis-à-vis des autres. D’autres personnes peuvent avoir plus de difficultés, et devront avoir beaucoup d’enseignements et de claques de la vie pour comprendre. L’équanimité spirituelle ne nie donc pas la diversité des comportements. Elle est capable de les comprendre au contraire, mais elle ne s’y attache pas. L’équanimité fait que l’on aura pas de colère envers une personne dont on sait qu’elle est le jouet de forces, d’émotions. Cela rejoint la psychologie. C’est simplement être adulte et mature vis-à-vis de ses émotions. Quand quelqu’un a une maladie, on ne lui en veut pas pour cela. Il en va de même avec les problèmes émotionnels, quand quelqu’un est agressif ou jaloux, etc., on ne lui en veut pas, car on comprend qu’il souffre. R.P. : Rien à dire là-dessus. Je crois que cette fois, tu as parfaitement fait comprendre en quoi consistait l’équanimité spirituelle du Bouddhisme. Elle n’est nullement incompatible avec la diversité des comportements que constate et étudie l’astrologie conditionaliste. Pascale : La diversité ! C’est vraiment ton cheval de bataille ! Tu crains peut-être que cela remette en cause les fondements de l’astrologie, qui a pour objectif de sérier, de classer, de décrire les divers comportements. Je ne peux pas. Tous ces comportements, ces inclinations, ces structures psychologiques sont des chemins vers l’éveil. Ils ne sont pas niés par le Bouddhisme, mais au contraire intégrés, observés sans jugement, et dépassés. C’est important. Enfin quoi ! La vie se résumerait par toi à une diversité d’êtres, à une espèce d’infinie possibilité d’être, un grand jeu, sans but... R.P. : La diversité des comportements et des aspirations est pour moi un fait incontournable, et non un cheval de bataille. Et crois-moi, ce ne sont pas quelques sentences Bouddhistes qui pourraient "remettre en cause les fondements de l’astrologie". Si les Bouddhistes affirmaient qu’il n’existe aucune différence de comportement entre les individus, j’estimerais tout simplement que le Bouddhisme raconte n’importe quoi. Ce n’est pas le cas. C’est toi-même qui m’as fait connaître cette sentence Bouddhiste selon laquelle "La variété des karmas fait la variété des êtres" (Karma Satâ Kasutra). Le Christ disait "Il y a mille demeures dans la maison de mon Père". Traduction en Bouddhiste : "il y a mille chemins vers l’éveil spirituel", en fonction, entre autre, des configurations planétaires et zodiacales au moment de la naissance. Et enfin pourquoi la vie, dans l’immense diversité de ses manifestations, ne serait-elle pas un grand jeu sans but dans un cosmos organisé ? Sur ce plan métaphysique, l’astrologie n’a aucune réponse à apporter. Pascale : On peut effectivement constater cette diversité, c’est une étape, j’en conviens. Comme on peut s’émerveiller de la diversité des espèces animales ou végétales et y voir la grandeur de la création, ce sont des sentiments que tout le monde éprouve. Mais une fois constaté cela, j’ai interrogé la vie plus en avant, j’ai demandé plus de sens et je me suis posé les questions fondamentales : la mort ? la violence ? la souffrance ? Pourquoi tout cela ? Est-ce inéluctable ? Tous ces comportements spécifiques sont autant d’états de conscience, autant de karmas, sont autant de passions, de projections mentales. C’est ce que je vois, ce que je comprends. L’astrologie ne fait que les décrire et cela a son utilité, cela a eu de l’utilité dans mon chemin pour m’aider à m’accepter telle que je suis. Mais il faut dépasser ce stade, et tirer les leçons, et cela se fait par une conscience toujours plus grande des choses. R.P. : L’astrologie, encore une fois, n’a aucune réponse à ce genre de questions. Je veux seulement souligner qu’il ne s’agit pas seulement d’"états de conscience" ou de "projections mentales", mais aussi de profondes structurations astro-psychologiques du système nerveux. Ca ne s’évacue pas avec quelques aspirations, prières ou bonnes intentions, fussent-elles Bouddhistes. Quant à la relation entre astrologie, karma et réincarnation, rappelons au passage que l’astrologie "karmique" est tout simplement une escroquerie intellectuelle et spirituelle. Il faut être fou pour penser et enseigner que les rétrogradations planétaires expriment les vies antérieures. Un thème ne dit rien de l’envergure spirituelle d’un être, ni de ses