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Sylvie Vartan, Lionne sur le qui-vive

La chanteuse Sylvie Vartan, inoubliable partenaire du duo yéyé qu’elle formait avec Johnny Hallyday, définitivement « La plus belle pour aller danser », est née le 15/08/1944 à 15 h 00 TU à Sofia, pas loin de la Maritza (« De mes dix premières années, Il ne me reste plus rien, Pas la plus pauvre poupée, Plus rien qu’un petit refrain d’autrefois... »)



Françoise Hardy : Avec une conjonction Soleil-Pluton en Lion, une conjonction Saturne-Lune en Cancer et quatre planètes en Vierge, l’été est ta saison dominante. L’été a une fonction d’autoprotection, mais il faut savoir que chaque Signe fixe réagit aux excès et aux carences de la saison dont il occupe le centre, en prenant le contre-pied de ses deux voisins. Ainsi, le Lion, ton Signe solaire, réagit à l’attitude de fond raisonnable, prudente, économe, mesurée, du Cancer et de la Vierge, par l’audace, le goût de l’exploit et de la démesure. Cela a-t-il été, est-il, un problème pour toi de trouver le juste milieu entre le besoin fondamental d’installer des barrières protectrices, de vivre à l’intérieur de ses limites, du Cancer et de la Vierge, et celui du Lion, tout aussi fort, de briser les barrières protectrices, de dépasser ses limites ?

Sylvie Vartan : Non, car l’un équilibre l’autre. Je joue la carte de la démesure dans mon métier et ma vie publique, alors que ma vie privée est beaucoup plus calme. Et j’ai justement besoin de ces grands moments de calme pour recharger mes batteries et repartir à fond dans la démesure.

Une autre façon d’exprimer la même chose consiste à dire que Vierge et Cancer, infiniment discrets et pudiques, ont horreur de se faire remarquer alors que le Lion aime occuper le devant de la scène, tenir la vedette. Comment as-tu réussi à équilibrer ta brillante carrière et les besoins de retraite d’une partie de ton ciel ?

Je vis plus mal cette dualité-là. En fait, je prends mon métier comme un jeu. Je veux dire que je le fais très sérieusement, mais que je ne me prends pas au sérieux par rapport à lui. Mais il constitue aussi une sorte de thérapie, de défoulement salutaire pour moi. Par exemple, quand je suis en colère ou que j’ai des moments difficiles dans ma vie, le fait de chanter est comme un cri qui me soulage, me calme énormément…

La fonction du Lion est une fonction de déblocage…

(Elle rit) : Eh bien pendant deux heures je me débloque à fond et ensuite tout va beaucoup mieux. Mais le reste du temps je suis très timide. Socialement, j’ai des rapports difficiles avec les gens en général et avec les timides en particulier. Quand je rencontre un autre timide je suis complètement bloquée. Il me faut plutôt des gens à l’aise et dynamisants, sinon je suis mal à l’aise moi-même, ce qui rend la situation très inconfortable. C’est vrai que je n’aime pas me faire remarquer. Si j’ai besoin d’aller me laver les mains dans un restaurant, je ne me lève même pas, parce que j’ai peur que toute la salle se retourne et me dévisage de la tête aux pieds, ce dont j’ai une sainte horreur. D’ailleurs les gens ne le comprennent pas, mes proches non plus qui se demandent comment je peux faire le métier que je fais et avoir cette attitude dans la vie. Évidemment c’est interprété comme de la froideur ou de l’arrogance par ceux qui ne me connaissent pas, mais tant pis, ce n’est pas grave, les gens qui m’aiment bien et me connaissent savent qui je suis.

La fonction d’autoprotection de l’été incite, au positif, à la réflexion, la prudence, l’organisation, la stabilité, mais, au négatif, cela peut porter à l’entêtement et à la résistance au changement (renforcée dans ton cas par le monolithisme du Capricorne que tu as à l’Ascendant). As-tu autant de difficultés à accrocher qu’à décrocher, que ce soit sur le plan des sentiments, des idées ou des entreprises ?

Il me semble que j’accroche plus facilement que je ne décroche. Quand je m’enthousiasme pour quelque chose, j’y crois à fond. C’est pareil dans les amitiés et les amours : j’ai du mal à décrocher, il faut vraiment qu’il se passe des choses invraisemblables et invivables pour que je décroche. Je suis assez entêtée, c’est vrai. Il y a aussi le fait que je n’aime pas du tout la destruction, qu’au fond je ne la comprends pas et que je lutte contre ça : j’ai besoin que l’entente règne et que les gens autour de moi soient heureux.

