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en Astrologie Naturelle

R.E.T. et théologie chrétienne

C’est probablement un sacrilège pour l’Église qui est très remontée contre l’astrologie, même si certains prêtres sont loin de partager cette intolérance, mais penchons-nous quand même sur la “Sainte Trinité” chrétienne (Dieu en trois “personnes” : Père, Fils et Saint-Esprit).

Une structure théologique bien intéressante que les catholiques appellent périchorèse et qui selon la définition de l’église signifie “ce qui unit les Trois Personnes de la Trinité ; union consubstantielle (inséparable) dans un mouvement incessant d’amour par lequel le Père engendre le Fils dans l’Esprit, aussi appelé circumincession par les latins”. Elle est devenue un dogme lorsque les théologiens se sont rendu compte que le Dieu unique était finalement bien embarrassant pour la pensée. Isolé dans le royaume de sa Représentation (le Verbe créateur) ou de sa Transcendance (la déité invisible, imperceptible et inexprimable), il était difficile à ce Dieu de communiquer avec les hommes Existants. Et pourtant, il fallait bien qu’il le fît, sous peine de passer pour non-Existant. Une fois la Sainte Trinité théorisée, il n’a pas manqué d’ecclésiastiques à l’esprit géométrique pour la transformer en un triangle inscrit dans un cercle, comme le montre l’image ci-contre (c’est par mes soins qu’a été rendu visible le cercle invisible par lequel passent les trois sommets du parfait isocèle divin, je précise).

Du périchorèse au R.E.T. circulaire

Dans ce modèle, Dieu est au centre de ce cercle et les trois “personnes” qui lui sont consubstantielles selon le dogme trinitaire sont isocèlement réparties sur le pourtour du cercle, des segments de droite illustrant l’unité indifférenciée autour du centre et les différenciations trinitaires en périphérie.

Le seul point commun apparent entre ce modèles géométrico-théologique et le modèle astrologique du R.E.T. (voir ci-contre) réside dans l’utilisation combinée du triangle isocèle et du cercle pour représenter abstraitement un type de réalité. Mais rien n’interdit de comparer ces modèles.

C’est ce que nous allons faire, en partant du point de vue que quelle que soit la nature de la “réalité” de Dieu, c’est nécessairement à travers la matrice de l’astral que nous la percevons, l’inventons ou la concevons. Dans cette optique, il est évidemment tentant de faire des corrélations entre les trois “personnes” trinitaires et les trois niveaux du R.E.T. Ce faisant, on aboutit au modèle théologico-astrologique ci-dessous (peu importe qu’on soit croyant ou pas).

Père “Représentatif”, Fils “Existant” et Saint-Esprit “Transcendant”

Si Dieu est réellement un être absolument transcendant, nous pouvons nous référer au “T extensif” pour analyser le mystère de la Trinité. Dieu-le-Père, image normative de la divinité, sera alors une instance uranienne, un “représentant de la Transcendance” (‘rT’). Au Fils, Jésus-Christ, reviendra alors “l’existence de la Transcendance” neptunienne (‘eT’) : émergeant de l’invisible, il est venu pour un partage et pour un combat, il s’est incarné et a vécu ce que vivent les hommes. Inévitablement, en suivant cette logique, le Saint-Esprit sera plutonien (transcendance de la Transcendance) : il est multiple, imprévisible, “non-R” (impossible à représenter) et “non-E” (il échappe à nos perceptions).

Mais la Sainte Trinité divine n’est peut-être qu’un mythe explicatif, une pure représentation idéale (‘rR’) que nous avons imaginé pour donner un sens à nos existences et conjurer notre peur de l’absurde… Dans cette optique, c’est le “R extensif” auquel il faut se référer pour analyser et comprendre la Sainte Trinité. Dieu-le-Père est alors solaire (‘rR’, représentation de Représentation) : l’unique qui s’auto-justifie et s’auto-reproduit (“Je suis celui qui suis” !). Jésus-Christ le Fils serait alors Vénusien (‘eR’, existence de la Représentation) : le mythe prend corps, l’image se manifeste parmi nous, comme un Père Noël (autre forme de mythe qui s’incarne), ce qui expliquerait le doux, suave et tendre Jésus de l’imagerie sulpicienne… Quant au Saint-Esprit, il serait mercurien (‘tR’, transcendance de la Représentation) : la divinité pure représentation se disperse, se déconcentre, communique avec qui elle veut et quand elle veut… Les théologiens feraient-ils de l’astrologie sans le savoir ?

Autre interprétation iconoclaste (et au choix, athée ou agnostique - et elle a ma préférence !) : Jésus n’était probablement qu’un homme marsien Existant, le Fils de l’Homme (même né d’une tardive Vierge), vrai être de chair et d’os crucifié à mi chemin d’un Père solaire idéalisé et d’un Saint-Esprit fantasmatique. Je vous laisse développer et imaginer la suite de ce scénario avec l’aide des fonctions du R.E.T. Dans tous les cas de figure, reste à traiter le cas de Dieu lui-même. Selon l’Église qui l’a mis au centre du cercle et du triangle, il est la globalité trinitaire indifférenciée… ce qui, dans la logique du R.E.T., fait immanquablement penser à la fonction lunaire. Dieu serait-il lunaire ?

Le christianisme et l’astrologie

Le christianisme a toujours entretenu une relation très ambiguë avec l’astrologie. D’un côté, l’Église l’a très tôt condamnée en tant que pratique païenne et croyance superstitieuse faisant de l’ombre à la toute-puissance divine et niant le libre-arbitre que Dieu aurait accordé à l’Homme (ce qui est un sacré paradoxe) ; de l’autre côté, innombrables sont les églises dont les frontons, les colonnes et les clochers s’ornent de symboles planétaires et zodiacaux et, de plus, il est de notoriété publique que de nombreux papes et leurs cours ont recouru jusqu’au milieu du XVIe siècle à l’astrologie. Il y aurait même eu des papes astrologues !

Autant dire que le décodage du mythe de la Trinité chrétienne par l’astrologie ici présenté est résolument iconoclaste et m’aurait probablement valu le bûcher au temps de l’Inquisition. Mais le prêtre Maurice Maupilier, grand anti-conformiste devant l’Éternel et un brave et érudit curé de campagne de ma connaissance n’en étaient pas du tout effarouchés…



Cet article vous a été proposé par Richard Pellard

Voir aussi :

▶ Astrologie et Bouddhisme, un dialogue
▶ Astrologie conditionaliste et spiritualité
▶ L’anti-astrologisme chrétien
▶ À propos du Logoscope…
▶ Les fonctions planétaires du R.E.T.
▶ Astrologie et inconscient, des atomes aux planètes
▶ Astrologie et connerie
▶ S.O.R.I., R.E.T., Logoscope, information, structures et fonctions


Les significations planétaires

par Richard Pellard

620 pages. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang.

La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités.

La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient.

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Pluton planète naine : une erreur géante

par Richard Pellard

117 pages. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de “planète naine”, au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite.

Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette “nanification” de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les “plutoniens” ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ?

Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie !

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