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Anar-show en hommage à Paul Feyerabend

Je ne suis pas cosmologue, mais il apparaît que l’astrologie telle que la concevait J. Kepler, conduit dans les grandes lignes, à des théorisations aussi recevables que celles des astronomes, voire en avance sur elles. Certains résultats inédits (spirale des rapports consécutifs des orbites principales, relations avec les formules de l’atome d’hydrogène, symétries des rapports L/g) dus à la pensée globalisante du conditionalisme ne seront jamais reconnus en tant que tels avant d’être « redécouverts » et récupérés sous des théories réglementaires. Il est des scientifiques qui ignorent ou ne veulent pas voir ces absorptions osmotiques du bas-marginal par le haut-magistral. Vu leur rareté présumée, d’autres philosophes des sciences les minimisent ou les mettent au compte des coïncidences, avec un raisonnement ad hoc sur les phénomènes en série. Ceux qui les reconnaissent n’en font pas un drame déontologique. Pas de vague, ni de tempête sous un crâne : il est normal que le progrès scienti-fique fasse des victimes, il est normal que la déontologie ne soit que statistique. L’invincible locomotive avance en écrasant les poseurs de rails. Comme en 14-18 : pas d’omelette sans casser d’œufs.

Dans le magma de surinformations que véhicule Internet, que véhiculeront demain d’autres moyens d’informations à domicile, un surfeur du XXIeme siècle, a peu de chance de trouver dans les sites scientifiques des informations objectives sur l’astrologie, son histoire, ses chercheurs, ses écoles, ses exploiteurs, ses exploités, ses raisons et déraisons. Désormais, il les trouvera ailleurs. Non seulement chez les conditionalistes mais chez tous ceux qui auront compris l’intérêt culturel et même commercial d’une connaissance au-dessus des interdits. La surinformation met fin à la désinformation. Aussi vrai pour l’astrologie que pour d’autres disciplines et indisciplines désormais ouvertes aux esprits libres de comparer et de juger d’eux-mêmes qui ment, qui ne ment pas. Ces esprits ont toujours existé. Avec la mutation que représente la communication par l’informatique cette espèce a des chances de se développer et mettre en péril les tyrannosaures de l’écriture dominatrice, condamnée à disparaître pour leur ignorance et leurs censures sur toutes sortes de questions. La connaissance ne passera plus par la sélection artificielle qu’impose le label du « Je sais Tout de ce qu’il faut ne pas savoir » mais par les petites souris suffisamment adaptées à la jungle de la surinformation pour dénicher les informations inédites.

Déjà, c’en est fini de Kepler réduit à un faiseur d’horoscopes pour nourrir sa famille, alors qu’il préférait renoncer à la richesse plutôt qu’à ses croyances, alors qu’il élevait l’astrologie au même rang que l’astronomie, en déplorant qu’elle soit dénaturée :

« L’astrologie reste chez lui vivante parce qu’elle est un doublet structurel de l’astronomie, qu’elle en est en quelque sorte l’image profane ; nier d’emblée, sans examen et sans nuances, qu’elle soit plausible, ce serait nier la validité de l’astronomie elle-même : car la possibilité de comprendre le monde en l’un et en l’autre cas provient de la même source d’intelligibilité, qui est la parole de Dieu immanente au monde. Mais dans l’astrologie judiciaire cette parole est faussement entendue et résulte des illusions de l’imagination ; la langue apparemment divine est réalité humaine » (Gérard Simon)…

Paul Feyerabend (1), est l’un des rares, le seul peut-être des notoriétés universitaires, à avoir eu le courage et la rigueur que devrait avoir n’importe quel scientifique, de dénoncer la bouffonnerie du manifeste contre l’astrologie signé par 186 scientifiques, dont 18 prix Nobel, publié par The Humanist en septembre 1975.

Ce qu’il a écrit à ce sujet (texte ci-dessous), vous ne le trouverez pas dans le site de l’Union Rationaliste ou d’autres enragés de la pseudo-science anti-astrologique, mais sur nos propres sites et n’importe quels autres sites usant d’un exceptionnel espace d’information libérée. Voilà la nouveauté qui va contraindre les scientifiques à une mutation ou creuser davantage le fossé entre le savoir « d’en-haut » avec sa morgue et sa suffisance, et le savoir « d’en-bas » avec son empirisme, ses intuitions, ses insuffisances.

Dialogues sur la connaissance

Cet extrait a été publié dans les Cahiers conditionalistes n° 26 (Comac. 1997). Je le reproduis dans ce nouveau contexte pour, précisément, qu’il figure sur nos sites. À propos de l’astrologie, P. Fereyabend (B) dialogue avec A, interlocuteur anonyme.

- B — On ne peut pas forcer les gens à aimer ce qu’ils détestent, on ne peut même pas les forcer… et on ne doit pas les forcer — à s’informer sur la question [l’astrologie]. Mais nos scientifiques, nos scientifiques rationnels et objectifs, ne font pas qu’exprimer leurs goûts et leurs dégoûts. Ils font comme s’ils avaient des arguments et se servent de leur autorité considérable pour leur donner du poids. Mais les arguments qu’ils utilisent réellement démontrent leur inculture pitoyable…

A — D’accord, d’accord, je suis désolé d’avoir lancé cette question sur le tapis. Je ne sais pratiquement rien là-dessus.

