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Le S.O.R.I. : L’Objet

L’hégémonie de la science dans le référentiel Objet

La science triomphante et triomphaliste, depuis Galilée jusqu’à l’apothéose d’Hiroshima, offre un superbe exemple d’hégémonie accomplie dans son référentiel : l’Objet. Avant que l’édifice ne branle sous le coup des semonces contestataires, la réussite s’est étalée à tous les niveaux et contre tous les référentiels opposants.

- Niveau ‘R’ : Image de marque du savant austère, fidèle à une épouse effacée qui éponge son front moite de sueurs dantesques. Ses habits modestes et son laboratoire mal chauffé soulignent l’incommensurabilité de sa mission. Image plus moderne : l’infaillible Zorro de l’objectivité et du savoir spécialisé que nos prudents médias se gardent de taquiner.

- Niveau ‘E’ : Super-réalisations technologiques. Industrialisations et planifications par les engins de vie et/ou de mort. Outils mécaniques et instruments sophistiqués ont littéralement fabriqué une deuxième planète. En attendant les clones et les robots qui prendront la relève des hommes, leur quotidien est sous la dépendance de la science « grand E ».

- Niveau ‘T’ : A l’origine, les promesses de progrès sans fin et de bonheur sur Terre pour tous, concurrençaient l’audience des religions aux paradis conditionnels (les places sont réservées ; il n’y en aura pas pour tous). Ces mythologies ne sont pas entièrement abandonnées ; elles sont devenues réalistes. II ne s’agit plus du bonheur de l’humanité mais de son quotidien au futur, après ou avant la conquête du système solaire, les rencontres avec les extra-terrestres, de nouvelles inventions militaires, le gouvernement des peuples et nations par ordinateurs, etc. Tout-à-fait l’ère du Verseau des astrologues !

- Niveau ‘r’ : Concepts clairs et simples, formellement variables mais, en cas de dérive, fondamentalement remis au pas par les invariants appliqués à l’Objet : il n’y a de vrai, au sens de réel, que le mesurable, l’expérimental, l’efficace, la relation de cause à effet. Ces principes, à peine un peu plus compliqués avec la modernité, assurent à leurs représentants l’autorité des intouchables, aussi peu dangereux que les vaches sacrées, intellectuellement plus subtils, à l’exception des sectateurs et délateurs de l’Union Rationaliste.

- Niveau ‘e’ : L’existence intensive des amours, passions, plaisirs et déplaisirs, tels que nous les entendons dans notre référentiel Sujet, ne figurent pas au premier rang des préoccupations du savant classique. A-t-il seulement des goûts personnels ? Pour sa recherche, il les oublie. Ses sens ne sont aiguisés que pour percer les mystères de la nature. En quoi ses lubies, les fantasmes de sa vie amoureuse et sexuelle (s’il en a une). éclaireraient notre lanterne ? Son affectivité doit être disciplinée et galvanisée par l’amour de la science, qui le lui rend bien. Car, comme l’écrit le savoureux Pr. Charles Richet : « Raillez les savants : c’est parfois justice. Mais prenez garde. II y a derrière eux la vérité ; la déesse, la souveraine, la toute-puissante, qui glace de terreur ceux qui raillent ». En vérité, et je ne raille pas, le rôle de l’instrument n’est pas honoré autant qu’il le faudrait… alors que l’outil fabriqué de soi-même, ou selon ses plans, participe de toutes les grandes découvertes. Le développement de l’Homme, parole d’ethno-anthropologue, vient de son cerveau et de ses mains prolongés dans l’outil. De Sujet, il est devenu Sujet-Objet… puis Objet-outil : d’actions, productions et reproductions, pour nos guerres, coûteuses ou économiques, nos sociétés de chômage et consommation. Les dérèglements du « petit e », une sorte de fièvre hystérique dans les manipulations de sujets-objets, méritent-ils les circonstances atténuantes des crimes passionnels ? En 1920, aux U.S.A., des expérimentations nucléaires ont été effectuées sur cobayes humains (femmes enceintes, entre autres) qu’ils aient été volontaires ou pas. De nouvelles législations se cherchent pour définir les responsabilités dans un référentiel ou l’individu n’en a pas, puisqu’il est censé agir en instrument de Vérité. Qu’en penserait Charles Richet, lui qui, combinant le cœur du « petit e », le projet du « grand T », pour inciter au « grand R », a écrit dans son inoubliable ouvrage : « Si vous voulez que votre nom vive dans la mémoire des hommes, entrez dans votre laboratoire avec la foi ardente du néophyte qui court au martyre pour sacrifier sa vie à son Dieu ».

