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Théorie et pratique des aspects Vous êtes ici : Accueil Documents Théories générales Les aspects interplanétaires
Publié le : 29 novembre 2003
Théorie et pratique des aspects

Définition astronomique

Comme les Signes du zodiaque, les aspects sont des phases caractéristiques d’un cycle (aspects d’une planète à sa position natale) ou intercycle (aspects entre deux astres). Un aspect est la distance angulaire qui sépare ou relie les positions de deux astres par rapport au centre de la Terre. Géométriquement, un aspect peut être représenté sous la forme d’un triangle dont le sommet serait le centre de la Terre, et la base la droite qui passe par le centre des deux planètes en question. Un aspect est donc une réalité astronomique géocentrique et héliocentrique (elle mesure l’intercycle propre à deux ou plusieurs planètes).

Définition astrologique

Astrologiquement, un aspect établit une relation privilégiée, consonante ou dissonante, entre deux ou plusieurs des "pôles psychologiques" que représentent les différentes planètes.

Les aspects étant en quelque sorte des liens de transmission entre plusieurs fonctions planétaires, l’astrologie s’est penchée avec profit sur les solutions adoptées par le système nerveux pour faire communiquer entre eux les neurones (cellules nerveuses). En simplifiant, les neurones peuvent être divises en deux groupes : les "agonistes" et les "antagonistes". Les relations entre neurones ou groupes de neurones synergiques ressemblent étrangement aux effets observés des aspects consonants, et celles entre neurones antagonistes aux effets des aspects dissonants.

Toutes les distances angulaires entre les planètes ne sont pas significatives, et parmi celles qui le sont, toutes n’ont pas la même puissance relative : il existe une hiérarchie des aspects. La tradition et l’expérience astrologiques ont démontré la prédominance des aspects dits "majeurs" (dans l’ordre : conjonction, opposition, carré, trigone, sextile) sur les aspects dit "mineurs" (semi-carré, semi-sextile, quintile, sesqui-carré, etc.). L’influence de ces derniers peut être considérée comme faible ou très faible : elle est en tout cas négligeable, comparée à l’efficacité des aspects majeurs.

On peut également diviser les aspects en deux autres catégories : les consonants et les dissonants. En ne retenant que les aspects majeurs, les aspects consonants (trigone, sextile) sont réputés pour induire une relation harmonieuse, détendue entre les planètes qu’ils mettent en rapport. Les aspects dissonants (opposition, carré), passent au contraire pour créer des tensions et conflits. Quant à la conjonction, sa nature particulière la fait participer à la fois des deux groupes.

Pour justifier théoriquement le nombre et la qualité des aspects, l’astrologie s’est longtemps fondée sur les figures géométriques simples que l’on peut inscrire dans un cercle (triangle, soit 3 fois 120°, cane, soit 4 fois 90°, polygones divers). Une observation plus pertinente et des recherches plus approfondies ont remis en question cette notion de cercle : en effet, les relations entre les planètes relèvent en réalité des harmoniques de leurs cycles et intercycles dynamiques, et non du cercle statique par lequel nous les représentons : par exemple, une opposition Soleil-Mars signale que ces deux planètes en sont à la moitié de la durée de leur intercycle (360°/2 = 180°).

En fait, une loi mathématique simple justifie la prédominance des aspects majeurs : ils relèvent en effet d’une même progression géométrique, celle des puissances de 2 pour les aspects dissonants et celles des moyennes arithmétiques des puissances de 2 pour les aspects consonants. Deux aspects mineurs, le semi-carré et le semi-sextile, relèvent de cette même loi : à ce titre, il convient de ne pas négliger leur importance, sans pour autant la survaloriser.

La conjonction

Deux planètes sont dites en conjonction lorsque la distance angulaire qui les sépare est de 0° (ou 360°, ce qui revient au même). La formule de la conjonction est donc la suivante : 360°/1 (ou 0°/1) = 360° (ou 0°) La conjonction est donc déterminée par le diviseur 1 (unité, synergie), mais aussi par toute la suite des diviseurs possibles au-delà de 24, si l’on prend en compte l’orbe à l’intérieur duquel on admet qu’une conjonction existe (18° maximum de part et d’autre de l’aspect exact pour les planètes rapides et angulaires, 14° pour lesaspects entre planètes lentes, 16° pour les aspects entre rapide et lentes). Elle contient donc virtuellement tous les harmoniques mineurs des aspects consonants ou dissonants. En ce sens, la conjonction est le lieu de toutes les potentialités de l’intercycle planétaire qu’elle induit. Il est facile de s’en rendre compte en continuant sur la lancée de la progression géométrique :

- Consonant : 360°/ 24 = 15°
- Dissonant : 360°/ 32 = 11°25
- Consonant : 360°/ 48 = 7°50
- Dissonant : 360°/ 64 = 5°625
- Consonant : 360°/ 96 = 3°75
- Dissonant : 360°/128 = 2°8125
- Consonant : 360°/192 = 1°875
- Dissonant : 360°/256 = 1°40625

A partir du diviseur 64, nous entrons dans le champ de ce que les astrologues appellent une conjonction étroite, hyper-précise. Elle inclut en les mélangeant jusqu’à l’indifférenciation les consonances et les dissonances. Or un aspect n’a pas besoin d’être exact pour être efficace, et, dans la pratique, il est impossible d’observer la différence entre une conjonction à 1°40 et une autre à 1°87...

La nature de la conjonction peut donc aussi bien être consonante (détendue, unificatrice des forces qu’elle met en relation) que dissonante (tendue, conflictuelle). On jugera de ses effets selon la nature des planètes en conjonction, selon les aspects qu’elle reçoit elle-même, et bien entendu selon la réponse qu’aura donne l’individu vivant à la question que lui pose la conjonction, compte tenu de son contexte, de son expérience, de son éducation. Analogiquement, on peut assimiler la conjonction à un œuf, porteur de tous les possibles.

L’opposition et le carré

Ce sont les aspects dissonants majeurs. Leurs formules sont les suivantes :

- opposition : 2 puissance 1 (diviseur 2) = 360°/2 = 180°
- carré 2 puissance 2 (diviseur 4) = 360°/4 = 90°

Le semi-carré, aspect mineur, relève de la même progression :

- semi-carré : 2 puissance 3 (diviseur 8) = 360°/8 = 45°.

Ces aspects sont appelés "dissonants" parce que, étant déterminés par le rapport 1/2, ils expriment une division, une discontinuité. Les tendances psychologiques qu’expriment les planètes reliées par des aspects dissonants s’affrontent, chacune cherchant à prendre le pas sur l’autre. Evidemment, les dissonances mal intégrées, mal gérées ou mal vécues peuvent induire de profondes tensions et de douloureuses contradictions à l’intérieur de l’univers psychique. Pourtant, l’expérience et la pratique de l’astrologie démontrent que les êtres qui parviennent à gérer dynamiquement leurs conflits et contradictions - et donc leurs dissonances - deviennent plus vigilants, plus maîtres d’eux-mêmes, plus solides que les autres... Les carrés et les oppositions n’ont donc pas que de mauvais côtés !

Les problèmes que pose la dynamique conflictuelle des dissonances peuvent déboucher sur de multiples réponses individuelles ou scenarii de comportement. Les réponses les plus fréquentes vont de la subordination souple ou rigide d’une tendance à une autre, au refoulement partiel ou total d’une tendance par une autre :

Subordination souple, alternative

C’est fréquemment le cas lorsque les planètes en aspect ont sensiblement la même puissance relative. Aucune des deux fonctions planétaires n’accepte de céder à l’autre, ce qui engendre des conduites conflictuelles ou discordantes. Au pire, l’individu, traumatisé par ses contradictions, ne sait plus sur quel pied danser ou, quand il danse, le fait à contretemps : le mauvais pas au mauvais moment.