- B — … mais vous avez certainement agi comme si vous en connaissiez un bout quand nous avons commencé notre petite discussion. Et la même chose vaut pour tous ces scientifiques qui prononcent des jugements sur des questions dont ils n’ont pas la moindre idée.

A — Je doute qu’il y ait beaucoup de scientifiques de cette sorte.

- B — Je suis désolé de vous enlever vos illusions. Regardez seulement cet article. C’est le numéro d’octobre/novembre (1975) du journal américain The Humanist (titre étrange pour ce qui se révèle n’être qu’un torchon hyper-chauviniste). Il y a une série d’articles qui critiquent. Les articles sont mal écrits et fourmillent d’erreurs. L’un des auteurs dit : « L’astrologie a été gravement ébranlée car il s’agit d’un système géocentrique ». C’était là votre premier argument. Incompétent, comme nous l’avons vu. Un autre auteur écrit que l’astrologie est née de la magie. Mais la science moderne également « est née de la magie », si l’on tient à parler dans des termes aussi généraux. Bon, direz-vous, il y a toujours des scientifiques qui dépassent les limites de leur compétence et se rendent ridicules. Mais maintenant regardez à la fin de la déclaration générale qui précède les arguments plus détaillés. Il y a 186 signatures de scientifiques… 186 signatures ! Il est bien évident que ces personnalités fort savantes avaient moins d’intérêt à convaincre les gens par des arguments qu’à les bousculer. Car si vous aviez un seul bon argument, quelle serait l’utilité de tant de signatures ? Ce que nous avons là par conséquent n’est rien d’autre qu’une encyclique scientifique : les papes ont parlé, la question est tranchée ! Maintenant jetez un coup d’œil sur les signatures ! Il ne s’agit pas juste de quelques scientifiques d’arrière-plan — les plus grandes vedettes de l’establishment scientifique montrent les astrologues du doigt pour les maudire. John Eccles, le « chevalier poppérien », prix Nobel ; Konrad Lorenz, l’éthologiste (et un homme pour qui j’ai beaucoup d’admiration), prix Nobel ; Crick, l’un des découvreurs de l’ADN, autre grande personnalité Nobel, et ainsi de suite. Vous avez Samuelson, l’économiste, Pauling, deux fois Nobel, avec son idée controversée (bien que raisonnable sur l’efficacité de larges doses de vitamine C pour combattre la grippe et même le cancer. Tout ce qui porte un nom dans les sciences l’a prêté pour soutenir un document qui est un gouffre d’ignorance et d’inculture. [je souligne] Quelques mois après la publication du document, un journaliste de la BBC voulait organiser une discussion entre quelques-uns de ces prix Nobel et les partisans de l’astrologie, mais tous les prix Nobel ont décliné l’invitation, certains en indiquant qu’ils n’avaient pas la moindre idée des détails de l’astrologie : ces personnalités fort savantes ne savaient pas de quoi elles parlaient (je souligne).

Par rapport à ce que l’on peut lire ou entendre dans une carrière d’astrologue, ce n’est qu’un aspect presque secondaire de l’ostracisme et de la nullité de l’anti-astrologisme académique. Sur l’ignorance savante, je ne partage pas entièrement l’avis de Paul Feyerabend. À l’occasion de ma thèse, constatant que les biographes de Jung « glissaient » prudemment ou ne parlaient pas de ses convictions astrologiques, j’ai réalisé qu’il manquait le Surconscient à la topique freudienne du Surmoi, Moi et Çà. Le Moi, selon Freud est pris, pour ainsi écrasé, entre les pulsions libidineuses du Çà et les vetos d’un Surmoi moralisateur. Le Surconscient vient à la rescousse du Moi pressuré : il n’y a pas de mal, ni de honte, à enfoncer l’astrologie, maudire les astrologues, signer n’importe quoi et se défiler en cas de demande d’explications. Loin d’être ignorant, un homme de science sait parfaitement à quoi il s’expose à défendre l’astrologie ne serait-ce qu’au nom du doute et de la présomption d’innocence. Il faudrait être fou pour gâcher ainsi ses chances de gloire et, tel Kepler, se condamner à faire des horoscopes pour nourrir sa famille. Même les jungiens, grâce au Surconscient qui veille sur un Surmoi porté à faire des bêtises, savent celà.

Notes :

1) - « Paul Fererabend (1924-1994), essayiste et polémiste, est l’un des principaux philosophes de la science contemporaine. Ses ouvrages, Contre la méthode, Adieu la Raison, sont désormais des classiques de l’épistémologie ». Extrait de la 4e de couverture de Dialogues sur la connaissance de P. Feyerabend. Ed. du Seuil. Paris. 1996.

Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

par Richard Pellard. 117 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie ! Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

Voir aussi :

- Un épistémologue contre l’anti-astrologisme
- Qu’est-ce que la science ? Un golem ou un robot ?
- L’anti-astrologisme chrétien
- Pour en finir avec l’anti-astrologie
- Quelques recherches sur l’influence astrologique
- Quelques réponses à un astronome anti-astrologue…
- Yves Ouatou et les Zantis
- Yves Ouatou et l’anti-astrologisme médiatique
- Yves Ouatou et les tours de la Défense

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola



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