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| Publié le : 31 janvier 2002
Fonction jupitérienne
Formule : "rE" (représentation de l’Existence)
Généralement : passage du duo-duel à l’unique.
Psychologiquement :
Les caractéristiques positives dela fonction jupitérienne sont le sens du concret (famille Existence extensive avec Mars et Saturne) et le pouvoir de décision (famille représentation intensive avec Soleil et Uranus). “Existence extensive” : le sens du concret Le jupitérien est avant tout un pragmatique organisé. Dynamique, jovial, bon vivant, entreprenant, il prend tout à fait au sérieux les réalités de l’existence dont il n’entend perdre aucune opportunité. Il a du savoir-faire, du bon sens, une logique pratique qui lui permet de prendre les problèmes concrets à bras-le-corps et de les orienter au mieux de ses intérêts. Empirique et raisonnable, soucieux de prospérité économique, il sait tirer de ses expériences des leçons simples, utiles et rentables. Il sait mettre de l’ordre dans son ressenti des choses, discipliner son vécu, hiérarchiser ses envies et besoins, réguler son activité en fonction de normes précises. Confiant, sûr de lui, il se sent à l’aise dans le monde des réalités matérielles dont il fait le tremplin de ses ambitions. Expansif, enjoué, plutôt optimiste, il se donne les moyens de pouvoir jouir sainement et en abondance des bonnes choses de la vie sans jamais perdre de vue ses intérêts pratiques. Chacun de ses actes est utile, productif, organisé, orienté vers une finalité précise. “représentation intensive” : le pouvoir de décision Le jupitérien sait ce qu’il veut, et se donne les moyens qu’il faut pour l’obtenir. Ambitieux, plein d’autorité, impérieux, soucieux de son impact social, il entend pleinement jouer le rôle qui est le sien dans la société à laquelle il appartient. Il est toujours prêt à prendre l’initiative pour échanger, négocier, coopérer avec autrui, se rendre utile pour se mettre en valeur. Il a des talents de pédagogue, d’avocat, de diplomate, de meneur d’hommes et possède au plus haut point l’art du langage : il sait avec aisance et clarté communiquer ses volontés, expliquer ses intentions, convaincre ses interlocuteurs du bien-fondé de sa vision du monde. Ses jugements sont impérieux, frappés au coin du bon sens. Travailleur, gestionnaire, volontaire, doué du sens de l’organisation, il s’impose comme homme d’expérience et est doué pour mettre du classement, de la logique et de l’ordre dans tout ce qu’il fait. Il veut être reconnu pour ses compétences concrètes, pour son aptitude à se plier à la règle du jeu social, à se rendre utile si ce n’est indispensable. “non-Représentation extensive” : manque de sociabilité spontanée En négatif, pris par son besoin d’en imposer, de convaincre autrui de ses bienfaits et mérites, de faire des démonstrations de pompeuse éloquence, le jupitérien a d’extrêmes difficultés à s’inscrire dans des relations humaines désintéressées, dans la joie de la communication pure et inutile. Il parle trop, ce qui réduit d’autant sa capacité d’écoute, et semble prêt à sacrifier ses idéaux, ses désirs et sa curiosité sur l’autel de ses ambitions sociales. Sa jovialité et sa faconde envahissantes et exubérantes masquent une fausse décontraction, une impuissance à accorder à autrui une attention souriante dépourvue d’intention. Les attentes des autres lui indiffèrent s’il n’a rien à y gagner. En positif, le jupitérien sait qu’il n’a rien à attendre de personne pour conquérir sa position sociale, et que ce n’est pas à coup de charme, de séduction, de babillages et d’exigences idéalistes et irréalistes qu’il parviendra à assouvir ses ambitions. Logique et organisé, il préfère compter sur ses efforts, son savoir-faire et son faire-savoir. “non-Transcendance extensive” : manque d’imaginaire prospectif En négatif, le jupitérien est trop raisonnable et conformiste dans ses pensées et dans sa vision du monde pour laisser son imagination se débrider et accoucher de bizarreries fécondes et d’étrangetés visionnaires. Son gros bon sens et sa mentalité stable et conservatrice s’opposent aux émergences de l’inconnu, aux manifestations de l’ailleurs, de l’invisible, du mystérieux. A force d’aligner son vécu et ses actes sur les standards et normes sociales en usage, de sans cesse rechercher la coopération et la négociation contractuelle, il en perd toute originalité créatrice, toute écoute des exigences venues des profondeurs de son être. A trop vouloir être utile, il ne sait plus être tout simplement. En positif, le jupitérien sait opposer ses raisonnements sensés et logiques aux divagations inutiles et parasitaires de l’imaginaire. Aux intuitions “géniales” mais le plus souvent invérifiables ou fantaisistes il préfère sagement les sûres leçons de choses. Il sait s’organiser pratiquement pour se mettre à l’abri des irruptions de l’imprévu. “non-existense intensive” : manque de sensorialité intense En négatif, pour rester en conformité avec les normes de son milieu social, le jupitérien a tendance à refouler l’expression naturelle de ses goûts et dégoûts, de ses émotions, de ses sentiments, de ses humeurs. Il y a pour lui ce qui se fait et ce qui ne se fait pas : pas question de laisser libre cours à son affectivité puisque cette dernière n’a aucune utilité, aucun intérêt. Les vibrations, frémissements, désirs et exigences du corps sont pour lui synonymes de désordre. Il est prêt à mettre une croix sur son ressenti, sur ses affects, si cela peut favoriser ses ambitions arrivistes. Sa raison trop raisonnable ignore ou méprise les élans du cœur, les réalités de la sensibilité réagissante. En positif, le jupitérien préfère contenir à coup de décisions raisonnables et pragmatiques les tumultes d’un vécu sans garde-fou, d’une réactivité capricieuse et sans projet. Il sait que toute coopération est basée sur une règle du jeu collective qui impose que chacun mette de côté son affectivité pour mieux servir l’intérêt général. “non-transcendance intensive” : manque d’esprit critique En négatif, lorsque le jupitérien fait preuve d’esprit critique, c’est sur un mode sentencieux, arrogant : sarcasmes définitifs et méprisants de celui qui ne doute de rien, qui détient l’autorité manifeste et refuse l’auto-critique. En fait, il manque de subtilité, de discrétion, de recul, de retenue : envahissant, prétentieux, théâtral, redoutant la solitude et les remises en cause, il est allergique à toute forme d’interrogation approfondie, de retour sur soi. Ses jugements sommaires ne tiennent aucun compte de la complexité des êtres et des situations. L’inconnu, le marginal sont bannis de son univers mental standardisé, normalisé où chaque chose est étiquetée et rangée à sa place. En positif, le jupitérien sait prémunir son tempérament jovial, ambitieux et optimiste contre toute intrusion du découragement, du scepticisme ou du désespoir. Pourquoi se casser la tête avec des abstractions, alors qu’il existe tant d’utiles leçons de choses ? Quoi qu’il arrive, il veut rester positif, voir le bon côté de l’existence. SUITE
Article paru dans le n° 11 du Fil d’ARIANA (avril 1999). Voir aussi : Profil psychologique du Jupitérien
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Richard Pellard
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