Au mieux (c’est-à-dire après de nombreuses experiences difficiles grâce auxquelles l’individu peut finir par prendre conscience des souffrances et dysfonctionnements que lui valent ses contradictions mal gérées), une alternance plus ou moins souple est possible. On apprend alors à danser en rythme, à compenser une tendance par une autre. Entre le pire et le meilleur s’étale le vaste nuancier des réponses possibles à un carré ou une opposition : valses-hésitations, soudaines et disharmonieuses compensations.

Exemple :

Prenons le cas d’une dissonance entre Mars et Saturne. En schématisant, un tel aspect oppose l’action à la réflexion, la présence immédiate à la distance lointaine, le vécu brut aux interrogations qu’il suscite : il est a priori difficile, pour un être ne sous un carré ou une opposition Mars-Satume dominants, de coordonner harmonieusement ces deux modes de réaction au réel.

Au pire, il hésitera à agir (Mars) par peur des conséquences complexes de ses actes (Saturne), tout en hésitant à trop réfléchir par crainte de se voir ainsi incapable d’agir. Néanmoins, il lui faut bien répondre aux situations auxquelles il est confronté et donc faire des choix : ainsi, angoissé par les perplexités que lui valent ses questionnements (Saturne), se sentira-t-il obligé d’agir impulsivement (Mars) pour conjurer cette angoisse... et paiera ainsi les désastreux dividendes de son excès d’activisme anti-réfléchi : on fonce, sans s’occuper des conséquences à long terme de ses actes, quitte à aller témérairement au devant des pires difficultés.

A l’inverse, le même aspect peut inciter un être, doté d’un puissant besoin d’agir (Mars), à craindre de "mal faire" par carence de réflexion (Saturne) : on reporte toujours à plus tard ("après mûre réflexion") les décisions concrètes qui s’imposent pourtant.

Mars et Saturne participent du niveau "Existence" dans le système R.E.T. Ils ont en commun leur manque de "R", de "Représentation". Dans le cas d’une dissonance mal vécue, cette carence de "Représentation" ("non-R") sera très perceptible : difficulté à voir clair dans son vécu, à se donner des objectifs mobilisateurs, à tirer des bénéfices immédiats de ce que l’on fait. Au pire, on ne vit jamais d’experiences gratifiantes, on ne parvient jamais à se faire reconnaître socialement. On s’embourbe dans le marais des difficultés concrètes. On se complique la vie. On est incapable de trouver des solutions simples aux problèmes que pose l’existence.

Au mieux, un carré ou une opposition Mars-Satume bien vécus et bien intégrés permettent de savoir qu’il y a un temps pour l’action et un autre pour la réflexion. Dans ce cas, quand vient le temps d’agir (Mars), nul doute, nulle interrogation ne viennent paralyser le mouvement impétueux qui pousse à se confronter vigoureusement au réel. Soit parce que l’action à été mûrement réfléchie auparavant, soit parce que l’on a compris qu’il est des situations qui demandent impérativement des réponses viscérales, primaires, instinctives.

Inversement, on sait aussi faire taire et maîtriser ses envies d’agir lorsque, de toute évidence, l’heure est davantage à la réflexion et à la méditation (Saturne) : on sait se désinvestir en temps opportun de la situation présente, économiser ses forces pour des combats à venir... pour être plus efficace lorsque la situation réclamera effectivement de vigoureuses réactions.

Cette fois, le "non-R" de Mars-Satume ne pose plus de problèmes insurmontables, il peut même devenir une force : on fait ce que I’on a à faire et pense ce que I’on pense en se moquant pas mal de l’opinion d’autrui. On travaille dans I’ombre, discrètement, sans attendre quelque reconnaissance publique que ce soit. On n’a pas envie d’être un exemple, un modèle, une référence. On est soi-même, centre dans ses actes (Mars) et peuplé de ses incertitudes (Saturne), et l’on estime qu’on n’a pas à s’expliquer ou à se justifier ("non-R"). Et l’on pose un regard décapant, voire méprisant, sur ceux qui veulent à tout prix occuper les devants de la scène, avoir le beau rôle, les beaux parleurs, les mondains, les exhibitionnistes que I’on juge sans épaisseur ni profondeur.

Entre le pire et le meilleur de cette dissonance Mars-Satume que nous avons prise pour exemple, il y à le vaste spectre des réponses possibles à cet aspect : on s’en veut d’être aussi hésitant et réfléchi (Saturne) alors qu’on voudrait tant vivre dans un corps-à-corps avec le monde (Mars), on ne se supporte pas d’être aussi activiste (Mars) alors qu’on se dit, au fond, qu’on devrait être plus philosophe (Saturne). On s’égare dans les batailles (Mars) et se fourvoie dans la sage distance (Saturne). On s’en veut de ses prudents reculs (Saturne) en s’exaltant de ses téméraires face-à-face (Mars). On s’enorgueillit de son aptitude à rester au-dessus de la mêlée (Saturne) tout en ne pouvant s’empêcher de s’y précipiter avec passion (Mars).

Subordination rigide, systématique

Ce phénomène se produit, soit lorsqu’une planète est nettement plus puissante qu’une autre (par exemple, un carré ou une opposition entre une planète dominante et une autre non-dominante), soit lorsque les planètes en aspect sont de force sensiblement égale, et que les contraintes objectives de l’éducation, des apprentissages et du milieu où est situé le sujet incitent l’individu à adopter ce type de réponse aux dissonances de son thème.

Dans ce cas, au pire, il y a refoulement total : les tendances psychologiques exprimées par l’une des planètes impliquées dans la dissonance n’ont tout simplement pas le droit de s’exprimer. Ce refoulement peut éventuellement prendre le visage de la sublimation : l’individu fait alors le "sacrifice" d’une partie de lui-même qu’il estime, à tort ou à raison, n’être pas capable d’intégrer. Au mieux, s’opère un mécanisme de maîtrise féconde d’une tendance par une autre. Entre le pire et le meilleur et dans ce cas de figure, il n’est pas difficile d’imaginer les diverses manifestations de la revanche du refoulé : les tendances de lui-même que l’individu croyait avoir définitivement maîtrisées, éliminées, cadenassées au nom d’une "normalité psychique" qui lui permettait de maintenir un précaire et trompeur équilibre, refont brusquement surface.

Exemple :

Gardons le même exemple : une dissonance Mars-Satume. Au pire, il y a refoulement de Mars par Saturne, ou refoulement de Saturne par Mars. Si Saturne refoule Mars, l’individu dresse contre les nécessités de l’action (Mars) les épais remparts d’une réflexion désabusée ou d’une philosophie pessimiste (Saturne) qui l’incitent à penser qu’au fond, rien ne vaut la peine de rien. Cette très cérébrale et peut-être très séduisante doctrine du renoncement, si sophistiquée soit-elle, n’en sera pas moins le paravent justificatif d’une honteuse impuissance à agir, d’un refus peureux et angoissé de la confrontation au nom des délices de l’introspection ou de la théorie.