- Niveau ‘t’ : La transcendance intensive est aussi nécessaire aux sciences que l’expérimentation pratique (« E extensif » des réalités sensibles plutôt que « e intensif » des passions). La finalité de la fonction « petit t », percevoir l’au-delà des apparences et du manifeste, conduit à affiner les concepts et les machineries investigatrices jusqu’à ce qu’ils dévoilent de plus lointaines apparences. L’inconnu, poursuivi d’instruments et méthodes de complexité galopante, se borne à reculer l’horizon, et la réalité, en chute libre dans un puits insondable, se dérobe. Les philosophes émules de ceux de Molière en déduisent qu’au fond, comme au fond du puits, il n’y a pas de réalité. Une tête vide n’a donc pas de tête. Ce niveau, « petit t », des penseurs, chercheurs, analystes, curioseurs de quintessences, est également celui de l’auto-critique. Si cette faculté est la moins enseignée par la science instituée, celà tient au principe scientifique d’abnégation et suppression du Sujet. Un soldat ne critique pas son corps d’Armée. Sur les champs de bataille le drapeau qu’il sert est toujours propre. Seuls les instruments et les machines à laver imparfaites sont critiquables, Dans son bilan aux acquis indéniables, le « petit t » en Objet, comme le « petit e », présente de sérieuses bavures. Ce ne sont pourtant pas des fonctions incompatibles avec le référentiel Objet. Elles le sont avec la représentation que les mandarins du temps passé et du nôtre veulent donner de la science rivale de l’lntégration religieuse.

- Niveau ‘p’ : Le pouvoir intensif n’est pas très bien représenté par la science officielle. On le rencontre dans les méfaits des savants-fous. Reste à savoir — problème de science auto-critique — si l’on est ou non responsable de sa caricature. Voilà un niveau-faille pour partir d’un autre référentiel, entrer dans la science-Objet et faire des dégâts. En alliant les niveaux vulnérables (« petit t » et « petit p »), nous associons les faiblesses et perversions saisies par les critiques intuitives du scientisme. Elles en moquent le délire dans le personnage de l’inventeur diabolique (‘t’). Génial mais égaré par la soif du pouvoir personnel (intensif) qu’un savoir abusif lui donne, il s’acharne à détruire l’humanité pour des raisons bassement humaines (‘e’ aveugle). Les savants du pouvoir extensif (« grand P ») pénétrés de sagesse et de sens hiérarchique, interviennent à temps pour montrer que la science ne peut pas être criminelle.

- Niveau ‘P’ : Comment la hiérarchie des pouvoirs extensifs a-t-elle réussi à se constituer avant de devenir la cible des casseurs du référentiel Objet ? Un historien des sciences, de préférence « petit t », saura un jour nous l’expliquer. Tout sera plus clair s’il utilise le langage S.O.R.I.-R.E.T. conçu pour le descriptif. Bien que pas très sûre sur son socle, à notre époque la hiérarchie reste solide et menaçante par le haut de sa pyramide policée. On y entre par un long cursus qui donne accès aux chambres fortes, titres et diplômes d’universités sans lesquels les mots ne sont que des mots, et non des paroles profitables. Alexandre Minkowski, dans un entretien (Rendez-vous, vous êtes cerné, France-Inter), témoigne de sa vie, sa pensée, et sa carrière : il s’est engagé à fond dans des études contraignantes pour avoir le droit, le pouvoir de s’exprimer librement… et son interviewer, tout en applaudissant à ce propos, n’aura jamais assez de diplômes ou de caractère pour inviter un quelconque Bac −2 à son micro. L’attitude envers l’astrologie des sociologues et médias réputés libres d’esprit, en dit long sur les pouvoirs de l’idéologie scientiste et sur l’imprégnation de ses paradigmes. Au siècle dernier, l’honorable hiérarchie digérait mieux ses erreurs. Les coups portés contre l’édifice se perdaient dans la clameur d’une gloire grandissante. De nos jours, les sales affaires sont vite connues, le chercheur de base renâcle, les gros et les petits de la confrérie ne parlent plus d’une seule voix, les patrons-notables s’étripent ouvertement. II n’est plus possible de faire taire les historiens sur les mensonges, les fards et fards-fadaises de la Déesse Vérité maquillant sa mythologie.