incarnations passées ou futures - au demeurant totalement hypothétiques. Jean-Pierre Nicola a fait le point là-dessus dans son article "Astrologie tragi-karmique" (Anthologie astrologique 1980-1986, Éditions COMAC). Mais passons... Pascale : Si pour toi, cette grande diversité, ce grand jeu, cette simple interaction des êtres, cette expansion de la vie tous azimuts, est tout simplement la vie, et qu’il n’y a rien à chercher au-delà, mais simplement à être là, à faire avec tout ça, à vivre sans chercher plus avant, pourquoi pas, c’est ta vérité. Moi je demande plus, je demande plus de conscience, plus de maîtrise, plus de sérénité. Le Bouddhisme m’offre tout cela. R.P. : Quel être humain sensé ne souhaiterait, pour lui-même et pour ses semblables "plus de conscience, plus de maîtrise, plus de sérénité" ? Le sage domine les astres... qui le structurent et donnent à sa sagesse son squelette et l’inscrivent dans le temps cyclique. Une sagesse qui n’a pas de racines profondes dans le cosmos n’est qu’un discours, et, en passant, le Bouddhisme n’a pas le monopole du plus de conscience, de maîtrise et de sérénité. Mais c’est parfait pour toi si le Bouddhisme donne un sens, une finalité à ta vie ! Pascale : Je crois qu’à un certain niveau de conscience, on n’est plus dépendant de l’astrologie, quand on est au-delà de tout ce que décrit l’astrologie : les diverses émotions, les diverses structures affectives, mentales, spirituelles, quand on est au-delà de tout ça, quand on est affranchi de tous ses conditionnements, on n’est plus sujet aux mêmes règles que les autres. A la limite, certaines caractéristiques physiques, certaines aptitudes seront là, mais de façon très légère, un peu comme un parfum, une coloration, sans que l’on s’y attache. Enfin, ceci est une hypothèse... R.P. : Effectivement, ce n’est qu’une hypothèse, qui demande à être vérifiée, et cette vérification n’est pas évidente du tout. Je ne peux donc te répondre qu’un "pourquoi pas" totalement ouvert. Tout cela pose le problème de la physiologie des états dits "mystiques". Revenons en donc à U.G.. Dans son livre Le mental est un mythe (Les deux Océans-Paris), il écrit, en répondant à des gens qui lui posaient des questions sur l’astrologie : "Il n’y a pas de personne, ni d’espace intérieur où créer un soi. Ce qui demeure, quand la continuité de la pensée est balayée, est déconnecté, indépendant, avec des séries d’interactions. Ce qui arrive dans mon environnement se passe en moi sans séparation. Quand la cuirasse dont vous étiez revêtu est arrachée, vous découvrez une extraordinaire sensibilité de vos sens qui correspond aux mouvements des autres planètes". Je crois en tout cas qu’à ce niveau tu commets une confusion entre le discours astrologique et l’influence astrale. L’astrologie en tant que science s’efforce de représenter, à l’aide de théories, concepts et méthodes, par quelles modalités les rythmes, cycles et structures du système solaire agissent réellement sur notre globalité corps-âme-esprit. En ce sens, l’astrologie est une production comme une autre de la pensée, du mental, un fruit de la cérébralité, une construction intellectuelle. D’un autre côté, il y a des influences astrales qui existent par elles-mêmes et se passent de nos mots, de nos théories et de nos commentaires. L’héliotrope, le tournesol, ne construit aucune théorie intellectuelle rendant compte de l’influence de l’alternance jour-nuit dans ses processus physico-biologiques. Et pourtant, il tourne... Pareil pour nous autres humains, héliotropes bipèdes à cortex associatif : pas besoin d’astrologie, pas besoin du discours astrologique et de la mentalisation qu’il représente pour que nous soyons pétris de cycles et de rythmes cosmico-telluriques. Ca se fait naturellement, à notre insu, dans notre inconscient authentique, dans l’imperceptible plan où les forces gravifiques subtiles entrent en résonance avec nos organismes vivants, qu’on croie ou pas au discours astrologique, qu’on soit astrologue ou pas. Un individu qui se situe au-delà du mental peut parfaitement s’affranchir de tous les discours cérébro-scientifiques sur l’astrologie ou autre chose. Il m’est déjà arrivé de dire à des élèves ou à des astrologisants de rencontre, trop enfermés dans un discours astrologique qui devient leur seul horizon mental, qu’ils feraient