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Roselyne Bachelot, Capricorne drôlement bagarreuse

Le 16 novembre 1999, le PACS (Pacte Civil de Solidarité) était promulgué au Journal Officiel après des mois de débats houleux et acharnés et un vote à l’Assemblée Nationale qui transcendait les classiques clivages gauche-droite. À cette occasion, deux femmes de la droite parlementaire se sont révélées et ont sont soudain devenues des stars très médiatisées : Christine Boutin, députée UDF, dans le rôle de gorille du mariage religieux traditionnel et Roselyne Bachelot, députée RPR, dans celui de porte-parole de la tolérance et de la modernité. Nombreux sont alors ceux qui se sont demandé ce que faisait la seconde, femme libre et ouverte, dans un parti connu pour le machisme de ses adhérents et son idéologie très conservatrice. Mais qui est donc Roselyne Bachelot ?



Françoise Hardy : Vous savez que vous êtes Capricorne mais vous ignorez peut-être que deux de vos planètes dominantes sont Uranus parce qu’il culmine et Mars parce qu’il est conjoint au Soleil et à la Lune. Globalement, cela concourt à une personnalité plus « masculine » que « féminine » au sens traditionnel que l’on accorde à ces termes, autrement dit plus active, indépendante, bagarreuse que passive, dépendante et docile. Est-ce ainsi que vous vous ressentez ?

Roselyne Bachelot : J’ai, en tout cas, des comportements masculins d’indépendance, de goût de la bagarre… mais il me semble que c’est plus une attitude extérieure qu’intérieure …

Parlez-moi de votre enfance : même si le Capricorne porte à se recroqueviller sur soi, par Mercure vous auriez dû avoir pas mal de copains-copines et par Uranus être amenée bon gré mal gré à en prendre la tête…

J’ai toujours été le chef de bande, le leader… J’étais la tête de la classe, j’étais celle qui faisait les mauvais coups, celle qui poussait les copines à faire les imbéciles… Maintenant que vous m’en parlez, je me souviens que nous jouions une pièce à la fin de chaque année scolaire et que, curieusement, je tenais toujours le premier rôle masculin : indéfectiblement, je jouais le jeune premier. (Rires) J’ai joué les centurions romains, les romantiques évanescents mais j’ai eu le premier rôle masculin de la sixième à la terminale !

Comment conciliez-vous ce qu’il y a chez vous par Uranus et le Capricorne d’entier, de passionné, de déterminé, avec ce qu’il y a par Mercure d’aspiration à la légèreté, à la fantaisie ?

C’est vrai, j’aime faire la folle, j’aime faire le clown, je me fiche finalement de ce que pensent les autres…

Êtes-vous aussi fantaisiste d’un côté qu’exigeante voire intransigeante de l’autre ou la carte de l’humour vous sert-elle surtout à mieux faire passer ce que vous voulez ?

J’ai l’impression que la fantaisie est plutôt un masque pour faire passer ce que je veux faire ou dire, pour acquérir une sorte de liberté maximale. J’aime bien qu’on pense que je suis incontrôlable alors qu’en fait je suis très contrôlée. Ça déroute certaines personnes dans la mesure où j’ai longtemps eu la réputation d’être une gentille qui se prête facilement à ci ou ça… alors qu’en réalité je ne suis pas du tout « gentille »… (Rires.) S’il est vrai que je cède assez facilement sur les choses accessoires et que je ne me braque pas pour des bêtises, quand tout d’un coup on est sur le noyau dur, rien ne peut me faire bouger.

Sur le plan relationnel, Mercure incite à se sentir à l’aise dans les relations multiples et pas trop impliquantes.

Je suis quelqu’un de très facile à vivre en communauté… Je me plie très bien à toutes sortes d’horaires, à partager des salles de bain dans la précarité la plus absolue ou dans une communauté hippie… Ce genre de contrainte ne me gêne pas, je suis le contraire de quelqu’un de capricieux.

