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Françoise Sagan, bonjour la tristesse des Gémeaux

La rentrée littéraire d’automne 1994 voit la publication d’un nouveau roman de Françoise Sagan (née le 21/06/1935 à 10h00 TU à Cajarc) : Un Chagrin de passage. Il y a tout juste 40 ans paraissait son premier ouvrage, Bonjour tristesse. Analyse du thème de l’écrivain à travers ses œuvres...

À droite : Thème d’écliptique ; à gauche : Thème de domitude.

De la vie facile aux jeux cruels

Bonjour tristesse, premier roman de Françoise Sagan, met en scène une jeune fille de 17 ans, Cécile, aimant la vie facile, à laquelle l’écrivain a tendance à s’identifier. Cécile part en vacances avec son père, seul, adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Il invite sa maîtresse, Elsa, une demi-mondaine de 29 ans, à partager leur villa au bord de la Méditerranée.

Là-bas, Cécile fait la connaissance d’un étudiant de 26 ans, sérieux, et une idylle se noue entre eux. Cependant le père de Cécile n’hésite pas à convier également une amie de son âge, Anne, femme de cœur intelligente et calme, à les rejoindre. A partir de ce moment, un jeu cruel se prépare dans la pinède embrasée...

Nous étudierons dans son thème la configuration dominante, soit Neptune (en Vierge) opposé à la conjonction Lune-Saturne (en Poissons) à travers son roman.

Lune : soleil, mer, farniente

Dès le début de Bonjour Tristesse, le côté lunaire de la personnalité de Françoise Sagan prédomine : “Les premiers jours furent éblouissants. Nous passions des heures sur la plage, écrasés de chaleur”. Françoise Sagan sait ici nous faire ressentir l’abandon, le bien-être, l’harmonie qui envahit totalement son héroïne.

Même si la Lune domine, la conjonction Lune-Saturne est présente mais semble ici consonante : “Je m’allongeais dans le sable, en prenais une poignée dans ma main, le laissais s’enfuir de mes doigts en un jet jaunâtre et doux, je me disais qu’il s’enfuyait comme le temps, que c’était une idée facile et qu’il était agréable d’avoir des idées faciles”. Ici, Saturne ne vient pas contrarier une quiétude sereine, il s’associe à la Lune pour donner des réflexions apaisantes, non perturbantes, laissant l’héroïne dans une plénitude tranquille, sans se laisser ronger par les doutes.

Lorsque Cécile rencontre Cyril, c’est encore une impression lunaire que nous transmet la romancière : “Il avait un visage de Latin, avec quelque chose d’équilibré, de protecteur qui me plut”. La jeune fille recherche avec lui la fusion, l’harmonie, voire l’osmose comme celle qui existe entre le bébé et sa mère au stade lunaire.

Les vacances se déroulent sur le thème du farniente et les habitudes s’installent peu à peu : “Après dîner, nous nous allongeâmes dans des fauteuils sur la terrasse, comme tous les soirs”. La routine, les points de repères (Lune) sécurisent Cécile. Ce côté lunaire apparaît aussi dans son goût immodéré pour les fonctions vitales (nourriture, sommeil) : “Nous étions bien ; les petits grains de sable me défendaient seuls des tendres assauts du sommeil”.

Cette plénitude lunaire se trouve cependant soudainement perturbée lorsque son père lui apprend l’arrivée d’Anne : “Je fermai les yeux avec désespoir. Nous étions trop tranquilles, cela ne pouvait durer”. Avec une Lune en Poissons, et de plus conjointe à Saturne, l’héroïne de Françoise Sagan ne supporte pas que l’on casse subitement ses habitudes sécurisantes ou qu’on lui impose quelqu’un de nouveau qu’elle n’a pas admis dans le clan de ses intimes après avoir testé leur fidélité.

