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Un exemple de consultation astrologique

« Je ne connais strictement rien à l’astrologie. Je n’ai rien contre a priori. C’est par l’intermédiaire d’une collègue de travail qui m’a montré votre revue que j’ai décidé de l’acheter. Je vous ai commandé mon thème avec le calcul de mes planètes dominantes et j’ai été intrigué. Pouvez-vous interpréter mon thème pour les lecteurs de votre revue ? Je suis né le 13 juillet 1971 à 10 h 10 à Chalon sur Saône ».

L’entretien qui suit a été enregistré. Voici sa retranscription.

Votre ciel de naissance se caractérise par les éléments suivants :
- une opposition Pluton-Uranus-Lune dans l’axe Vierge-Poissons sur la ligne d’horizon ;
- une opposition de Saturne en Gémeaux à Neptune-Jupiter en Scorpion-Sagittaire dans l’axe des culminations, reliée par sextile et trigone à Pluton ;
- une conjonction Soleil-Vénus en Cancer, le Soleil étant au trigone de la Lune et de Neptune et Vénus au carré d’Uranus ;
- une opposition Mercure-Mars dans l’axe Lion-Verseau, Mars étant au carré de Jupiter-Neptune.

Vos planètes dominantes sont Pluton, Saturne, Lune et Neptune. Les planètes les moins valorisées sont Mercure et Mars.

Astrologue : Thierry, vous dites ne rien connaître à l’astrologie. C’est pour cette raison que nous avons choisi d’interpréter votre thème dans cette rubrique. Vous êtes en quelque sorte un « cobaye » idéal : dépourvu de toute culture astrologique, vous pourrez porter un jugement sans a priori sur la pertinence ou l’impertinence de l’analyse de votre thème. Avant de commencer cet entretien, j’aimerais que vous vous présentiez à nos lecteurs. De quel milieu social êtes-vous issu ? Quel type de rapports familiaux avez-vous vécu ? Quel type d’éducation avez-vous reçu ? Quelles études avez-vous faites ? Quelle profession exercez-vous ? Vivez-vous seul ou en couple ?

Thierry : Je viens d’un milieu modeste, mon père était mineur et ma mère gardait des enfants. Les rapports entre mes parents étaient souvent tendus, difficiles. Ma mère était plutôt laxiste dans l’éducation, alors que mon père était très sévère, directif. J’ai poursuivi ma scolarité jusqu’à un bac commercial, que j’ai raté. Ensuite, pendant un an, j’ai fait une grave dépression, j’étais un légume. Puis j’ai repassé mon bac, je l’ai loupé encore une fois, et après ça je suis entré en prépa de beaux-arts. J’ai été accepté aux beaux-arts de Saint-Étienne, mais je n’ai pas voulu y aller pour ne pas coûter de l’argent à mes parents. Actuellement, après avoir un peu travaillé dans le multimédia puis m’être retrouvé au chômage, je fais une formation de P.A.O. et de communication graphique. Je vis chez mes parents, mais j’ai une copine qui habite très loin. On se voit très rarement et ça me convient bien.

Commençons l’analyse de votre thème par l’étude de vos trois premières dominantes planétaires : Pluton, Saturne et Lune. Pluton et Saturne sont en trigone, tandis que la Lune est opposée à Pluton. Dans le système R.E.T. mis au point par J.-P. Nicola, Pluton et Saturne appartiennent à la « transcendance intensive » : ces deux fonctions planétaires ont en commun le sens de la complexité des choses, le recul, la froideur, le goût des abstractions. La Lune en Poissons vous prédispose à rechercher l’harmonie et l’osmose paisible avec votre environnement et vos proches. Saturne et Pluton aiguisent votre esprit critique, alors que la Lune est un facteur de réceptivité, voire de naïveté. Saturne et Pluton vous incitent à disséquer, à rechercher une vérité au-delà des apparences, tandis que la Lune privilégie une perception globale des choses. Vous reconnaissez-vous dans cette première approche de votre thème ?