Uranus incite au contraire à être très exclusif ainsi qu’à être au service d’une idée, d’une cause, d’un projet uniques, quitte à faire cavalier seul. Le Capricorne inspire, quant à lui, le besoin d’un absolu auquel se consacrer. Un politicien marqué par ce signe et cette planète devrait être moins attiré par le pouvoir que par une conviction à défendre, une mission à accomplir dans une certaine solitude…

Le sentiment de solitude est quelque chose de très fort. J’ai toujours vécu en collectivité et, curieusement, je me suis toujours sentie seule, même au milieu d’une foule. Je reste consciente du rôle que je me suis donné à jouer, de ma mission comme vous dites… Les vétilles ne me dérangent pas et j’arrive à me consacrer entièrement à ce que je veux faire…

Pour l’astrologie moderne, il s’agit de la déconnection capricornienne qui rend imperméable à ce qui est considéré comme secondaire.

Mon fils m’a dit quelquefois : « Maman, tu es terrifiante parce que quand tout d’un coup on n’est pas à ta hauteur — il utilise ce terme, c’est mon fils —, on a l’impression d’être une petite crotte de chien au milieu de la pièce… » (Rires.)

Et vous n’en avez évidemment pas conscience…

Non, pas du tout, j’ai l’impression de lui jeter exactement le même regard d’amour que d’habitude…

Pouvez-vous être aussi passionnée par ce qui vous intéresse qu’aveugle et sourde au reste ?

C’est une formulation excessive mais d’une certaine façon, oui. Ma mère, née sous le signe des Gémeaux, était très interventionniste et me disait toujours : « Je me demande si ton extraordinaire tolérance n’est pas la forme suprême de l’indifférence que t’inspirent les autres ». Je pense souvent à cette phrase.

La déconnection capricornienne débouche chez certains natifs sur une distraction cocasse…

Non, parce que je suis quelqu’un d’assez organisé.

Je parlais de la distraction qui résulte de l’excès d’implication…

En ce qui concerne les évènements, je me fais souvent reprendre par mon entourage qui me dit : « Mais comment n’as-tu pas vu ce qui crève les yeux ? » Par exemple, je suis dépourvue de paranoïa, je ne vois pas les complots — ce qui est un don de Dieu. Dans la politique, les gens vivent avec le sentiment qu’on est toujours en train de leur tendre des chausse-trapes, alors que moi pas du tout…

Parce quand on est claire et nette comme vous, on a du mal à imaginer que les autres soient le contraire.

Il faut vraiment que j’aie le nez sur quelque chose de douteux et que mon entourage me presse de réagir, pour que je commence à me poser des questions. Cela rejoint peut-être la tendance à ne pas voir les choses que vous évoquez…

Le Capricorne a du mal à s’interrompre quand il a entrepris quelque chose. C’est votre cas ?

Oui. Par exemple, j’écris, je suis à mon ordinateur et tout d’un coup il est cinq heures du matin. J’ai commencé à sept heures du soir et je n’ai pas vu le temps passer.

Il y a souvent chez le Capricorne une lenteur à se mettre en route tout comme une lenteur à …

… à s’en extraire, exactement. Il faut que je me pique les fesses pour faire quelque chose et tout d’un coup je suis partie, ça y est, je laboure…

Le Capricorne a tendance à être un libre penseur qui supporte mal les clichés, les conformismes, le prêt-à-penser. Vous avez prouvé que vous n’êtes pas quelqu’un de conventionnel. Qu’est-ce qui vous insupporte le plus dans le politiquement correct ?

Je ne peux pas dire que ça m’insupporte. Parce que, comme vous l’avez dit très bien, j’ai le sentiment d’avoir une mission, donc je l’accomplis, et les autres, au fond, ça m’est assez égal. Je me rends d’abord des comptes à moi-même. J’ai été amenée à répondre au questionnaire de Proust et à la question « Pour quelle faute avez-vous le plus d’indulgence ? », j’avais répondu : « La connerie ». Parce que non seulement ça m’est égal mais ça m’amuse : j’ai l’impression de regarder des sketches…

Votre carte mercurienne vous évite d’être affectée… Le Capricorne dit ce qu’il pense mais sa lenteur le prédispose à un esprit d’escalier plus ou moins important et quand Mars et Uranus font partie de ses dominantes, sa franchise le rend parfois inconscient de l’effet dévastateur de certaines vérités. Vous arrive-t-il de faire des gaffes ?