Cependant, il apparaît que c’est plus le côté lunaire et non la conjonction Lune-Saturne qui soit perturbé chez Cécile : “Nous avions loué la villa pour deux mois, mais je savais que dès l’arrivée d’Anne la détente complète ne serait plus possible”. Son fonctionnement lunaire se révolte ici contre tout ce qui pourrait perturber la fluidité, l’harmonie, l’abandon, voire le laisser-aller : Anne peut venir troubler ce délicieux “désordre”.

De même, lorsque Cyril tente pour la première fois de l’embrasser, elle redoute l’émergence de sensations fortes (Neptune) qui troubleraient sa plénitude sereine (Lune) : “Je revis les derniers jours de cette semaine, ma confiance, ma tranquillité auprès de lui et je regrettai l’approche de cette bouche longue et un peu lourde”. On peut constater nettement que le fonctionnement lunaire est prédominant dans cette première partie du roman, mais qu’en sera-t-il après l’arrivée d’Anne ?

Lune-Saturne : l’Intruse

En accueillant Anne à la villa, Cécile lui apprend qu’Elsa est la maîtresse de son père, elle surprend alors chez Anne une réaction étrange, un visage marqué par la souffrance alors qu’elle ne connaissait jusque là de cette femme de 40 ans qu’un self-control parfait : “Je sortis en bafouillant et descendis l’escalier dans une grande confusion de pensées. Pourquoi ce visage, cette voix troublée, cette défaillance ? Je passai une heure à faire des hypothèses”. L’harmonie, les habitudes sont subitement bouleversées pour faire place aux doutes, aux suppositions, aux questions sans réponses précises. Saturne fait alors pour la première fois sa véritable apparition pour éclipser le fonctionnement jusque là lunaire de l’héroïne. Elle se met à sonder les êtres, leur comportement pour en découvrir les profondeurs cachées, sa quiétude primaire disparaît alors.

La Lune, pourtant, doit retrouver sa suprématie. Cécile va jusqu’à redouter les difficultés (Saturne) et les sensations trop intenses (Neptune) qui pourraient troubler sa tranquillité (Lune) : “A ses yeux, tout allait bien, mais je revoyais tour à tour le visage passionné de Cyril, celui d’Anne, et je me demandais si les vacances seraient aussi simples que le déclarait mon père”. On sent ici que l’héroïne veut conserver sa quiétude lunaire, qu’elle rejette des sentiments neptuniens trop irrationnels, qu’elle redoute les complications saturniennes tout en e pouvant s’empêcher d’être habitée de doutes (Saturne).

Avec l’arrivée d’Anne, la facette neptunienne de la personnalité de Cécile entre également en jeu. Elle se laisse griser (Neptune) par certains de ses propos sans chercher à les comprendre (Saturne) : “Certaines phrases dégagent pour moi un climat intellectuel, subtil, qui me subjugue, même si je ne les pénètre pas absolument” ? Les fonctionnements lunaires et saturniens de Cécile sont ici mis de côté au profit d’engouements incompréhensibles, sans but ni cohérence. Elle se laisse envahir par des états d’âme étranges, oubliant sa tranquillité satisfaite (Lune) et ne cherchant pas à décortiquer les sens des propos énoncés (Saturne).

Cependant, elle cherche toujours à retrouver son harmonie lunaire des premiers jours : “Je me rends compte que j’oublie, que je suis forcée d’oublier le principal : la présence de la mer, son rythme incessant, le soleil”. Cécile prend ici conscience (Saturne) que son bien-être, sa quiétude, risquent d’être perturbés contre son gré alors que cette plénitude sereine lui importe plus que tout.

Les contradictions de son caractère se succèdent ensuite : malgré un fonctionnement lunaire apparemment dominant et qu’elle cherche à protéger, elle ne renie pas cependant parfois l’émergence de sensations grisantes (Neptune) : “J’aimais le plaisir d’aller vite en voiture”, tout en répétant ce fonctionnement neptunien assez aisément peu de temps après au profit d’un fonctionnement lunaire : “Je n’ai pas honte des plaisirs faciles, je regretterai, je renierai plus facilement mes chagrins ou mes crises mystiques. Le goût du plaisir, du bonheur représente le seul côté cohérent de mon caractère”.