Si Saturne refoule Mars, on a tellement peur du faire qu’on théorise a priori sur toutes les bonnes raisons qu’il y a de ne rien faire... à l’inverse, si Mars refoule Saturne, l’individu est rigoureusement incapable de quelque retour sur soi, de quelque recul que ce soit vis-à-vis de son activisme irréfléchi et échevelé. Il vit "à bout portant", sans distance ni perspective. L’action directe, la confrontation brutale permanente sont pour lui un viatique contre le doute, la réflexion, la méditation ou la mélancolie. Nous sommes là en présence d’un rustre, anti-spéculatif, anti-intellectuel, totalement indiffèrent aux conséquences lointaines de ses actes irréfléchis.

Au mieux, Saturne maîtrise (rien à voir avec les Maîtrises planétaires) parfaitement Mars, ou Mars maîtrise parfaitement Saturne. Dans le premier cas, le penseur réfléchi ou le romantique impénitent (Saturne) sait que l’action directe (Mars) est nécessaire et inéluctable... mais qu’il faut savoir en toutes circonstances raison et recul garder. L’action n’est plus alors qu’un outil de la réflexion profonde. Loin de rechercher les confrontations directes, on théorise et met en place les combats de I’ombre. On se résigne au pesant réalisme quand il n’existe aucun moyen de faire autrement, sans pour autant se laisser déborder : la pensée gouverne toujours. Eventuellement, on tire les ficelles des conflits, sans s’exposer en première ligne : à quoi bon, quand on maîtrise les duels ?

Dans le second cas, si Mars maîtrise Saturne, le guerrier ou le réaliste de l’immédiat (Mars) sait que la distance, le scepticisme et la réflexion sont indispensables... certes, mais qu’en aucun cas ils ne doivent devenir des freins à I’action pure, à l’appétit de vivre ici et maintenant. Tout bien réfléchi, la réflexion ne sert à rien d’autre qu’à étayer intellectuellement la vérité ultime qu’est l’existence brute. L’homme d’action, loin d’être démuni devant le philosophe ou l’idéaliste, lui rappelle qu’avant tout, c’est de lutte pour la (sur)vie qu’il s’agit. On garde ses doutes, ses questionnements et ses réserves dans un lucide mais discret quant-à-soi, qui n’empêche pas de se battre : le guerrier est philosophe à ses heures... aux heures qu’il décide.

Entre le pire et le meilleur, divers scenarii chaotiques peuvent prendre place. Il est aisé de comprendre, dans le cadre de la rigidité et de la systématisation, que les solutions intermédiaires entre ces deux extrêmes seront, elles aussi, extrêmes : l’austère penseur, le timide craintif ou le romantique apparemment hors du monde (Saturne) se transforment tout à coup, dans un incroyable "passage à l’acte", en un activiste violent, féroce et belliqueux (Mars refoulé), tant il est vrai qu’à trop refouler l’agressivité naturelle, elle finit par prendre de monumentales proportions lorsqu’elle se libère. On prend alors brutalement sa revanche sur des années d’inhibition de l’action.

A l’inverse, l’activiste écervelé (Mars) se métamorphose tout-à-coup en cérébral intransigeant, ennemi systématique de tout débordement trop primaire et primitif. Tel saint Paul sur la route de Damas, il fait alors le procès injuste et implacable de tout ce qu’il fut excessivement, et prône alors l’inutilité et la vanité profondes de l’activisme, du vécu brut, de la lutte, avec le même aveuglement dont il faisait preuve auparavant : il risque fort de se transformer alors en apôtre impénitent d’une sagesse desséchée, ennemie déclarée des dualités de I’existence.

Sans doute vous êtes-vous rendu compte, à travers ces quelques repères théoriques et cet unique exemple (Mars-Saturne), à quel point les réponses que l’homme peut apporter aux aspects dissonants de son thème peuvent être variées... et provisoires : dans la chronologie des apprentissages et expériences, selon le milieu dans lequel on vit et le type d’éducation auquel on à été soumis, on peut passer du "souple, alternatif" au "rigide, systématique", et inversement. Néanmoins, avec l’âge les réponses ont tendance à se systématiser. Plus I’on vieillit, plus il est difficile de changer les réponses que I’on trouve aux questions que le ciel nous pose.

Le trigone et le sextile

Ce sont les aspects consonants majeurs. Leurs formules sont les suivantes :

- trigone : (2 puissance 1 + 2 puissance 2) /2 = 3 360°/3 = 120°
- sextile : (2 puissance 2 + 2 puissance 3) /2 = 6 360°/6 = 60°

Ce sont donc les moyennes arithmétiques des puissances de 2 qui les fondent. Les aspects consonants, non déterminés par le rapport 1/2, expriment ainsi une continuité, une non-division. Les planètes ainsi reliées fonctionnent de concert, en complémentarité, d’une manière théoriquement paisible, aisée, harmonieuse. Il n’y a ni conflit, ni recherche de subordination, mais synergie, collaboration. Cette sorte de "non-violence" dans les échanges entre les pôles psychologiques que représentent les planètes implique des comportements fluides, détendus, apaisants.

Exemple :

C’est toujours le même : les relations entre Mars et Saturne. S’ils sont reliés entre eux par un trigone ou un sextile, il y aura symbiose entre action et réflexion : l’homme de terrain est en même temps un penseur. L’action directe va de pair avec la méditation. Le vécu intensément ressenti se décante et s’approfondit au fur et à mesure des expériences auxquelles on est confronté. Le recul et la distance dont on fait preuve en toutes circonstances n’empêchent nullement de s’investir totalement dans ce que l’on fait. C’est la philosophie en acte. Tout en se confrontant immédiatement aux réalités concrètes, dans l’urgence du moment, on s’interroge dans le même temps sur le bien-fondé et les conséquences à long terme, inconnues, de son activité présente. Elle n’en est que plus solide, efficace, durable. On passe avec aisance du concret à l’abstrait, on décante ses experiences au fur et à mesure qu’on les fait.

Consonances et dissonances

Vous l’avez compris : les aspects consonants sont plus faciles à vivre que les aspects dissonants. C’est sans doute pour cette raison que nombre d’astrologues qualifient les premiers de "bénéfiques" et les seconds de "maléfiques"... En fait, la réalité est plus complexe que cela.

"Maléfices" et "bénéfices" des dissonances

Un aspect dissonant est effectivement un facteur de tension. Négativement, ce phénomène de tension peut aboutir à la paralysie des comportements ou au conflit permanent : on se sent tiré à hue et à dia par des pulsions contradictoires, on risque en permanence de réagir à contre-courant ou de manière inadéquate, on accumule les insatisfactions, les frustrations, les refoulements. Les tendances planétaires en présence tendent à se dialectiser, à s’affirmer l’une contre l’autre dans une relation de réaction mutuelle ou d’exclusion.

En revanche, positivement, un aspect dissonant peut être générateur de lucidité, de vigilance ; il invite au dépassement de soi, à la transformation, à la maîtrise de ses tendances. Et ce sont précisément les transits par conjonction, opposition ou carré - donc essentiellement les transits dissonants - qui signent les temps forts de la vie, ceux où l’on se remet en question à travers des épreuves qui forgent le caractère et aiguisent la volonté.