mieux de s’aérer les neurones et d’oublier le discours astrologique (en général astro-traditionaliste d’ailleurs) qui leur empoisonne l’existence en peuplant leur mental d’idées fausses sur la nature des relations entre l’espèce humaine et son environnement solo-planétaire. Si le discours astrologique n’est qu’une mentalisation de plus qui fait écran entre l’homme sur Terre et la nature universelle, foutons le discours astrologique à la poubelle de l’histoire... mais en même temps que toutes les mentalisations et théories existantes, scientifiques, artistiques ou religieuses qui font elles aussi fonction d’écran mentalo-culturel. Bref, on peut rejeter le discours astrologique pour de bonnes ou mauvaises raisons ou déraisons, ça n’empêchera pas le fait astrologique de continuer à exister comme une fleur, un arbre, un nuage, une étoile, l’A.D.N., la vitesse de cicatrisation ou le nycthémère. Pascale : Peux-tu être sûr que l’être éveillé garde les limitations de son thème astral ? Il est permis d’en douter... R.P. : Le thème de naissance n’est pas un facteur de "limitation", comme tu persistes à le penser ou le croire. Faisons une analogie : ton squelette, pourvu qu’il soit intact et bien entretenu, est-il pour toi une limitation ? Non, il est l’instrument de ta liberté de mouvement dans l’espace, et ton squelette ne ressemble exactement à aucun autre. Le thème natal constitue l’ossature essentielle de notre psychisme. Du plus haut niveau (spirituel ? supra-émotionnel ou supra-mental ?) au plus bas (matériel ? animal ?), nous nous exprimons, nous exprimons notre être-au-monde à travers lui, à travers le réseau d’interaction des planètes, Signes, Aspects et transits (le squelette vivant est un réseau d’interactions inter-osseuses dynamiques). Personnellement, n’ayant pas du tout une mentalité de mollusque, je ne prends pas mon squelette pour une limitation, mais comme une proposition de fonctionnement dynamique, que j’habite comme je veux et comme je peux. Certes, tous les squelettes ne permettent pas la même liberté de mouvement, il y a ceux qui ont de puissantes charpentes osseuses et ceux qui ont de frêles os. Ce n’est qu’une question de différence, et non de limitation. Ou alors, si tu poursuis ton raisonnement sur l’horoscope limitatif, toute différence est une limitation ? Ca ne tient pas la route. Le même thème peut être vécu par une brute avinée de milicien serbo-croate ou par un saint. Où est la limite ? Pas dans le thème. Pascale : Les mots que nous employons sont comme des paysages, et comme nous avons chacun nos propres paysages, je crois t’envoyer une photographie nette de mon univers intérieur, mais j’oublie que les événements qui composent une photographie sont codés. Ta réponse, ta photographie à toi, me prouvent aujourd’hui qu’il y a du décodage à faire. Notre échange actuel entre dans le domaine de la philosophie et de la métaphysique. R.P. : Notre échange ne relève pas que du domaine de la philosophie ou de la métaphysique. Je tiens à rappeler que l’astrologie est de la partie. Notre échange pose plutôt les deux questions suivantes : Dans quelle mesure l’astrologie interfère-t-elle avec la philosophie, la spiritualité et la métaphysique ? Dans quelle mesure l’astrologie est-elle en soi porteuse d’une philosophie, d’une spiritualité, d’une métaphysique "sauvages" ? Vaste question... Pascale : J’ai étudié un peu de métaphysique avec un docteur en ontologie. Et à l’instar de ses réflexions, je ne crois pas qu’il y ait un univers objectif, mais une infinité de possibilités de voir un univers. R.P. : Il n’y a pas de contradiction entre les deux propositions : il peut y avoir un univers objectif (dont le système solaire et donc les influences astrologiques font partie) et de multiples façons subjectives de percevoir et concevoir cet univers objectif... c’est-à-dire de multiples façons de vivre subjectivement un même thème. Pascale : Peut-être à un très haut niveau, il existe une façon de voir objectivement, mais je n’ai pas l’état de conscience suffisant pour le percevoir. R.P. : - Je te rassure, moi non plus, mais j’essaie... Article paru dans les n° 6 & 7 du Fil d’ARIANA (octobre 1996 & avril 1997). Voir aussi :
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Richard Pellard
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