En pratiquant ici une introspection (Saturne), Cécile se rend compte qu’elle recherche plus les lignes de moindre résistance (Lune) que des états d’âme insolites (Neptune).

Lune : “Il me protégeait”

D’ailleurs, semblant s’être familiarisée à la présence d’Anne, le côté lunaire de sa personnalité reprend le dessus : “Comme elle ne prêtait pas attention, je m’installai tranquillement sur une marche avec une tasse de café et une orange et entamai les délices du matin : je mordais l’orange, un jus sucré giclait dans ma bouche ; une gorgée de café noir brûlant aussitôt, et à nouveau la fraîcheur du fruit”. Cécile n’est plus qu’à l’écoute de son bien-être, de ses habitudes retrouvées.

Il en est de même pour Cyril qui lui évoque des impressions essentiellement lunaires : “Dans la lumière du matin, il était aussi doré, aussi gentil, aussi doux que moi, il me protégeait”. Avec lui, tout semble agréable, sécurisant et tellement simple que l’on croit tomber dans la mièvrerie. Elle fusionne également à nouveau avec son environnement : “Je plongeai mon visage dans l’eau pour le refaire, le rafraîchir... l’eau était verte. Je me sentais envahie d’un bonheur, et d’une insouciance parfaits”. Dans cette dernière phrase culmine la facette lunaire de la personnalité de Cécile, que rien ne saurait perturber.

Mais cette harmonie parfaite semble être incompatible avec la présence d’Anne : “Anne, dis-je, vous n’allez pas me faire ça, me faire travailler par ces chaleurs... ces vacances qui pourraient me faire tant de bien... Je me recouchai dans le sable, pleine d’inquiétudes”. La paresse, l’indolence (Lune) que Cécile cultivait naturellement sont subitement menacées par la perspective d’un effort intellectuel à fournir. Réviser son examen lui semble une épreuve insurmontable et rébarbative. La tranquillité lunaire, ici troublée, fait place à un malaise saturnien, à des questionnements perturbants.

Cécile cherche alors à se réfugier dans sa bulle (Lune) , mais ne peut s’empêcher de s’adonner à des réflexions, de faire des constats (Saturne) et d’envisager l’avenir de ses vacances en se fondant sur des pressentiments (Neptune) : “Je courus vers la mer, m’y enfonçai en gémissant sur les vacances que nous aurions pu avoir, que nous n’aurions pas. Nous avions tous les éléments d’un drame : un séducteur, une demi-mondaine, et une femme de tête”.

A la découverte de Saturne : le plan subtil

Le père de Cécile quitte Elsa pour Anne et apprend à sa fille qu’Anne et lui vont se marier : “Je ne parvenais pas à comprendre mon père si obstinément opposé au mariage, aux chaînes, en une nuit décidé... Cela changeait toute notre vie. Nous perdions l’indépendance. J’entrevis alors notre vie à trois, une vie subitement équilibrée, des soirées heureuses, tranquilles... je méprisai soudain les dîners tumultueux”.

Cécile est habitée de sentiments contradictoires : d’une part, elle redoute de perdre les habitudes de vie qu’elle avait prises avec son père (Lune), de devoir sacrifier des errances nocturnes hors-norme (Neptune), et à la fois elle se réjouit de l’accession à une vie rangée : “D’ailleurs, n’étais-je pas heureuse ? Anne me guiderait, me déchargerait de ma vie, m’indiquerait en toutes circonstances la route à suivre”. Cécile choisit alors la facilité en s’en remettant complètement à Anne (Lune), tout en reniant ces “dîners tumultueux” (Neptune) qui pour elle n’ont soudain plus aucun sens.

Tout ne semble pas cependant aussi simple : Anne, prenant de plus en plus d’ascendant sur son futur mari, contraint Cécile à ne plus revoir Cyril et à travailler sa philosophie. Son côté lunaire est alors fortement contrarié : “Je pensais à Cyril qui m’attendait sur la crique dorée, au balancement doux du bateau, au goût de nos baisers, et je pensais à Anne”. Cette femme vient soudain perturber la facette prédominante de la personnalité de Cécile : la recherche de l’harmonie, du bien-être représentant pour elle un équilibre primordial.