Face à une carte du ciel natale où les aspects dissonants dominent, I’astrologue ne peut pas savoir si I’individu auquel elle appartient vit "bien" ou "mal" les tensions qu’impliquent inévitablement carrés et oppositions. Tout ce qu’il sait, c’est que le thème pose tel type de problème, auquel l’individu devra trouver, dans la mesure du possible, des réponses adaptées. On gagne à penser qu’au début, les dissonances ne manqueront pas de faire sentir leurs "maléfices" : la personnalité se cherche et se bâtit à tâtons, en prenant progressivement conscience, au fur et à mesure de ses expériences, de ses manques, faiblesses et frustrations. Ce n’est qu’à la suite de ces expériences difficiles que I’individu parviendra à maîtriser ses tendances conflictuelles, à les gérer dynamiquement, à transformer des crispations éprouvantes en fertiles tensions. Alors, et alors seulement, les dissonances seront devenues "bénéfiques".

"Bénéfices" et "maléfices" des consonances

Un aspect consonant, nous l’avons vu, est facteur de détente. Positivement, cela signifie : aisance, facilité, sécurité. Pour peu que les planètes reliées par un sextile ou un trigone soient en elles-mêmes synergiques et complémentaires, "tout baigne" : on épanouit en douceur ses tendances, à I’abri de tout manque, de toute crispation, de toute frustration. C’est tout "bénéfice" pour l’individu. Les aspects consonants ont pourtant eux aussi leurs "maléfices" : la non-subordination peut accoucher d’une douce anarchie des comportements. L’aisance et la facilité des échanges font baisser la vigilance. On se croit naturellement immunisé contre les difficultés, à I’abri des manques et des conflits. Il y a la de quoi émousser la volonté et le pouvoir de réagir vigoureusement à des situations difficiles.

De plus, un aspect consonant "enferme" les planètes ainsi reliées dans la logique de leur relation spécifique, au détriment du reste des tendances. Par exemple, avec un trigone Mars-Saturne dominant, je peux être si parfaitement à l’aise dans mon rôle de "penseur actif" ou de "méditatif réaliste" que j’en oublierai complètement de cultiver d’autres tendances de moi-même. Nous l’avons vu, ces deux planètes relevant du niveau "Existence", ont en commun leur absence de niveau "Représentation". "Maléfice" possible de ce trigone : plongé dans le concret et les passionnantes questions qu’il me pose (niveau "E" du R.E.T.), j’en deviens incapable de communiquer avec autrui en dehors de mon domaine de prédilection, je néglige ma vie sociale ("non-R")... ce qui peut avoir, vous en conviendrez, de fâcheuses conséquences dans certaines circonstances.

Vous le voyez, il n’y a donc pas de "bons" et de "mauvais" aspects dans l’absolu, il n’y à que de bons ou mauvais ouvriers... Entendez par là, des individus qui apportent des réponses adéquates ou non, adaptées ou non, originales ou convenues, aux problèmes que leur posent les configurations planétaires consonantes ou dissonantes.

Aspects et nature des planètes en aspect

La nature des planètes en aspect prime sur la qualité (consonante, dissonante ou neutre) de I’aspect.

Exemple :

Prenons l’exemple d’un aspect entre Soleil ("rR non-T" dans le R.E.T.) et Pluton ("tT non-R") : il met en relation l’hyper-simple et l’hyper-complexe, le dicible et l’indicible, l’implication maximale et la distance optimale, le paraître et l’être, le conscient et l’inconscient, etc. Ces deux fonctions planétaires sont naturellement antagonistes, comme le jour s’oppose à la nuit. Que I’aspect qui les relie soit consonant, neutre ou dissonant, cet antagonisme de constitution se maintiendra. Un sextile, un trigone ou une conjonction recevant des aspects consonants permettra certes à ces deux planètes d’établir une relation dialectique plus détendue, du style "coexistence pacifique" dans le respect des différences : elle n’abolira pas pour autant ces différences absolues. Un carré, une opposition ou une conjonction dissonante aggraveront en revanche radicalement ces antagonismes de base.

Prenons maintenant l’exemple d’un aspect entre Mars ("eE" dans le R.E.T.) et Venus ("eR"). Ces deux fonctions planétaires ont la même finalité ("e") : éprouver, ressentir, intensifier le vécu. Elles sont naturellement concordantes. Que I’aspect qui les unit soit consonant, neutre ou dissonant, il s’agira toujours d’exister en plus fort, de réagir affectivement, de se polariser sur les sensations. Un sextile ou un trigone renforcera encore, si besoin est, la nature concordante de ces deux planètes. Un carré ou une opposition, tout en dialectisant leur relation, induira dans l’univers psychique des tensions infiniment moindres qu’une dissonance entre Soleil et Pluton. On peut dresser la liste des planètes naturellement concordantes ou antagonistes.

Les concordantes

- les planètes appartenant au même groupe intensif : Soleil, Jupiter et Uranus (famille "r") ; Vénus, Mars et Neptune (famille "e") ; Mercure, Saturne et Pluton (famille "t"). Leur finalité étant identique, la détente que provoque les aspects consonants s’en trouve renforcée, tandis que les tensions qu’impliquent les dissonances en sont amenuisées.

Les antagonistes

Ce sont les planètes dont les fonctions sont inverses (par ex. Soleil-Pluton ou Mercure-Uranus) ou celles qui n’ont rien en commun :

Entre ces planètes antagonistes, la détente qu’apportent les aspects consonants s’apparente davantage à une "coexistence pacifique" ou à un "mariage de raison" qu’à l’amour fou... Les tensions qu’induisent les dissonances sont, par contre, extrêmes.

Les ambivalentes

— les planètes appartenant au même groupe extensif : Soleil, Vénus et Mercure (famille "R") ; Jupiter, Mars et Saturne (famille"E") ;Uranus, Neptune et Pluton(famille "T").Leur point de départ est identique, mais leurs finalités sont différentes. La détente que provoque les aspects consonants s’en trouve renforcée, mais par contre les dissonances dramatisent les différences de finalité : les tensions et conflits ainsi créés peuvent être extrêmement vifs.

- le groupe extensif Soleil, Mars et Pluton (famille "P") : le point commun à ces planètes est de n’en avoir pas... sinon celui de se maintenir à leur niveau ("rR", "eE", "tT"). Nous sommes ici en présence d’un antagonisme ambivalent : on ne se com-prend pas mais on se respecte. La détente que provoque les aspects consonants est toute relative : on coopère, certes, mais en s’espionnant. La vigilance reste de mise. On ne peut se laisser complètement aller. Les tensions qu’induisent les aspects dissonants mettent puissamment en relief les antagonismes. Les dialectiques sont radicales et les subordinations difficiles à trouver.

- le groupe intensif que la Lune forme à elle toute seule (famille "p"). La fonction lunaire, on l’a noté, est une fonction de globalité, d’homogénéité, de "monde virtuel". La détente que provoquent les aspects consonants à la Lune permet à cette globalité indifférenciée, grosse de virtualités, de se spécialiser "en douceur" en s’alliant à une fonction planétaire. La perception-réception globale qu’on a du monde est harmonieusement "orientée" et structurée par la planète en aspect à la Lune. Les tensions qu’induisent les aspects dissonants sont, par contre, extrêmes : la planète en carré ou opposition à la Lune fonctionne en "rupture d’homogénéité". Dans le monde lunaire du non-choix, elle oblige à choisir, et douloureusement. Les tensions risquent fort de faire exploser la "bulle lunaire"... En ce sens, la fonction Lunaire est antagoniste à toutes les autres planètes.