Bien que tu dises que tu accroches plus facilement que tu ne décroches, tu n’es tout de même pas la personne des coups de foudre ?

Sur le plan privé je suis assez prudente, mais j’analyse moins, je suis davantage ma première impulsion sur le plan professionnel.

L’été incite à toutes sortes de lenteurs et persistances de l’excitabilité…

C’est vrai, je suis très paresseuse en fait…

Les souvenirs, les impressions, les habitudes ont, chez les estivaux, tendance à ne pas s’effacer aussi vite qu’ailleurs : ils s’organisent, se cristallisent pour faire « cuirasse » contre les dangers de la nouveauté et de la dispersion. Éprouves-tu plus facilement la nostalgie du passé que la curiosité, l’appétit de l’avenir ?

Je suis effectivement très attachée à mes souvenirs, à certaines valeurs, à certains sentiments. Je suis aussi assez renfermée. En amitié par exemple, j’ai mes amis que j’aime depuis toujours et je n’éprouve pas le besoin de connaître d’autres gens. Je ne vais pas tellement aux autres, ce sont plutôt les autres qui font la démarche et comme il m’est difficile de savoir si les autres viennent à moi pour moi ou pour ma notoriété, cela complique les rapports. Je garde les gens dont je suis sûre. Autant j’aime le changement dans ma vie professionnelle, domaine où j’aurais horreur de m’« installer », de faire toujours les mêmes choses, autant j’ai horreur du changement dans ma vie privée. Ça va du coiffeur à… je veux dire que quand je me suis habituée aux gens, que je suis bien avec, je n’aime pas du tout en changer. J’ai une sorte de peur… des nouveautés en fait…

Le proverbe « qui veut voyager loin ménage sa monture » peut s’appliquer à l’été, saison en réaction au printemps, lequel porte, au contraire, à vivre dans l’instant et à se dépenser sans compter, ce dont tu as du t’apercevoir au cours des années passées avec un printanier pur-sang : Johnny Hallyday. Qu’est-ce qui t’a le plus aidée, jusqu’ici, à ménager ta monture ?

Des plaisirs simples, banals, mais pourtant très importants pour moi puisqu’ils sont le fondement de mon bonheur : me retrouver chez moi, coller mes photos, lire, prendre le thé avec ma mère, parler, voir mes amis, guetter l’heure à laquelle mon fils va rentrer, dîner, sortir… J’ai toujours veillé à ne pas partir plus de trois semaines, un mois grand maximum, de chez moi. J’en ai absolument besoin, car je fais tellement de choses, ma vie professionnelle est un tel tourbillon, que, si je reste plus longtemps que cela sans revoir les gens que j’aime, j’ai l’impression qu’ils n’existent plus et je deviens… folle !

Voici un passage qui exprime la dualité Cancer-Vierge d’un côté, Lion de l’autre, dont nous parlons depuis le début, par la coexistence de « l’esprit de conquête et la soumission, l’orgueil triomphaliste et la modestie, les appétits égocentriques et les penchants charitables, l’instinct sensuel et la tendresse platonique ». Te reconnais-tu dans ces lignes ?

C’est complètement juste. C’est fou d’ailleurs ! Ce sont des sentiments très secrets !

Ta composante Cancer-Vierge appelle la tutelle d’un plus fort que soi, alors que ta composante Lion préfère être celle qui protège, qui prend en mains : as-tu eu du mal à concilier ces deux incitations a priori contradictoires ?

J’ai « donné » dans les deux sens, mais ce n’est que tout dernièrement que j’ai réussi à les concilier. Ça a été un problème pendant longtemps. Autant, dans ma vie professionnelle, je suis quelqu’un de fort qui sait ce qu’il aime, où il veut allier et dirige pratiquement tout depuis le début, autant, dans ma vie privée, j’ai besoin de la tendresse d’un homme fort, ce qui est très difficile à trouver, car, en général, les hommes forts et déterminés font passer la réussite avant les sentiments. Sans compter que je ne peux pas me laisser dominer par quelqu’un que je ne respecte pas ou qui me donne l’impression, à tort ou à raison, que j’en sais plus long que lui, ce qui cérébralise l’approche et la complique d’autant.