Saturne entre alors en action pour protéger cette plénitude lunaire : “Et je continuai, malgré moi, à réfléchir : à réfléchir qu’Anne était nuisible et dangereuse, et qu’il fallait l’écarter de notre chemin”. Cécile se laisse submerger par des réflexions vers lesquelles sa nature profonde, à l’origine, ne la porte pas : “Moi, si naturellement faite pour le bonheur, l’amabilité, l’insouciance, j’entrai par elle dans un monde de reproches où, trop inexperte à l’introspection, je me perdais moi-même”. L’héroïne reconnaît ici qu’elle accède plus facilement à un fonctionnement lunaire que saturnien. Les questionnements lui apparaissent difficiles à vivre (Saturne) et elle se reconnaît plus encline à rechercher la facilité (Lune).

Il s’agit ici d’une dissonance Lune-Saturne où Saturne a du mal à s’imposer tant la Lune est omniprésente dans le fonctionnement naturel de Cécile. “Il fallait absolument se secouer, retrouver mon père et notre vie d’antan. De quels charmes ne se paraient pas pour moi subitement les deux années joyeuses et incohérentes que je venais d’achever, ces deux années que j’avais si vite reniées l’autre jour ?”. Cécile prend ici conscience (Saturne) qu’elle doit retrouver ses points de repères (Lune) faits de moments “joyeux” (insouciance lunaire), mais également “incohérents” (comportements neptuniens imprévisibles).

Peu à peu, Saturne prend un aspect obsessionnel face à la menace que représente Anne qui risque de détruire ses habitudes du temps passé (Lune) : “Je ne pouvais me libérer de cette hantise : Anne allait saccager notre existence. Je ne cherchais pas à revoir Cyril, il m’eût rassurée, apporté quelque bonheur et je n’en avais pas envie. Je mettais même une certaine complaisance à me poser des questions insolubles”. Il est évident que Saturne prend ici nettement le pas sur la Lune car Cécile ne cherche même plus à se réfugier dans une plénitude sereine (Lune). Elle prend même un certain plaisir à rechercher les complexités (Saturne).

“Dans une sorte de vertige”

Lorsque soudain Elsa réapparaît pour venir prendre ses valises, Cécile se sent à nouveau envahie par la nostalgie des jours heureux. Elle fait alors croire à Elsa que son père l’aime toujours, qu’il est déjà malheureux avec Anne et que ce Mariage ne doit donc pas se faire : “J’agissais comme dans une sorte de vertige. Je sentais exactement ce qu’il fallait lui dire”. En observant Elsa, Cécile a trouvé sa faille (Saturne) et sait faire preuve de psychologie et de feeling (Neptune) afin de la manipuler.

Soudain, reprenant espoir en sachant qu’Elsa est prête à coopérer avec elle, Cécile voit son fonctionnement saturnien s’aiguiser : “Je me mis à dresser des plans très rapidement sans m’arrêter un instant sur moi-même. Je calculais, je supputais, je détruisais au fur et à mesure toutes les objections”. Cécile découvre ici l’agilité de son esprit à décortiquer les êtres et les situations, à anticiper leur comportement, à trouver des solutions sans failles (Saturne).

Avec la même habileté, elle arrive à convaincre Cyril qu’Anne représente un obstacle à leur amour. Cécile explique ensuite à Cyril et Elsa le plan qu’elle a conçu pour se débarrasser d’Anne : Elsa doit faire croire au père de Cécile qu’elle est devenue la maîtresse de Cyril. Dès lors, atteint dans son orgueil, il ne pourra résister à l’envie de la reconquérir, et Anne, apprenant cette trahison, ne pourra la supporter et repartira pour Paris ; la vie reprendra alors son cours tranquille comme aux premiers jours des vacances.

