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| Publié le : 23 novembre 2004
Témoignage de Pascal PERRIN
Conditionalistes mes frères, j’essayerai de faire court et de vous épargner le mal de tête. Ma découverte de l’astrologie a été à double détente. Avant de connaître le R.E.T., ses pompes et ses œuvres, j’ai suivi le parcours obligé de l’”astrologisant” balbutiant, depuis l’ignorant complet jusqu’à Jean-Pierre Nicola et ses émules, via l’amateur dérouté par certains contenus de l’astrologie traditionnelle.
La cousine et le malentendu Donc, j’ai commencé à me pencher sur l’astrologie en 1984, à 18 ans. C’est une cousine qui, tentant de calculer mon Ascendant, a fini par piquer ma curiosité. Jusque là, je ne connaissais de l’astrologie que mon Signe solaire, comme tout le monde... et encore, je suis entré en astrologie sur un malentendu. Croyant bien faire, elle m’avait d’abord attribué un Ascendant Verseau, ayant seulement oublié de rectifier l’heure de naissance. Mutadis mutandis, j’ai fini par récupérer, non sans mal, mon Ascendant légitime. Mais que faire de cet encombrant animal ? Je me suis alors décidé à écumer les FNAC et autres Samaritaine pour trouver ces petites collections d’astrologie qui m’aideraient à percer ce mystère. Je suis même allé rendre une petite visite à Astroflash sur les Champs-Elysées, pour recevoir un dépliant des mains d’une jeune femme née un... 23 septembre, comme moi ! Le hasard est un farceur... Exil lunaire et chute vénusienne Muni de ce viatique et de quelques connaissances supplémentaires, j’ai tenté, dans un premier temps, de déchiffrer les interprétations en pièces détachées des combinaisons planète-Signe ou Signe solaire-Signe Ascendant. Horreur ! par le jeu des Maîtrises, j’étais affublé d’un exil lunaire et d’une chute vénéri... pardon, vénusienne. M’en remettrais-je ? Petit détail, en passant, j’ai eu sous les yeux, à cette époque, les portraits astrologiques écrits par J.P. Nicola pour la collection Les Signes du destin, sans recevoir pour autant l’étincelle attendue. Trop tôt. Finalement, la révélation viendrait un soir de 1986, quand je tomberais sur le premier numéro d’Astrologie pratique en devanture d’un kiosque à journaux de la place Saint-Michel à Paris. La suite, vous la connaissez : du temps pour apprivoiser les différents concepts conditionalistes, puis la découverte des principales figures - J.P. Nicola, R. Pellard, P. Pinchon, B. Blanchet, C. Saint-Pierre, etc. Hadès sur le gros orteil Alors, in fine, pourquoi le conditionalisme plutôt qu’un autre courant ? Très simple. A la suite d’un discours intelligent et anti-fataliste, il pense les planètes en termes de fonctions, ce qui permet une articulation souple avec les formules réflexologiques. Ajoutons enfin une homogénéité et une cohérence inconnues des autres écoles, qui proposent un fouillis de Maîtres, exils, exaltations, chutes et tutti quanti... D’ailleurs, c’est bien simple, un jour que j’avais dans les mains un livre d’Hadès, il me parut tellement fataliste et incompréhensible qu’il me tomba des mains... pour atterrir sur mon gros orteil. J’en ai beaucoup voulu à ce pauvre Hadès... Si l’astrologie est une connaissance qui nous invite à renoncer à un costume trop grand pour nous, pour accepter les cartes que nous avons en main ou le costume à nos mesures que le ciel et... la Terre nous ont taillé, ce ne sera déjà pas si mal... Cet
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Pascal Perrin
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