Rien ne satisfait autant le besoin de sécurité de l’été que le sentiment lunaire d’homogénéité, d’harmonie avec l’environnement, dont tu as d’ailleurs évoque la nécessité pour toi. Malheureusement, ta Lune natale est dissonante à Saturne, ce qui rend toute homogénéité difficile, — ta vie avec Johnny en a été l’exemple — et ce qui donne également un sens beaucoup plus aigu que la moyenne, fragilisant par conséquent, de la précarité de toute sécurité, de toute harmonie.

Je suis quelqu’un d’inquiet pour tout ce qui touche à ma famille et aux gens que j’aime. Je suis hypersensible à ce qui peut arriver à mon fils qui a pourtant dix-huit ans déjà. J’ai beaucoup d’imagination, j’envisage toujours des difficultés, des problèmes et j’essaie, justement en les envisageant, de les éviter, ce qui a, entre autres conséquences, de mettre en garde les gens que j’aime de façon excessive. C’est vrai que si mon fils part aux sports d’hiver sans moi, je vais craindre l’accident et téléphoner tous les jours, même si je suis à l’autre bout du monde, pour être rassurée. Je me fais beaucoup de souci.

La conjonction Lune-Saturne est souvent l’indice d’une difficulté à couper le cordon ombilical. Tu as toujours gardé ta mère auprès de toi, et, à une certaine époque, je m’étais demandée s’il ne fallait pas voir dans ton choix de Johnny, l’homme-enfant par excellence, le symptôme d’un refus inconscient de couper le cordon ombilical avec ta mère ?

C’est très profond comme analyse… Peut-être… Quand on est jeune, les attirances sont tout à fait instinctives, puis, avec le temps, on est davantage en mesure d’analyser son passé et de s’expliquer un certain nombre de choses le concernant. C’est vrai que j’étais très touchée, très attirée par le côté enfantin de Johnny, que j’avais aussi d’ailleurs, mais que je vivais différemment. Mais, lorsque j’ai eu un enfant, mon besoin de protéger s’est tout naturellement reporté sur lui, et j’ai découvert alors, que j’avais d’autres besoins, inconnus de moi jusque-là, en particulier le besoin d’un mari. C’est vrai aussi que, pour moi, les liens de sang sont très forts et que j’ai les mêmes rapports d’amour, de passion, avec ma mère, mon frère, mon fils, qu’avec mon mari.

Une dominante Lune-Saturne est souvent l’indice d’un fond de mélancolie, de pessimisme, voire de défaitisme, qui contraste singulièrement avec le côté brillant et gagnant du Lion : es-tu d’autant plus battante que tu as besoin de compenser des tendances dépressives ou un sentiment de solitude ?

J’aime la solitude. Évidemment il faut faire la différence entre la solitude habitée et la vraie solitude que, Dieu merci, je n’ai jamais connue, parce que j’ai eu la chance de naître dans une famille unie qui s’aimait très fort et d’avoir été entourée et aimée dès que j’ai ouvert les yeux. J’ai toujours eu autour de moi des gens que j’aimais profondément. Je n’ai donc jamais connu la vraie solitude, terrible, à laquelle je ne pense jamais car je ne m’imagine pas pouvoir la vivre.

Si l’on tient compte de l’alarmisme Cancer-Vierge et des angoisses souvent irrationnelles et incontrôlables de la conjonction Satume-Lune, d’une part, et, d’autre part, de la volonté du Capricorne, on en déduit que la voie la plus positive, la plus difficile aussi, de ton ciel, serait d’approfondir, pour les dépasser, tes refus, tes rejets, tes peurs…

Mes angoisses arrivent comme des flashs et sont très fortes. Le seul moyen de m’en défaire est d’en trouver l’explication en les analysant, en les décortiquant, en les mettant par terre, à plat. J’ai procédé de la même façon pour les angoisses de mon fils : j’essayais de les démanteler par des évidences. Malheureusement ce procédé ne vaut rien pour les peurs viscérales, phobiques…

En dehors de la peur de perdre les êtres chers qui est, je crois, encore plus forte chez toi que chez d’autres, quelles sont tes peurs les plus courantes ?

J’éprouve par exemple une peur complètement stupide, ridicule, dans les avions et Dieu sait si j’en prends ! Ça me prend aux tripes chaque fois ; chaque fois j’essaie de me raisonner par mille choses, mais je n’y arrive jamais, ce qui est bien la preuve qu’on ne peut pas tout vaincre par le raisonnement.

Texte paru dans Entre les lignes, entre les Signes, Éd. RMC.

Cet article vous a été proposé par : Françoise Hardy


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