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La gravité du squelette

La psychanalyse s’applique électivement aux viscères et aux orifices. Sa matière de prédilection est celle des effets de chair que nous attribuons à l’héritage terrestre. Elle traite de nos dépendances alimentaires, de nos bourbiers, de la substance première qui nous rend solidaires de tout ce qui est nourriture : solitaires des bêtes, insectes, végétaux, toutes créatures vivantes avec lesquelles nous cohabitons pour nous nourrir les uns des autres.

Qu’est-ce qui différencie l’homme ? Le squelette vaut la réflexion. Ne parlons pas toujours de qualité d’âme, examinons aussi la situation dans un référentiel Objet qui a droit d’être reconnu malgré et surtout à cause de nos métaphysiques mal vertébrées. Dans ce référentiel abominé, notre squelette est vraiment princier.

Pensez à cet extraordinaire assemblage d’os articulés, de longueurs et largeurs aux proportions sacrées. Nous maîtrisons l’espace par les muscles et les nerfs. Mais sans lui, que maîtriserions-nous ? Un espace mou…

C’est l’outil de la marche, danse, lutte… de toutes combinaisons de gestes, moins riches, moins complexes chez les animaux qui ont pourtant un large clavier.

Éloge du squelette : sans lui, nous serions des insectes cuirassés, ou des oiseaux sans mains. Il nous donne l’assise, verticale, diagonale, horizontale. Il est le sémaphore de notre être géométrique.

Nous parlons du corps à plaisir, sans dire que nous pensons à sa chair plutôt qu’à son armature aux arcanes défendues par la peur de son sourire. C’est une nasse pour des polyèdres inconnus. Un réseau d’azimuts. Il s’est concentré dans nos mains incomparables pour figurer les dialectiques : l’envers et l’endroit en même temps, le proche et le lointain simultanément, le fort et le faible, le grand et le petit… Ces mains d’où naquirent les mathématiques supérieures en réservant les élémentaires aux doigts de pieds.

Il est l’organe répondant à la Terre et à sa pesanteur. Mais, parce que la pesanteur de la Terre est harmonique aux poids du Soleil et des astres, il est l’organe des pesanteurs harmoniques.

Le récepteur des structures a grandi lentement, bravant les âges. D’abord, rien moins qu’un tissu couché, un tapis de sol. Puis une chair qui devient solide, s’intériorise, s’élève. L’esprit suivit le mouvement de tête. L’envol était dans le redressement.

Oui, ces balanciers qui nous habitent viennent des horloges planétaires.

Résumons-nous.

La théorie des âges montre que l’homme, de toutes les espèces, est le plus réceptif et le mieux adapté aux rythmes et cycles géo-solaires. Le modèle R.E.T. montre que ces cycles forment un système de forces en équilibre dynamique. Notre environnement, sous l’angle de l’adaptation à la pesanteur, doit donc en permanence appeler des réactions d’équilibre.

La clef des effets planétaires à la surface terrestre et pour le monde vivant se trouve dans le secret des forces gravifiques et dans les résultantes qu’elles produisent. Toutes les gravités planétaires sont liées. L’adaptation à la pesanteur terrestre implique une adaptation à tout le système Solo-planétaire. Le squelette n’est pas le seul organe de cette adaptation mais il en est le principal.

Dans « Pour une astrologie moderne », j’ai déjà désigné la pesanteur comme critère justifiant l’importance de l’heure de naissance. La naissance entraîne d’importants changements du milieu nourricier. La seule et élémentaire considération du « poids » n’est pas à négliger en tant que signal déclencheur (chez les mammifères, la durée de la gestation s’allonge lorsque le poids maternel augmente). Les conditions d’adaptation au champ de pesanteur (outre sa modification en intensité) ne sont certes pas les mêmes « in utero » et « extra utero ».

L’homme n’a pas le monopole de la station debout. Il y a les ours, les singes, les kangourous et les pingouins. Mais il est le seul des mammifères à disposer d’un squelette « sophistiqué ». L’évolution nous vaut des acquisitions subtiles. Ce sont elles qui nous différencient des préhominiens : elles enrichissent et facilitent les possibilités d’équilibres dynamiques (en rapport, par conséquent, à l’adaptation au champ de pesanteur).

La relation squelette-esprit est indirecte… Elle se remarque au plan de l’espèce, par le développement du crâne en rapport avec celui du cerveau. Ce qui ne veut pas dire que les facultés cérébrales se mesurent individuellement par un tour de crâne, ou par la masse corticale. On peut quand même dire que le développement du crâne en arrière va de pair avec celui des hémisphères cérébraux. Dans cette relation, il y a aussi la main de l’Homme, outil fidèle de son cerveau. Organe d’expression et d’analyse du réel, comme la main, le squelette formalise un jeu d’équilibres complexes qui offre à l’esprit des modèles naturels pour les concepts de structures globales dynamiques. C’est sur cette relation analogique ou de transposition que j’ai voulu insister.

Elle revient à dire que l’organisation et l’équilibre des planètes à la naissance est une proposition de structures abstraites favorisant ou contrariant une organisation de même type à d’autres niveaux et avec d’autres matériaux.

En style imagé : le ciel est bien un devenir de l’esprit et non une représentation d’instincts animaux. Ceux-ci tiennent davantage à l’héritage terrestre, au plan de la substance contrainte et modelée par les facteurs ambiants synchronisateurs et formateurs. Voilà pourquoi, toujours par image, je pense à un ciel créateur de la charpente humaine. Créateur… non de la matière et de la métrique. Disons plutôt incitateur d’un modèle de synchronisations qui doit conduire à la maîtrise d’un réseau de gravités et faire du squelette un organe d’expression globale.