A voir aussi :

- Théorie et pratique des aspects
- Les aspects, phases d’un cycle
- Aspects : Existe-t-il un modèle traditionnel ?
- Aspects : Théorie et Bilan Conditionaliste
- Introduction à l’interprétation des aspects
- Les Aspects planétaires et leurs orbes
- Les Aspects kepleriens
- Les "aspects" aux Angles
- Chronologie des Aspects et Transits

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard



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Messages de forum :
Aspect domitude
jeudi 20 décembre 2007
par Yuks

Salut,

J’ai une petite question ! Pourquoi ne prend ton pas en compte les aspect en domitude vu que pour les angles on le fait ? Merci

Yuks



    Aspect domitude
    vendredi 21 décembre 2007
    par Richard Pellard

    @ Yuks

    Les conditionalistes ne prennent pas en compte les aspects aux Angles, que ce soit en écliptique ou en domitude. Voir l’article sur "Aspects aux angles".

      Aspect domitude
      vendredi 21 décembre 2007
      par Yuks
      Merci. Mais je me suis mal exprimé. J’ai voulu dire en faite : Quand on regarde le theme en domitude, les planètes n’ont plus les mêmes aspects. Par ex : Dans un thème on lit "Lune/AS sextile Soleil/MC. Mais en vérité l’AS est toujours en carré avec le MC. Alors pourquoi ne lit-on pas plutôt l’aspect "Lune carré Soleil" ? Merci encore.
        Aspect domitude
        samedi 22 décembre 2007
        par Richard Pellard

        @ Yuks

        Les aspects sont les phases d’un cycle, pas des angles figés dans l’espace. Ils ne sont pas représentés en thème domitude, puisque celui-ci est une représentation spatiale.

La conjonction discontinue ou continue...
samedi 30 juin 2007
par Christophe

salut a tous

On admet généralement qu’une conjonction s’oriente vers la dissonnance si elle reçoit par ailleurs des aspects dissonnants, et l’inverse si ce sont des aspects consonnants. C’est pas toujours évident, on s’en doute... Prenons une conjonction mars saturne (dans le même signe) au carré du soleil. Voila de quoi renforcer le côté "E" contre la dynamique "R" du soleil. En soi, la conjonction mars saturne n’est ni plus ni moins dissonnante, et a contrario, tendrait à "se caler" sur son manque commun de "R", que souligne le carré solaire, et s’en porter d’autant mieux...

a+



    Interface marsienne
    samedi 30 juin 2007
    par Richard

    Salut Christophe,

    Toujours le problème de l’ambivalence de la conjonction... J’ai déjà pu remarquer qu’il pouvait arriver que les planètes composant une conjonction ne recevant que des consonances peuvent être dissonantes entre elles. Mais dans ces cas, il semble que le côté dissonant de la conjonction soit presque toujours activé un vécu extra-astrologique plus ou moins traumatisant.

    En ce qui concerne ton exemple, c’est un peu plus compliqué que ça. En effet, une conjonction Mars-Saturne au carré du Soleil fait intervenir deux familles R.E.T. : le "E extensif" de Mars-Saturne, certes, mais aussi le "P extensif" de Soleil-Mars. Il s’agit donc de traiter une dissonance entre familles "E" et "P", ce qui renvoie à s’interroger sur la force ou la faiblesse relative de Jupiter et Pluton, les membres manquants de ces deux familles dans cette configuration.

    On a donc les possibilités théoriques suivantes :

    - "E extensif" dissonant "P extensif", les deux étant à égalité
    - "E extensif" dissonant et dominant "P extensif"
    - "P extensif" dissonant et dominant "E extensif"
    - "E extensif non-R" dissonant "rR", les deux étant à égalité
    - "E extensif non-R" dissonant et dominant "rR"
    - "rR non-E" dissonant et dominant "E extensif"

    1) Dans tous les cas, l’appartenance de Mars aux deux familles en question en fait la planète-charnière de la configuration, puisqu’elle joue ainsi un rôle d’interface.

    2) Le fait d’appartenir à la même famille ne veut pas dire qu’on s’entend nécéssairement bien, mais qu’on a des intérêts en commun. Prenons l’exemple de Mars-Saturne : l’intérêt commun est bien entendu le niveau-source "Existence". Mais à partir de cette base commune, les orientations divergent, et d’une divergence peut naître, soit une complémentarité, soit un conflit. Ces deux fonctions planétaires sensibilisent aux faits concrets ; alors que Mars veut s’en tenir à eux et à eux seuls, Saturne veut les questionner, savoir ce qu’ils cachent. Si ce qui les rassemble (le niveau-source "E" est plus important que ce qui les divise (les niveaux-buts "e" (Mars) et "t" (Saturne), il y a alors complémentarité. Si ce qui les différencie (les niveaux-buts divergents l’emportent alors sur le niveau-source commun), il risque alors d’y avoir conflit.

    3) Revenons à ton exemple : Mars et Saturne, s’ils sont d’accord sur le "E" qu’ils ont en commun, peuvent se mettre d’accord en "non-R" contre le Soleil ; l’inverse est aussi vrai : le Soleil "rR non-E" peut prendre le pas sur Mars-Saturne. Dans les deux cas, Mars est très tiraillé : il peut soit se ranger du côté du Soleil, le Guerrier s’associant au Roi, même s’il est en bisbilles avec lui, pour maintenir coûte que coûte l’ordre et le pouvoir… quitte à ce qu’ils règlent plus tard leurs comptes entre eux ; soit se ranger du côté de Saturne "tE non-rR". Dans ce cas, laisse tomber son armure de chef de la caste des Guerriers pour endosser sa salopette de constructeur-réalisateur. En s’associant à Saturne l’expérimentateur-chercheur, il peut mener la vie dure à la caste des Rois en sapant à la fois brutalement et insidieusement son autorité représentative. Mais Mars peut aussi jouer double jeu... à suivre.

    A+

      signe et conjonction
      samedi 30 juin 2007
      par Christophe

      salut

      Le signe peut t’il aider ?

      Conjonction mars saturne en vierge : sens des contraires (mars n’est pas saturne ou mars et saturne ne sont pas le reste).

      Conjonction mars saturne en Taureau : sens des combinaisons ( mars dose saturne ou l’inverse)

      Conjonction mars saturne Gemeaux : sens de l’ensemble, Saturne est mars et vice et versa. a+

      Ps

      merçi, j’avais pas vu le lien mars soleil à travers le grand P...

        Pleine complexité. Super...
        samedi 30 juin 2007
        par Richard

        Salut Christophe,

        Etant donné qu’un Signe n’est jamais qu’une fréquence ou un rythme géocentrique d’une planète, le planétaire gouverne le zodiacal. Un Signe ne peut donc pas "aider" (à quoi ?). Il ne peut que traduire l’état des forces planétaires au plan zodiacal.

        Ceci étant précisé, c’est vrai que c’est hyper-coton d’interpréter les relations Planètes-Signes à l’intérieur de configurations planétaires. Personnellement, je dois avouer que je tâtonne toujours dans ce domaine.

        Je reprends tes exemples :

        - Conjonction Mars-Saturne en Vierge. En adapté, sens des contraires : Mars n’est pas Saturne (mais c’est aussi vrai quels que soient les Signes où ils se trouvent). Si la conjonction est vécue d’une manière consonante, ils se mettent d’accord en tant que "E" virginien en inhibition bloquante anti-"rR". En inadapté, phase égalitaire-choc des contraires. En phase égalitaire, peu importent les moyens marsiens ou saturniens pour se protéger du Soleil. En choc des contraires, grosses bisbilles dans le camp virginien au sujet du niveau-but du "E" à utiliser pour embêter le Soleil en Gémeaux ou Sagittaire : faut-il directement attaquer son autorité ou la saper insidieusement ? Mais étant donné que la famille "P" est aussi de la partie, ce n’est pas si simple. En sens des contraires, Mars et Soleil "non-t" peuvent tenter de se mettre d’accord sur le dos de Saturne… tout en n’étant pas d’accord entre eux sur la procédure à suivre pour l’exclure. Mars préférerait la ségrégation offensive, Soleil le dogme généralisateur. Etc., il y a plein de scenarii possibles. Le seul truc sûr, c’est qu’il n’y a pas trop de dosages dans ce genre de pataquès...