Le plan est mis à exécution : tous les jours Cécile fait en sorte que l’on voit partout Cyril et Elsa ensemble. Cependant le fonctionnement lunaire de Cécile reprend parfois le dessus et elle cherche à retrouver un équilibre avec Anne : “Abandonner la comédie, confier ma vie, me mettre entre ses mains jusqu’à la fin de mes jours. Je n’avais jamais ressenti une faiblesse aussi envahissante”. Son côté calculateur (Saturne) fait ici l’objet d’un rejet au profit de la recherche d’une nouvelle harmonie (Lune) qu’elle croit encore pouvoir préserver dans une vie à trois.

Mais Anne se montre toujours aussi directive et trop parfaite, elle représente alors à nouveau une menace qu’il n’est plus question de mettre en doute : “Je ne faisais plus attention au soleil, ni même au goût du café. Quand je parlais avec Anne, j’étais parfaitement absorbée, je ne me voyais plus exister et pourtant elle seule me mettait en question, me forçait à me juger. Elle me faisait vivre des moments difficiles”. Anne réveille chez Cécile son fonctionnement saturnien dont elle veut faire abstraction, l’empêche de retrouver son fonctionnement lunaire naturel qui représente la base de son équilibre. En outre, la vie rangée que propose Anne ne peut pas plus cohabiter avec les élans neptuniens de Cécile et de son père : “Il n’était vraiment atteint et miné que par l’habitude et l’attendu, comme je l’étais moi-même”. Les points de repères (Lune) sont soudainement étrangement dévalorisés et reniés au profit d’une recherche de situations imprévisibles (Neptune). Ces comportements neptuniens ne sont malgré tout que des grains de folie passagers que l’héroïne, même si elle n’en prend pas conscience ici, oublie rapidement pour se réfugier dans une tranquillité sécurisante (Lune).

Lune dissonante : “Mais nous étions heureux”

Finalement, voyant son plan sur le point de se concrétiser, Cécile, contre toute attente, abdique (Lune), elle ne cherche plus à tenter d’arrêter de favoriser l’accomplissement du plan qu’elle avait élaboré : “Je m’enfuis. Que mon père fasse ce qu’il veut, qu’Anne se débrouille”.

Lorsqu’Anne découvre enfin le père de Cécile dans les bras d’Elsa, bouleversée, atteinte au plus profond d’elle-même, elle se précipite vers sa voiture. Dans un dernier sursaut lunaire, Cécile tente de la retenir : “Anne, nous avons besoin de vous”. “Nous savions tous les deux qu’il était indispensable qu’Anne nous revînt”. L’héroïne marquée avant tout par un fonctionnement lunaire cherche à retrouver la quiétude, à oublier le chagrin d’Anne et ses responsabilités. Elle ne supporte pas (Lune) de connaître les remords, de subir des pensées contrariantes (Saturne). Puis l’annonce de la mort d’Anne dans un accident de voiture, un suicide éventuel, tombe comme un couperet. Dès lors, Cécile et son père se sentent abandonnés, sans aucun repère sécurisant (Lune). Cyril et Elsa ne comptent même plus face à l’ampleur de la tragédie.

De retour à Paris, Cécile et son père se consolent peu à peu : “La vie recommença comme avant, comme il était prévu qu’elle recommencerait... Mais nous sommes heureux”. Les habitudes reprennent leur cours ainsi qu’une certaine sérénité (Lune). Mais un sentiment saturnien viendra à jamais troubler la quiétude lunaire si chère à Cécile : “Ma mémoire parfois me trahit : l’été revient et tous ses souvenirs. Anne, Anne ! Je répète ce nom très bas et très longtemps dans le noir. Quelque chose monte alors en moi que j’accueille par son nom les yeux fermés : Bonjour Tristesse”.

Article paru dans le n° 2 du Fil d’ARIANA (1er octobre 1994).

Le petit livre du Gémeaux

par Richard Pellard. 49 pages. Illustrations en couleurs

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Cet article vous a été proposé par : Pascale Jamais



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