Oui, ça va. J’arrive effectivement bien à me contredire moi-même. Quand je me trouve en groupe, avec des gens avec qui je me sens bien, je me laisse aller, je ne réfléchis pas, je parle, je suis souvent naïf, et puis après je réfléchis.

Autre formulation : la dominante saturno-plutonienne fait de vous un inquiet, un perpétuel insatisfait, un récalcitrant chronique, alors que la dominante lunaire a besoin par-dessus tout de quiétude. Sous l’opposition Lune-Pluton, ce besoin de quiétude doit souvent être mis à mal, ou difficile à maintenir ?

Oui, c’est bien ça. Je suis très insatisfait de vivre encore chez mes parents à 27 ans, d’être dépendant d’eux, mais je n’ai pas le choix. Mais même si je n’étais pas dans cette situation, j’en voudrais toujours plus. Je me souviens d’avoir toujours été solitaire. Enfant, j’aimais jouer tout seul, parce que je suis très ordonné, même dans le jeu, et je trouvais que les autres enfants étaient trop fouillis pour moi. Je m’inventais des longues histoires avec mes petits soldats, parfois pendant une semaine, et je ne supportais pas que mes frères y interviennent. Mon côté récalcitrant chronique, il se manifeste par le silence. Quand les conversations ne me plaisent pas, et c’est souvent, je préfère rester dans mon coin, dans un refus muet. Ça me permet d’être tranquille, d’avoir la paix, mais je n’en pense pas moins. Je suis plus doué pour écouter que pour parler pour ne rien dire. Je suis très observateur, je décortique les gens pour essayer de comprendre comment ils fonctionnent. Par contre, dès que j’ai bu un verre ou deux, je me mets à parler, et là je deviens très critique, très incisif, parfois blessant, tout en restant la plupart du temps très objectif. À part ça, j’adore être tranquille, dans ma bulle, je fais de grandes nuits de gros bébé. Mais même quand je suis comme ça, la plupart du temps, je suis tout le temps en train de me poser des questions. L’inquiétude est plus forte que la quiétude.

Avec une dominante lunaire, vous avez sans doute besoin de vous sentir appartenir intimement à un couple, un groupe, une famille. L’opposition de Pluton peut vous inciter à vous sentir étranger à tout groupe qui voudrait vous incorporer. Si la fonction lunaire domine dans vos comportements, vous pouvez ainsi craindre sans cesse d’être rejeté, marginalisé, de perdre votre quiétude, votre sécurité, vos appuis, et devenir ainsi extrêmement dépendant de votre entourage proche. Si au contraire c’est Pluton qui domine dans vos comportements, vous pouvez être tenté de refuser de vous intégrer dans quelque groupe que ce soit, ou d’y jouer le rôle du perturbateur, du mouton noir, du vilain petit canard, celui qui en décèle les failles et en révèle les hypocrisies… Comment vivez-vous cette tension majeure de votre thème ?

Quand j’avais 19–20 ans, j’étais animateur pour enfants et adultes. J’appartenais à un groupe où je me sentais très bien, en totale harmonie, en osmose. Et puis un jour ma famille et moi-même avons été l’objet de médisances infondées, et je me suis rendu compte que tout n’était pas si rose. Ça m’a dessillé les yeux, et après ça, il y a eu une crise, un refus total du groupe. Je n’avais plus du tout envie d’être le gentil petit garçon naïf. En provoquant la rupture avec mon groupe, je me suis senti super bien, enfin moi-même. Par contre, les autres me percevaient comme super mal : « qu’est-ce qui lui arrive, il n’est plus comme tout le monde ». Je ne rentrais plus dans le cadre, je me sentais libre. Maintenant, dans les relations de couple ou de groupe, je suis toujours distant, je refuse l’osmose. En groupe, je suis tout seul dans mon coin. Il y a aussi le fait que je suis feignant, que je n’ai pas envie de faire d’efforts pour m’intégrer.