Dans l’expression corporelle par postures et attitudes, on ne saurait dissocier viscères, muscles, nerfs et os. En dépit de cette unité organique, il n’est pas justifié de nier la spécificité des parties composant le tout.

Nos possibilités d’articulations mentales et de synthèses systémiques me paraissent grandement en retard sur celles de notre corps, aux équilibres prodigieux. Par rapport à notre souplesse et notre pouvoir de coordination des mouvements, notre esprit est demeuré paléolithique… ou alors : nous n’en sommes qu’à l’ère primaire de l’aventure spirituelle. Nos théories et systèmes philosophiques se réduisent, le plus souvent, à des combinaisons entre deux ou trois idées obsessionnelles qui font la joie des anti-systématiques.

Pourtant, et de même que les squelettes dinosauriens ont rempli leur rôle dans la conquête de structures mieux adaptées, il vaut mieux une théorie sommaire que de ne pas en avoir du tout pour soutenir la masse des faits bruts. Une astrologie sans doctrine est un ventre sans squelette. La doctrine conditionaliste s’est déjà considérablement affinée. Elle continuera à évoluer parce que son ossature de base le lui permet… en revanche, je ne vois pas quelle évolution s’offre à l’empirisme arrogant, à un analogisme de méduse dressant le psychique contre l’esprit !

Si les masses charnelles relèvent de la Terre, le plan réflexologique revient au zodiaque et celui des structures concerne les planètes. Voilà une mise en ordre qui montre l’interpénétration de la Terre et du Ciel sans faire un vaste mélange symbolo-magiste.

Une nouvelle astro-morphopsychologie pourrait s’inspirer de cette partition. Elle a un air de famille avec la classification de Sheldon qui distingue effectivement viscères et squelette (un robuste et un fragile) et décrit le biotype par les différentes intensités des composantes. Nous pourrions concevoir nos propres types astro-morphologiques selon le même principe de combinaison. Ainsi, chaque type planétaire défini par une structure particulière engendrerait tout une gamme de types possibles selon la combinaison avec les Signes et selon l’apport en chair. Un principe de travail et de recherche entièrement à part de l’empirisme à la mode en astro-morphopsychologie : les « types traditionnels » (?) sévissent encore, malgré les jupitériens maigres et les saturniens gras que l’on ne peut pas manquer de rencontrer.

Pour ce qui concerne les voies de recherche en astro-graphologie, pour le moment, au niveau des planètes, il me semble que le R.E.T. circulaire est utilisable comme symbolique gestuelle. Par exemple, avec un Soleil vertical et un Pluton horizontal (les allongés : sommeil, mort), chaque planète, dans le R.E.T., a son geste. Avant d’approfondir cette idée nouvelle pour une astro-graphologie libre et indépendante, je me contenterai de suggestions en forme de divertissement :

- Vénus : (du ‘R’ au ‘e’) : abaissement du geste : l’inclinaison, le penchant, le geste d’accueil, celui du coup de chapeau à la mousquetaire, du salut respectueux à la chinoise, de l’acceptation.
- Mercure : (du ‘R’ au ‘t’) : effondrement, retournement du geste : du haut à la base : la roue, la cabriole, la culbute. Marcher sur les mains. Se mettre à plat ventre. Faire basculer ou basculer. Jeter.
- Mars : (‘E’ de ‘e’) : centration ou obliquité, déplacement : progression linéaire, geste d’attaque, de projection devant, de lancer, de pousser, d’avancer.
- Jupiter : (du ‘E’ au ‘r’) : relèvement du geste : élévation du geste qui montre, qui indique le haut. Gestes ascensionnels et d’ouverture vers le haut. Exclamation gestuelle, surprise ravie, exhortation stimulante.
- Saturne : (du ‘E’ au ‘t’) : affaissement du geste : geste d’abandon, de renoncement : lâcher, laisser tomber, mais aussi ramasser, arracher, jeter au sol, écraser, descendre, faire plier, presser, enfoncer.
- Neptune : (du ‘T’ au ‘e’) : geste de relèvement de base : lévitation, résurrection, flottement, hausse, soulèvement des foules, montée des haricots, émergence partielle, soutenir par en dessous, se laisser porter, décollement.
- Uranus : (du ‘T’ au ‘r’) : geste du redressement de base : raidissement, érection, verticalisation, éruption. Emergence brutale. Réaction par la perpendiculaire, effet ressort ; bondir et rebondir, tirer vers le haut ; extraction. Dresser, ériger, surhausser. Invocation-évocation du très haut pour ordonner, avertir, s’investir.
- Pluton : (‘t’ de ‘T’) : immobilisation ou mouvement de base : nivellement. Aplanir, égaliser. Latéralisation. Joindre. Prosternation, sommeil couché. Ci-gît. Règle de base. Socle. Support fondamental. Balayer, polir.

Avec deux, trois ou quatre planètes vous pouvez maintenant vous amuser à composer des scénarios…

Enfin, une astrologie qui bouge constamment !

Article paru dans le n° 4 des Cahiers conditionalistes (1981).

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola

Voir aussi :

- Saturne et le système osseux
- La gravité anti-astrologique ne pèse pas lourd


Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

par Richard Pellard. 117 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie ! Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.





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