Oh la la ! Oh la la ! (Rires.) Ce ne sont d’ailleurs pas uniquement des gaffes. Je revendique une certaine brutalité… (Rires)

Vous la revendiquez ?

Oui… Je me suis rendu compte que la vérité était beaucoup plus confortable à utiliser — pour moi, je ne parle pas pour les autres — et je pose des questions qui peuvent sembler d’une très grande méchanceté…

En toute innocence…

Je dirai qu’il n’y a pas de perversité — au sens que je peux donner à ce terme si complexe — mais je ne dirai pas qu’il y a innocence. J’ai le désir de faire avancer les autres dans leur vérité. Quand je constate qu’ils se mentent à eux-mêmes, j’ai du mal à ne pas les prendre par la main pour les mettre en face de ce qu’ils doivent voir…

Qu’est-ce qui peut vous ébranler à partir du moment où vous avez une conviction ?

Je ne peux pas être influencée sur le corps de ce qui fait ma vie et mes convictions profondes. Je ne me vois pas, par exemple, me renier sur l’abolition de la peine de mort qui est un combat familial dans lequel l’influence des gens qui m’ont précédée aura été très forte.

Votre ciel vous sensibilisait aux valeurs traditionnelles de votre contexte, à vos premiers modèles (Soleil), tout en vous incitant à vous en démarquer et à en imposer de nouveaux (Uranus et Mercure). Vous sentez-vous novatrice et en quoi ?

Tout-à-fait. Je suis très sensible aux valeurs qui m’ont été léguées par ma famille dont je suis très fière… Je me sens de ma lignée mais en même temps, les personnes de ma famille étaient de leur époque et n’auraient probablement pas compris certains de mes combats. Je veux à la fois me réclamer de leur exemple et assumer ma pleine liberté…

En quoi aimeriez-vous innover… En quoi pensez-vous avoir déjà innové ?

(Réfléchissant) Je n’ai pas « innové » mais j’ai peut-être été l’une des premières à voir que les gens ne pouvaient plus se reconnaître dans la structuration politique telle qu’elle est à l’heure actuelle. Les structures idéologiques ont explosé et les hommes politiques en activité ne l’ont pas vu et ont continué de se référer à des modèles complètement obsolètes. C’est comme s’ils mettaient un certain nombre de choses dans des cases sans se rendre compte que l’étagère qui les porte est dynamitée. Ou peut-être s’en sont-ils rendu compte mais parce que les vieilles vaches vont toujours à la même place dans l’étable — les jeunes aussi d’ailleurs : quand je rentrais les vaches de ma grand-mère j’étais émerveillée : Rosette allait toujours à sa place et Marguerite aussi — (rires) : les hommes politiques sont pareils, ils marchent sur des à priori, sur de vieilles habitudes… Je fais sans doute partie d’une nouvelle génération de politiques qui ne se reconnaissent pas dans tout ça.

Même si votre triple dominante Mercure-Uranus-Mars vous prédispose à être très dynamique, êtes-vous sujette au pessimisme capricornien ?

Pas au pessimisme, à la nostalgie plutôt…

En raison de la nuit qui domine mais qui décroît en ce signe, le Capricorne est un lent qui n’aime pas improviser, a du mal à changer son fusil d’épaule, et sa lenteur confine parfois à un certain monolithisme, une certaine raideur. Est-ce un de vos talons d’Achille ?

Je ne considère pas cela comme un talon d’Achille !

Vous considérez cela comme une force ?