        - Conjonction Mars-Saturne en Taureau. En adapté, sens des dosages. Le "E"-Taureau ne cherche pas à vaincre le Soleil, mais à le remettre à sa place, c’est-à-dire à sa juste proportion. Il y a trop de Soleil, il faut plus de Mars-Saturne. Mais du point de vue inverse, le Soleil se trouve nécessairement en Lion ou Verseau et trouve, lui, qu’il y a trop de Mars-Saturne. Chacun cherche son chat et la bonne combinaison à coups de concessions tordues mais relativement efficaces, étant donné que ce petit monde est au moins d’accord sur une chose : il faut composer. En inadapté, phase paradoxale : univers de marchands de tapis soupçonneux. Toute concession est excessive ou insuffisante. Cela touche aussi les rapports entre "P" et "E" : "Je veux bien que tu commandes, mais faut pas exagérer, qui c’est qui fait les choses" ; ou bien "O.K., tu es très efficace sur le terrain, mais c’est le bordel, merde !".

        - Conjonction Mars-Saturne en Gémeaux. En adapté, sens des ensembles. Le Signe favorise le niveau-source "E" commun : allons-y pour propager le niveau du concret contre un Soleil-Poissons qui n’en veut rien savoir ou un Soleil-Vierge qui s’en protège. En inadapté, phase ultraparadoxale : Mars et Saturne ne sont pas d’accord sur leurs finalités (leurs niveaux-buts "e" et "t" respectifs), mais ils font comme si. Saturne récupère opportunément (le croit-il) la réactivité épidermique de Mars pour saper les bases solaires. Mars se sert éhontément de l’esprit critique et abstrait de Saturne pour en faire des missiles anti-solaires. On est en pleine confusion. Le Soleil "P" en sens des contraires en profite pour remettre de l’ordre en tendant la main à Mars "P" lui aussi : "Tu te perds dans ta recherche de synthèse, je te propose de faire un choix". Mars peut accepter. Mais alors, il doit accepter de se coltiner avec les bisbilles à l’intérieur de la famille "P" : Guerrier ouvert devant trouver une entente avec un Roi fermé. Dur-dur.

        Ce ne sont là que quelques pistes, quelques scenarii. On est en pleine complexité. Super...

        A+

          Sursaut uranien...
          samedi 30 juin 2007
          par Christophe

          salut richard and the others

          "Je m’insurge", aucune évocation du vécu pleinement différencié de la dissonnance en question. La conj mars saturne diss soleil. Il est donc impossible de vivre le pôle solaire sans une interférence de mars saturne et inversement. Et pourtant, discontinuité oblige, il doit être possible ou bien envisageable de vivre un pôle de l’aspect ( périodes pleinement saturno-martiennes), excluant tout interférence solaire. Les périodes solaires excluant tout interférences marso-saturniennes sont donc impossible ?..

          a+

            Insurrection interférente
            samedi 30 juin 2007
            par Richard

            Salut,

            J’ai bien précisé que je ne donnais que "quelques pistes, quelques scenarii". Il faudrait un bouquin pour interpréter toutes les combinaisons possibles d’une conjontion Mars-Saturne carré Soleil en Signes.

            Chaque fonction planétaire peut bien entendu jouer sa carte personnelle, mais doit compter avec les solidarités familiales du R.E.T.

            Ceci dit, la discontinuité n’exclut pas les interférences : elle est une modalité d’interférence. Une fonction planétaire n’est pas discontinue à rien, elle a une relation de discontinuité avec une autre fonction planétaire : une relation d’interférence discontinue, d’interaction critique.

            Une interférence dissonante peut se vivre dans un spectre d’attitudes allant du blocage momentané (adapté, tactique ou stratégique) au refoulement profond (inadapté, psychopathologique) d’une fonction par une autre. Dans ces deux cas extrêmes et à l’intérieur du nuancier qu’ils délimitent, le devenir de la fonction "bloquante" ou "refouleuse" dépend de la nature de celle qui est "bloquée" ou "refoulée". Pour garder ton exemple, un Soleil qui bloque ou refoule Mars ne s’interprète pas comme un Soleil qui bloque ou refoule Saturne. La fonction "bloquée" ou "refoulé" garde son ombre portée.

            Dans le cas extrême du "refoulement" d’une planète dominante par une autre, la fonction "refoulée" peut ressembler à la fonction "aveugle"... à un énorme détail près : dans les comportements du sujet, on observe les effets "en creux" de la fonction dominante"refoulée". Subjectivement, l’individu n’en "veut pas", mais objectivement, elle s’impose à lui par les manques tendus qu’elle produit, alors qu’une fonction "aveugle" peut être génératrice d’une telle indifférence, être tellement sous-exploitée qu’elle en devient invisible.

            Bref, en gardant ce cas extrême d’inadaptation, un Soleil qui refoule Mars ne ressemble pas à un Soleil qui refoule Saturne. En simplifiant, le premier se construit en refoulant l’expérience pure, le second en refoulant le scepticisme expérimental. Dans la construction de l’individualité solaire, il en reste deux ombres portés différentes. Le destin du refouleur dépend de ce qu’il refoule... c’est la subtile revanche du refoulé.

            Bon, putain, j’ai été affreusement sérieux, donc je termine sur la dernière blague que Françoise Hardy m’a envoyée (mais oui, en dépit ou à cause de son Mercure "aveugle", elle adore les blagues) :

            Oussama Ben Laden fait une crise cardiaque et meurt. Bien entendu, il se retrouve en Enfer où le Diable l’attend avec impatience. Il lui dit :

            "Je ne sais pas ce que je vais faire de toi, tu es bien sur mes listes, mais je n’ai plus une place de libre. Mais bien sûr, il est évident que ta place est ici !"

            Il réfléchit cinq minutes et dit :

            "Je sais ce que je vais faire : J’ai ici quelques personnes qui ne sont pas aussi mauvaises que toi. Je vais en envoyer une au paradis et tu devras prendre sa place au purgatoire. Je vais même te faire une fleur : tu pourras décider toi-même qui tu vas remplacer."

            Oussama pense que ça ne se passe plutôt pas trop mal, et dit que ça lui va.

            Le Diable ouvre une première porte :

            A l’intérieur, il y a Richard Nixon dans une piscine, qui nage sans arrêt, et dès qu’il s’approche du bord, le bord recule et Nixon continue à nager, nager encore et encore.

            "Non" dit Ben Laden, "Je ne la sens pas bien : je suis mauvais nageur et je ne pense pas que je pourrais faire ça à longueur de journée."

            Le Diable l’emmène dans une seconde pièce :

            Tony Blair est là avec une énorme masse, et il casse un tas de cailloux immense.

            "Non" dit Ben Laden, "J’ai d’énormes problèmes de dos et ça serait une agonie perpétuelle si je devais casser des cailloux à longueur de journée."

            Le Diable ouvre une troisième porte :

            A l’intérieur, Bill Clinton est allongé sur un lit. Ses mains et ses pieds sont attachés aux barreaux. Penchée au dessus de lui, Monica Lewinski fait ce qu’elle sait faire de mieux dans la vie... Oussama regarde cette scène incroyable pendant un moment et dit : "Je prends celle-là."