Passons à l’opposition de Saturne à Neptune-Jupiter. Jupiter et Saturne ont en commun de sensibiliser aux réalités concrètes, tangibles, expérimentales. Par Saturne, on creuse les faits pour en découvrir les lois cachées, tandis que par Jupiter on préfère classer les faits en des catégories simples et commodes. Saturne fait les introvertis qui doutent et se questionnent, Jupiter les extravertis qui ont des certitudes et des réponses à tout. Sous une opposition Saturne-Jupiter, l’antagonisme entre ces deux tendances prend un très grand relief. Dans votre thème, Saturne est nettement plus puissant que Jupiter : vous devez sans cesse être en recherche, vous interroger sur tout ce que vous faites et vivez, et avoir du mal à trancher, à trouver des réponses claires, à accepter les jugements péremptoires et définitifs…

Effectivement, je n’aime pas les gens qui disent tout de suite, en voyant une autre personne, « elle est comme ça ». Quand on porte des jugements sur les gens sans vraiment les connaître. Personne n’a le droit de juger. On peut avoir des opinions, mais des jugements, non. Dès qu’on me dit « celui-là, c’est un imbécile », il me faut tout de suite vérifier si c’est vrai : il peut très bien avoir quelque chose de profond qui ne se voit pas. Il y a toujours quelque chose à chercher par-delà les évidences.

Saturne est opposé à Neptune. Or ces deux planètes ont des fonctions exactement inverses : là où Saturne s’efforce de transcender, de dépasser ce qu’il observe et ressent pour aller vers l’inconnu, Neptune ressent, pressent l’inconnu. Saturne dissèque êtres, choses et situations, tandis que Neptune les ressent intuitivement, sans se poser de questions. On peut se demander si votre côté froid, analytique ne se méfie pas de vos intuitions, des perceptions bizarres, des états d’âme qui parfois vous traversent…

Eh bien, du temps où j’étais animateur, quand je me sentais en parfaite harmonie avec mon groupe, l’intuition, le feeling marchaient très bien. Je ressentais tout de suite les gens en profondeur. Sans même réfléchir, j’allais automatiquement vers les gens que je percevais comme intéressants, et ils l’étaient effectivement. Je fonctionnais à l’émotion subtile. Et puis j’ai tout cassé.

Autre formulation : vous pouvez vous montrer plein de méfiance, de prudence, de circonspection vis-à-vis d’aspirations profondes que vous sentez monter en vous et dont vous ne parvenez pas à comprendre la source, le comment et le pourquoi…

Effectivement, après cette épreuve, l’intuition, le feeling, c’est quelque chose que j’ai plus ou moins perdu. L’intuition, je ne joue plus avec. Je préfère me baser sur des observations solides. Quand je ressens quelque chose de profond, je ne me trompe pas forcément, mais je vais chercher quand même. L’intuition est sous contrôle permanent.

Analysons ce trio Saturne-Jupiter-Neptune d’un autre point de vue : avec Jupiter-Neptune, on trouve facilement les mots pour exprimer son ressenti le plus profond, pour exprimer ses états d’âme, pour traduire les méandres de son imaginaire. La dissonance de Saturne peut rendre difficile cette expression : vous pouvez ainsi craindre de trop vous étaler, de trop vous enthousiasmer, de manquer de pudeur ou de profondeur en vous exposant trop…

Oui, en général je ne m’étale pas trop. Il faut que j’aie bu quelques verres d’alcool, mais pas trop, et alors je parviens vraiment à m’exprimer, je deviens très bavard, je parle facilement, je dis n’importe quoi. Mais le plus souvent, l’alcool me pousse à sortir de mon silence pour devenir extrêmement virulent. C’est le grand déballage de la critique. Il ne faut jamais trop se déballer. Il n’y a plus d’intérieur, on n’est plus quelqu’un. Si on se déshabille trop devant quelqu’un d’autre, on finit tout nu, et ce n’est pas bien.

