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Témoignage astro de Catherine Rondot

- Maman, t’as déjà vu "Taxi driver" ? C’est bien ? Ça parle de quoi ? - Maman, tu m’aides pour mon devoir sur Candide et l’Eldorado ? - Maaman, il est où mon "pitit crapteur" rouge ? - etc.

L’astrologie en mère de famille

Je fais, ou devrais-je dire, je grappille de l’astrologie en mère de famille souvent débordée. J’aurais pu faire atelier poterie ou peinture sur soie, j’ai choisi les astres. J’ai de phénoménales lacunes, impardonnables, pour qui se dit astrologue, (je ne me le dis pas). Je ne sais même pas ce qu’est une longitude, ou très vaguement. Ma connaissance du système solaire s’arrête à ce que j’en ai appris à l’école. L’astrologie est une activité annexe, que je parviens à caser dans mes moments de liberté. Je ne fais aucune consultation, franchement je ne me le permettrais pas. Tout mon entourage se fout royalement de ce "hobby" sauf mon mari qui craint de me voir gouroutisée par je ne sais quelle supposée et obscure secte astrologique. Il a une imagination débordante ! Voilà pour le comment.

Quand au pourquoi, c’est toujours une interrogation. D’ailleurs, je ne sais pas si je fais de l’astrologie pour les bonnes raisons, y en a-t-il ? J’ai bien quelques pistes... un lointain souvenir, celui, entre autre, d’avoir entendu, à la radio, un astrologue dont le discours, et surtout la conviction m’ont intrigués et intéressés. Qui ? Ce n’était pas Madame Soleil, ça, j’en suis sûre.

Pas de fumée sans feu...

Pas de fumée sans feu... et je suis allée voir par moi-même, pour comprendre, explorer. Certainement qu’à cette époque, j’étais un tantinet troublée par ma propre complexité et l’astrologie fut une des multiples portes que j’ai entrouvertes pour trouver des réponses.

J’avais 20 ans et aucun penchant pour les ésotérismes. Quoiqu’en y réfléchissant bien, j’ai toujours trouvé réjouissante, l’idée que, ce bestiaire céleste, le zodiaque, puisse avoir une influence sur nos vies. Mais, je ne lisais même pas les horoscopes...

Dans les rayons de la librairie, pas d’ouvrage conditionaliste. J’ai choisi le Traité pratique d’astrologie d’André Barbault, à cause de la sobriété de la couverture, genre Gallimard, et parce qu’il proposait les outils pour construire les thèmes. Je me suis mise à l’ouvrage, équipée de mes crayons de couleur, et de mon vieux compas qui dérapait à chaque fois que je traçais un cercle. J’ai expérimenté, sur tout mon entourage, copains, copines, famille, même mon chat y est passé... c’était assez exaltant. Parfois ça collait bien, des choses tellement justes qu’elles ne pouvaient pas être dues au simple hasard... parfois non. J’ai fait mon apprentissage seule en compagnie des mes livres. Ça n’aide pas à progresser, je pense... De plus, j’avais du mal à trouver des interlocuteurs suffisamment concernés et objectifs pour pouvoir m’enrichir dans ma démarche. Les deux cas de figure les plus fréquent étaient :

- La personne qui dit oui à tout, qui se reconnaît dans tout ce qu’on lui dit, qu’importe pourvu qu’on parle d’elle. Pas très satisfaisant...

- Celle qui s’en fout, qui ne croit pas à l’influence des astres, mais qui veut bien vous faire plaisir parce qu’au fond elle vous aime bien et que c’est amusant. Un peu énervant...

Bien évidement, le cas que j’ai étudié avec les plus de soin fut le mien. J’espérais, secrètement, trouver dans mon thème de fabuleuses révélations sur moi-même, des choses du genre : Destinée exceptionnelle, Avenir en concordance avec mes rêves les plus fous... il n’en fut rien, on s’en doute. Au début, je m’appliquais consciencieusement, lisant et relisant tous les chapitres du livre, essayant de synthétiser les informations contradictoires données par le thème. Je pensais n’être pas assez expérimentée. En fait, j’étais profondément insatisfaite des interprétations proposées par le petit guide d’A. Barbault. Selon lui, n’ayant aucune planète angulaire, j’étais avant tout saturnienne, rapport à l’amas en Capricorne, et jupitérienne par l’ascendant (théorie des Maîtrises oblige). C’est ce que j’en avais conclu...