            Le diable lui dit : "C’est bien."

            Il ouvre la porte et dit :

            "Monica, sortez, vous avez un remplaçant !"

            A+

              La rupture tranquillement continue
              samedi 30 juin 2007
              par Christophe

              Pourquoi, le "E" global, s’il est dissonnant à lui-même s’orientera à priori vers le problématique, et par inversion, que ce "E" s’il est est globalement consonant va s’avérer pencher vers le plutôt bien vécu ? Rien, ne permet, en théorie de trancher. Car enfin, un aspect dit "harmonique", ne défini en rien la nature de l’aspect "en soi", mais la nature synergique d’une liaison. Un peu de rabachage, je me doute, (relire la théorie des aspects sur le site). L’objet abstrait "aspect dissonnant" est toujours connoté problématique ou discordant (si,si) , ce n’est pourtant qu’une combinaison commode qui désigne une relation disruptive, arythmique. Qui peut dire qu’une relation en contretemps est porteuse d’ennuis ou difficilement intégrable. Et que la continuité est gage potentiel d’équilibre ? Pourquoi, un "E" dissonnant à un autre groupe, disons le "R", ( pour exemple ), serait virtuellement un indice négatif dans le vécu proprement dit du "E" ? Tout ce qui est précisé, c’est la discontinuité énergétique, spatiale, temporelle voire structurelle entre l’un et l’autre. En quoi serait ce le cas de figure du "E" qui "s’enquiquine" avec le "R", et qui va provoquer un malaise dans le vécu du "E" qui sortirai, induit par les dissonnances ? C’est donc faire assault d’irréalisme, ou de non prise en compte de l’expérience ? Donc, "la dissonnance a quand même des chances d’être problématique" est implicite, ou, tout du moins, un non-dit assourdissant... Qui, n’a pas supposé, au vu d’un trigone soleil-mars, un équilibre entre la carte et le terrain, et pas d’entrée perçu le danger d’une trop grande "solidarité" engendrant une forme de primarité (pas de "vérité personnelle" qui ne soit aussitôt solidaire de "vérités communes").

              Une dissonnance soleil-jupiter reste souvent traitée en accentuant un"r" discordant, par la nature discontinue des niveaux de départ. Mais pourtant, rien ne fait pencher la balance vers un "r" ambigu, inadéquat, excessif etc... Entre, disons, une appréciation personnelle "R" de la règle "r", et un jugement plus factuel de celle-çi, il n’y a guère que décalage, débrayage. On ne peut juger d’un "r" problématique, selon la discontinuité de ses sources. L’outre du "r" peut être remplie par du "E" ou du "R", mais pas en même temps ou au même endroit . Le même aspect en "continu" peut faire sauter à pieds joints dans son "r", mais le centre de gravité est peut-être plus fragile. Ahhhh, le courroux des "r"... a+

                Le bon vécu des dissonances
                samedi 30 juin 2007
                par Richard

                Il y a plein de textes sur le site évoquant le "bon vécu" des dissonances et les problèmes inhérents aux consonances. C’est tellement évident - et observable - que je n’ai pas jugé utile de le rappeler dans cette intervention.


                Richard

                  Différences entre dissonances
                  samedi 30 juin 2007
                  par Cat

                  Au fait, carré et opposition, c’est du pareil au même ou comme en astro trad fauti voir une difference ?

                  Opp : alternance plus facile des fonctions planetaires qu’au carré.

                  merci d’av

                  joyeux leon

                  CAT

                    Carré dur
                    samedi 30 juin 2007
                    par Richard

                    Salut,

                    Il semblerait que l’alternance des fonctions planétaires soit relativement plus facile dans l’opposition que dans le carré. Donc le carré serait plus "dur".

                    A+

                      Carré dur
                      samedi 30 juin 2007
                      par Manuel

                      Salut

                      Et qu’en est il entre les conjonctions consonnantes, les trigones et les sextiles ?

                      Pour Cat, il semblerai aussi que quelque soit le type de dissonance, un transit permet de le rééquilibrer.

                      ex : vénus-mars opposé pluton à ma naissance. Aujourd’hui pluton transitant est au trigone de ma vénus-bélier natale , ce qui permet une alternance beaucoup plus facile je crois.

                      Et en positif (comme dans toute chose) une dissonance permet de se méfier et d’être sur ses gardes, ce qui me semble être l’un des meilleurs moyen d’apprendre, non ?

                      A+

                        Midi sonnant
                        samedi 30 juin 2007
                        par Richard

                        Salut,

                        D’après ce que j’ai pu observer, ce n’est pas tout-à-fait ça. Lorsque deux planètes sont en Aspect dissonant dans le thème natal, le fait qu’elles aient un Aspect consonant en transit n’anihile pas la condition dissonante initiale, mais le transit consonant donne en quelque sorte l’occasion de souffler, d’imaginer d’autres scenarii pour éventuellement mieux vivre la dissonance natale.

                        Ceci dit, une bonne dissonance ne fait effectivement pas de mal, bien au contraire, si on sait bien la gérer, si les conditions extra-astrologiques n’en aggravent pas les effets psychopathologiques potentiels... et si on a les nerfs assez solides pour savoir tirer parti du tout.

                        A+

                          Midi sonnant
                          samedi 30 juin 2007
                          par Cathy

                          je me permets d’abonder ds le sens de Richard... ( enfin un petit peu) voilà j’ai constaté (comme vous), que nous sommes inégaux face à nos aspects : certaines cartes du ciel tambourent et trompèèttent avec plein d’aspects consonnants en dominante et d’autres... aïe aïe aïe ! que du dissonnant ! mais bon... arrêtez moi si je dis des bêtises mais ça ne change pas grd chose au chemileblik puisque finalement , j’ai le sentiment (après avoir discuté avec les propriétaires des thèmes en question)que nous sommes tous confrontés à une problématique perso, des forces et des faiblesses, des hauts et des bas etc etc ... me gourje ?

                          tout ca pour dire, qu’à priori, pourquoi ne pas aborder les aspects "dissonnants" comme les "consonnants" pourquoi vouloir chercher à les aténuer par des transits ou autres...

                          franchement, ça serait trop simple

                          ceci dit, Noyeux Joeël les amis

                          Cathy

                            Dissonner en rythme
                            samedi 30 juin 2007
                            par Christophe

                            Salut

                            La façon dont chacun vit un aspect, dissonnant ou harmonique est rarement traité en interférence avec ses signes dominants. Si l’on s’en tient uniquement au plan théorique. Un aspect dissonnant recrute tout ce qui génère un hiatus, un déphasage. Les Signes, justement, traitent de phases différentes.

                            Peut-on envisager, les cas, où une dominante signesque globale s’immisce dans la perception globale et le traitement des aspects ? Un thème, où domine la phase, dite, de milieu de saison, ne va-t-elle pas engendrer un traitement et une perception des aspects dissonnants, et ce, quel que soit, à la rigueur, la force des planètes, de type "dominant-dominé" ? De même, un thème à forte connotation "sens des contraires" ou en phase égalitaire, ne va-t’il pas générer un traitement ou les deux pôles, quel que soient leurs forces respectives, seront arasés et perçus artificiellement "égaux" ?

                            On peut aussi s’interroger sur le traitement d’une conjonction, dite dissonnante, quand elle se situe dans un signe porté au "sens des ensembles" ou phase UP. La fusion ne risque-t-elle pas de supplanter la scission ?