Ah oui ! Dans un milieu politique où les gens ont de moins en moins de colonne vertébrale, je considère le monolithisme comme une force qui me permet de me retrouver. À côté de ça, Mercure me donne de la souplesse, de l’agilité à l’extérieur et je m’intéresse à tout. Ma sœur dit que je mords dans la vie comme dans un fruit dont le jus coulerait le long de ma bouche… (Rires) J’aime le cinéma, la littérature, l’opéra, la chanson, j’aime les gens… Tout m’intéresse !

Sous l’angle astrologique cela relève davantage de l’axe Gémeaux-Sagittaire que du Capricorne… On n’a pas trop parlé de la Vierge, votre Signe Ascendant, parce qu’aucune planète ne l’occupe et que vous ne donnez pas l’impression de fonctionner sur le mode d’une autoprotection plus ou moins anxiogène.

Il y a quelque chose d’un peu… obsessionnel chez la Vierge où je me reconnais quand même…

Cela est également imputable au Capricorne et à votre dominante uranienne… Le Capricorne n’aime pas trop être sur le devant de la scène alors que la tendance uranienne à prendre la tête de son groupe amène à l’occuper…

Je ressens fortement cette dualité. Dieu sait si j’ai des sollicitations nombreuses et variées… Je refuse évidemment la plupart d’entre elles. Mais, franchement, accepter ce genre de proposition m’angoisse beaucoup, alors que je n’ai pas le trac… Pourtant si une émission à laquelle je dois participer est annulée, je suis très soulagée… M’exposer m’angoisse, je crains de donner une petite part de moi que je préfèrerais garder. Je suis très loyale, je ne mens pas, je ne pratique pas la langue de bois, sans être exhibitionniste pour autant. Je suis pudique tout en étant vraie et cette exposition me fait peur…

C’est peut-être votre composante virginienne, finalement, qui se manifeste là… Je ne suis pas capable de la prouesse que vous avez évoquée au tout début de notre conversation, mais c’est toujours intéressant pour l’astrologue de vérifier si telle échéance marquante a correspondu ou non à quelque chose. J’en ai retenu deux. En 1988/89, Uranus se trouvait à la même longitude céleste que celle de votre Soleil natal, ce qui va souvent de pair avec un climat d’émergence sociale cela vous dit quelque chose ?

C’est ma première élection à l’Assemblée nationale…

En 1992/1993 par contre, la conjonction Neptune-Uranus transitait directement votre Lune natale : le climat aurait dû être nettement moins bon, très déstabilisant mais plutôt sur le plan personnel…

Il y a eu la mort de ma mère qui m’a profondément déstabilisée, il y a eu mon divorce ainsi qu’une échéance très dure sur le plan des élections régionales à la suite desquelles j’ai dû pratiquer une stratégie de rupture… Il y a trois choses dans les ruptures affectives : la perte d’un être aimé ou la détérioration de son image, la blessure narcissique qui est toujours intense, et puis il y a quelque chose dont, curieusement, on ne parle pas assez et qui est la perte des repères spatio-temporels. On perd des modes, des rythmes de la vie quotidienne et cette perte est aussi déstabilisante que le reste.

Il paraît que vous vous fixiez un délai au delà duquel vous ne feriez plus de politique : le temps joue pour le Capricorne pourtant…

Forcément, puisqu’il est lent. Ça ne veut pas dire que j’arrêterai de vivre mais il faut laisser la place aux jeunes générations. J’ai été très marquée par la génération de ceux qui, comme mon père, avaient conquis leurs galons dans les maquis mais ce n’est pas parce que l’on a rendu des services éminents et que l’on est quelqu’un d’exceptionnel qu’il ne faut pas néanmoins passer le flambeau. Les Capricorne sont aussi des gens de devoir… Il est hors de question que je sois encore en politique quand je serai une vieille dame de 70 ans !.

Texte paru dans Astrologos, avril 2002.

Cet article vous a été proposé par : Françoise Hardy


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Élections présidentielles 2017 : des candidats et des astres

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