On m’excusera, mais je ne me reconnais pas en Saturne, d’autant qu’il est décrit de façon complètement déprimante par l’astrologie traditionnelle.

Le fil qui me reliait à l’astrologie s’est effiloché au fil des années, j’avais beau faire des efforts, je me suis essoufflée et j’ai définitivement (je le croyais) bazardé mon attirail après avoir fait le thème de mon deuxième enfant. Il apparaissait que, d’après la position et les aspects de la Lune de mon cher petit, j’allais être, oh la vilaine, une mère, hostile et froide, au mieux absente, voir morte ! Ben voyons... et j’allais accepter cela !

Grand trou noir pendant une dizaine d’années

Pourtant, j’avais une certaine nostalgie. Ce qui me manquait le plus, lorsque j’y pensais, c’était la recherche bien sûr mais surtout les cartes. Je crois que la première fois que j’ai tracé une carte du ciel j’en ai tiré un réel plaisir. Je trouve cela beau, je suis accro aux cartes du ciel. Pas les vieux machins moches d’ordinateur mais les bien décorées avec de jolis graphismes.

Le désir se précise au fil des années. Mais, je tourne autour du pot : rien de convainquant à me mettre sous la dent. Et un beau jour, dans ma grande surface préférée, je jette négligemment, au sommet de ma montagne de victuailles, le livre qui va tout réenclencher. Petite cerise, livre de poche de Françoise Hardy : Entre les lignes entre les signes.

J’aime la façon posée et respectueuse avec laquelle elle interroge les personnes. Je perçois que cette astrologie-là laisse une place à l’évolution des individus, qu’elle prend en compte leur richesse personnelle, leur milieu. Qu’elle laisse libre de jouer avec les cartes qui sont données. Pas de fatalisme définitif, pas de pesant couvercle plombé, pas de maléfique boulet à traîner, ouf, on respire !

Et puis c’est intéressant, c’est une approche qui est nouvelle pour moi. Je cherche alors, vainement, des ouvrages de J.P. Nicola et des conditionalistes. Je n’en trouve nulle part. Où se cachent ils ces gars-là ?

C’est par une caniculaire soirée d’août 2003, que je découvre Ariana sur l’écran de mon ordinateur. A priori, les couleurs du site m’évoquent plus volontiers une cimenterie industrielle qu’un site d’astrologie (1). Mais fi des apparences, il regorge d’articles et je m’y plonge avec intérêt. Pas facile tenter de comprendre le R.E.T., le S.O.R.I. et tout le reste surtout quand il fait une chaleur épouvantable, que mon vieil ordinateur ventile à fond et augmente encore la température de la pièce.

Je passe plusieurs semaines à fureter, je tente une incursion sur le forum. Je découvre avec surprise, mes nouvelles dominantes qui me convainquent bien plus que les précédentes. Des interprétations planétaires différentes de celles que je connaissais, la théorie des âges, le zodiaque photopériodique... c’est passionnant, ça me parle... Je décide de refaire de l’astrologie.

Il n’a pas fallu me pousser beaucoup, j’en mourais d’envie. Uranus transite Vénus en Verseau, et attaque sa deuxième moitié de cycle : je sais ce que je veux et je le veux sans attendre !

De nouveau, j’expérimente, je vérifie, je décortique, soupèse, tranche, analyse, questionne, avance de trois pas recule de deux...

Je ne sais pas si c’est à cause de mon ciel que je pratique l’astrologie mais en tout cas, il influence ma pratique. Je sais garder une distance détendue et ludique tout en respectant profondément cette science, ce savoir. Le sens des ensembles me pousse vers une connaissance globale du système, à en dégager la structure, à en explorer tous les rouages pour pouvoir me l’approprier. Tout doit parfaitement coller. Je préfère ne pas connaître que de connaître partiellement : exigence de totale complétude, c’est ma petite "psychorigidité". Un écho de Pluton/Uranus au Capricorne ?

Je ne serai probablement jamais astrologue, ou alors à 80 ans, quand j’estimerai être valable dans ce domaine. Il me reste encore un peu de temps pour approfondir.

Note :

1. C’est vrai que le look du portail de notre premier site n’était vraiment pas terrible. Heureusement, depuis, on a fait des progrès ! (Richard Pellard).

Cet article vous a été proposé par : Catherine Rondot



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