                            A+

                              Dissonner en rythme
                              samedi 30 juin 2007
                              par Richard

                              Salut Christophe,

                              Bonne question. C’est vrai qu’on n’a pas assez théorisé systématiquement sur ce sujet, qui est assez complexe. Mais on en tient compte pratiquement, ne serait-ce, par exemple, que dans la gestion des conjonctions-oppositions se situant dans l’axe des solstices ou celui des équinoxes.

                              Le problème qui se pose est le suivant : il faut tenir compte du fait que le planétaire l’emporte sur le zodiacal qui n’en est qu’une modulation. Donc l’interprétation des aspects en soi doit primer sur les positions zodiacales des planètes en aspect ; mais il faut aussi insérer l’effet zodiacal à l’intérieur de cette interprétation.

                              Ensuite il faut prendre en compte l’aspect tel qu’il est vécu. Prenons un exemple : soit une conjonction Soleil-Saturne (tu verras plus loin pourquoi je choisis cet exemple). Nous savons que la conjonction est un aspect ambivalent, puisqu’il contient dans son orbe tous les sous-multiples des consonances et dissonances. De plus ces Planètes n’ont aucun point commun. Si cette conjonction reçoit un maximum d’aspects consonants, on peut faire l’hypothèse qu’elle sera plutôt vécu sur un mode consonant ; si elle reçoit un maximum de dissonances, ce sera l’inverse. Mais ce n’est pas si simple : il faut tenir compte des conditionnements extra-astrologiques, qui peuvent inciter un individu à vivre cette conjonction Soleil-Saturne sur un mode dissonant, et un autre individu, avec d’autres conditionnements, sur un mode consonant, et un troisième individu sur un mode ambivalent, etc., tout cela pouvant changer en fonction de l’âge et de l’évolution de ces individus. Dans cette perspective, ce peut être le vécu, et non les Signes, qui décide si cette conjonction sera vécu d’une manière "sens des contraires-consonant" (alternance harmonieuse et adaptée des deux fonctions) ou "phase égalitaire-dissonante" (rejet d’une des deux fonctions par l’autre, ou situation paralysante, les deux fonctions ne cessant de chercher à s’inter-annuler), "sens des dosages-consonant" (une fonction prend le pas sur l’autre sans l’étouffer et vice-versa) ou "phase paradoxale-dissonante" (une fonction étouffe exagérément l’autre, qui se "venge" d’une manière inadapté en faisant irruption en des moments inopportuns), "sens des ensembles-consonant" (les deux fonctions collaborent à fond en dépit de leurs différences) ou "phase ultraparadoxale-dissonante" (on est systématiquement solaire quand il faudrait être saturnien et vice-versa.

                              Pour bien me faire comprendre, je viens d’évoquer les phases sur un plan extra-zodiacal, comme une grille de lecture de divers vécus possibles d’un aspect. A présent, il s’agit de voir dans quelle mesure le ou les Signes où se situe cette conjonction favorise(nt) tel ou tel vécu de cet aspect. C’est là que les choses se compliquent. Il semblerait bien que oui, mais pas d’une manière systématique. Le vécu de l’aspect, qui est dans une large mesure extra-astrologique, semble primer sur la situation en Signe, mais le Signe semble être un incitateur à "choisir" une solution plutôt qu’une autre. C’est très difficile à discriminer par la pure observation des comportements.

                              Je reviens à Soleil-Saturne. Si j’ai choisi cet exemple, c’est parce que j’ai fait une étude très fouillée du thème de Michel Onfray dans le numéro du Fil d’Ariana à paraître début octobre. Il a un Soleil-Capricorne conjoint à Saturne-Sagittaire. A lire sa biographie et ses écrits, il est tout-à-fait évident qu’il vit cette conjonction sur un mode dissonant, bien qu’elle reçoive un nombre à peu près équivalent de consonances et de dissonances. Cela va dans le sens d’un effet zodiacal (F- Capricorne, F+ Sagittaire, croissance de l’arc nocturne dominant en Sagittaire, décroissance de l’arc nocturne dominant en Capricorne, etc.) : le Soleil se barricade dans sa tour d’ivoire quand Saturne prend la tangente vers l’illimité.

                              Mais voilà : il n’y a pas de "fusion", comme tu le dis, entre Soleil et Saturne en Signes solsticiaux. C’est évidemment dû (en partie, et d’un point de vue strictement astrologique) au fait que cette conjonction est à cheval sur le solstice d’hiver. Onfray aurait-il mieux réussi la synthèse des deux si son Saturne avait été en Capricorne comme le Soleil ? Possible, mais j’en doute un peu au vu de ses conditionnements de petite enfance et de son pouvoir de résilience apparemment proche du zéro.

                              Quoi qu’il en soit, tout semble se passer comme si Onfray vivait sa conjonction Soleil-Saturne non seulement sur un mode dissonant, mais aussi sur un mode très "sens des contraires" (quand c’est pas l’un, c’est l’autre) alors que le sens des contraires est très faible dans son thème.

                              Bref c’est pas simple. Pour pouvoir trancher, il faudrait avoir les thèmes de plusieurs philosophes athéistes ayant eu à peu près les mêmes conditionnements familiaux que Onfray, nés avec à peu près le même thème que lui, mais avec Soleil et Saturne en Capricorne. Doit pas y en avoir des masses.

                              Donc faut continuer à avancer à tâtons et accumuler les observations...


                              Richard

                                Planetes inaspectées
                                samedi 30 juin 2007
                                par Eric

                                j aimerai connaitre l influence d une planete inaspectée (d aspects majeurs) et singleton sur le comportement, (dans mon cas jupiter en scorpion maison 6) j ai lu que generalement que les gens n en ont pas conscience et qu elle surgit promptement lors de transits.

                                quelqu un peut il m eclairer ?

                                  Planetes inaspectées
                                  samedi 30 juin 2007
                                  par Richard

                                  Salut Eric,

                                  Selon certains astrologues traditionnels, une planète sans aspect est qualifiée de "planète aveugle" et ce qu’elle représente est effectivement considéré comme "inconscient" pour le Sujet.

                                  Encore faut-il savoir ce que l’on entend par "sans aspect", cette notion dépendant des orbes retenues et des Aspects pris en compte.

                                  Du point de vue de l’astrologie conditionaliste, c’est différent : toute planète angulaire, même sans aspect, est considérée comme dominante, la fonction "aveugle" relevant de la planète en fin de classement, qu’elle soit aspectée ou non (mais si une planète est inaspectée et se trouve en-dehors des zones de valorisation angulaires, elle est "fatalement" n° 10, les Aspects étant un facteur de hiérarchisation). Lis sur ce sujet "Fréquences et intensités" sur le site.

                                  J’en profite pour souligner un point important : s’il n’y a pas d’aspects entre deux ou plusieurs planètes dans le ciel, il y en a toujours dans le système nerveux humain, au sens où toutes les fonctions planétaires renvoient à des fonctions psychologiques qui sont toutes en interaction. Exemple : mettons un Jupiter à l’AS et un Neptune au MC. Elles ne sont reliées par aucun aspect… mais Jupiter étant classé n° 1 et Neptune n° 2, le Sujet ayant ce Thème est un jupitéro-neptunien et, dans son fonctionnement, il établira des liaisons (des "aspects" internes, neurophysiologiques) entre ces deux fonctions planétaires.

                                  Lis aussi tous les articles consacrés aux Aspects sur le site.

                                  A+


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