Nous n’avons encore pas beaucoup parlé du zodiaque pour l’instant. Le grand trigone Soleil-Lune-Jupiter en Cancer-Poissons-Scorpion va nous en donner l’occasion. Avec une Lune en Poissons, vous cherchez sans doute à maintenir votre état de quiétude en coupant le contact, en refusant tranquillement de répondre aux sollicitations du monde extérieur qui risqueraient de vous perturber. Le Soleil en Cancer n’est pas dominant dans votre thème, mais son trigone à la Lune en fait une co-dominante. On peut donc penser que pour maintenir votre tranquillité, vous savez spontanément vous auto-réguler en adoptant des principes de vie simples qui vous protègent de tout excès ?

Oui. Pour être tranquille, je coupe l’image, je coupe le son, je m’enferme dans ma chambre, je m’organise pour pouvoir faire le strict minimum, pour qu’on me laisse tranquille dans mon petit monde. Je n’ai pas de principes figés. J’ai pour habitude de concentrer toutes mes obligations sociales (paperasses, etc.) sur des périodes très courtes. Une fois que c’est fini, je rentre dans ma coquille.

Saturne en Gémeaux favorise une liberté de penser qui ne doit pas avoir trop de mal à rapidement remettre en question les certitudes sécurisantes et stabilisantes d’un Soleil-Cancer non dominant…

Oui, je fais jouer l’intuition et je ne suis jamais sûr de rien…

Soleil, Mercure et Vénus ne sont pas dominants dans votre ciel de naissance. Cela implique probablement un manque de sociabilité spontanée : d’une manière ou d’une autre, il ne doit pas être facile pour vous de communiquer avec aisance et décontraction en toute occasion…

C’est vrai, mais avant, quand j’étais animateur, que je me sentais bien dans mon groupe, j’étais très communicatif, mais depuis j’ai mis une croix dessus. Mais je n’ai jamais pu avoir de relations superficielles. J’avais envie d’être aimé, apprécié, d’être bien avec tout le monde. Mais dans le travail, je restais toujours sérieux, méticuleux, ordonné. Avant, j’avais peur de parler, et cette expérience m’a libéré. C’était un peu une sorte de transe : j’étais tout le temps avec les autres, me me sentais vraiment très bien. Je croyais que c’était ça, être moi-même. Maintenant, je me sens moins bien dans ma peau depuis que je suis moi-même, à l’écart de tout groupe.

Vos planètes les plus faibles sont Mars et Mercure. Par Mercure, vous devez avoir du mal à vous abandonner à des curiosités ou rencontres gratuites, à prendre les choses à la légère, tandis que par Mars, vous ne devez guère supporter les situations de confrontation, de conflit, de face-à-face brutal ?

Il y a plein de choses graves qu’on ne peut pas prendre à la légère. Je ne pense pas être capable de papillonner. Je n’aime pas les discussions qui ne mènent à rien, parler pour ne rien dire. Je ne supporte pas de parler de la pluie et du beau temps, ça ne m’apporte pas d’information profonde. Je fuis les conflits, je refuse d’y participer, je prends mes distances. En général, je suis désarmé en cas de conflit. Il faut vraiment me pousser à bout pour que je devienne agressif, et là, je deviens très violent verbalement, surtout quand la communication est impossible. Je me tiens à l’écart des dialogues sans contenu qui débouchent sur des confrontations inutiles, parce que là, je ne me contrôle plus, je pète les plombs, je me mets en colère. Ce n’est plus un dialogue, c’est un « gueulogue ».

Nous n’avons fait qu’aborder l’analyse de votre thème. Que pensez-vous de cette première rencontre avec l’astrologie ?

C’est très intéressant. Je ne pensais pas que ce serait si bien. Je trouve qu’en fait, j’ai des qualités que j’ignorais, que je prenais à tort pour des défauts comme mon côté solitaire, critique. Je ne sais pas quels mots employer… c’est juste, c’est sympa. Ça a confirmé beaucoup de mes auto-analyses, et ça m’a appris beaucoup. Mon côté « jamais content », maintenant je le prends pour une qualité. Cette analyse astrologique est cohérente.

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard




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