Dans cette esquisse panoramique, le langage S.O.R.I.-R.E.T. ne montre rien de sa source astrologique et s’applique aux derniers épisode de l’histoire des sciences sans appel à l’horoscope de sa naissance, qui serait, d’ailleurs, probablement discuté et opposé à beaucoup d’autres thèmes possibles avec des heures d’actes officiels ou de décisions privées. II apparaît aussi, et c’est plus important pour notre recherche, que pour atteindre une apothéose à laquelle il ne survivra pas, le référentiel candidat à l’hégémonie doit construire un R.E.T. homogène dans son cadre… en empêchant les autres référentiels de le faire avant lui.

A partir de là, imaginons un jeu vidéo. Les concurrents, Sujet-Objet-Relation-Intégration, doivent bâtir le double R.E.T. (intensif et extensif) dans leur référentiel, une sorte de Tour. Pour réaliser leur objectif, les fonctions R.E.T. ont des vertus mobiles, dissonantes (guerrières-prédatrices) ou consonantes (pacifiques-constructives) qui s’exercent dans leur propre référentiel (auto-construction, autodestruction) autant qu’envers les autres. Les vertus consonantes font des entrées, des emprunts, des accommodations, mais comme pour les dissonantes, il s’agit toujours de retarder ou empêcher la réalisation rivale d’édifier la sienne. La récompense, si on l’applique, est sublime et terrible : une fois l’hégémonie atteinte, le référentiel accompli est détruit par son épanouissement même. L’œuf pondu dans le nid que l’on a choisi devient l’oiseau qui s’envole. La vie nous apprend aussi que les concurrents indécis ou auteurs d’un œuf mal bâti changent de nid pour aller pondre ailleurs. Ce qui rend le jeu très complexe et très vivant. La volonté de puissance y est moins présente ; trop de fonctions sont en cause pour les réduire a une seule directive. En revanche, une motivation plus large justifie les joueurs et leurs stratégies : « Que le meilleur gagne ! ». Autre chose qu’être le plus fort…

La séparation entre savoir et croire n’est pas une faille définitive

Ceci posé, reprenons notre lecture. La naissance de la physique est liée, dans l’histoire officielle des sciences, à celle de Galilée, notamment et surtout parce que le célèbre pisan fût beaucoup plus un expérimentateur-instrumentaliste qu’un métaphysicien. Ses découvertes ont eu des précurseurs. Elles font sa gloire, mais sa légende de martyre révolutionnaire vient d’avoir marqué la balle de match contre l’autorité d’Aristote et de la Bible dans un référentiel Intégration jusqu’alors dominant. Si les référentiels n’existaient pas, la séparation entre savoir et croire ne serait pas présentée comme une faille définitive. En fait, plus que la tour de Pise, la suprématie de l’lntégration commençait à pencher vers sa chute de corps devenu socialement anachronique. Galilée a donné le coup de pouce qui en cassant l’œuf biblique a permis à l’autorité du « petit r » de quitter l’lntégration pour l’Objet (entre nous, je trouve cette histoire très belle, sous l’angle des sciences naturelles. Comment ne pas l’évoquer, parallèlement, pour comprendre l’anti-conditionalisme menacé par l’anti-Sujet de la Relation ?). La floraison des sciences exactes s’est accomplie dans la cosmologie du Big-Bang où toutes les mesures instrumentales aboutissent, en bouquet ultra-paradoxal, à un scénario de Création absolument invérifiable. Une représentation quasi mythologique à l’opposé des phénomènes qui pour être qualifiés de scientifiques, selon les critères mêmes de la science, doivent être reproductibles et observés par des témoins différents !

Où en sont les protagonistes, à la veille du 3e millénaire ? Dans l’lntégration, le pape de l’Église chrétienne (apostolique et romaine) court toujours, ce qui n’est pas un bon indice de stabilité. Ouverture vers l’Objet : la science est admise à coexister et Galilée n’a jamais été condamné (il faut relire le procès). Les ésotérismes, sectes, spiritualismes ont déposé leurs œufs en grappes dans ce référentiel où renaissent toutes les espérances contre la raison matérialiste et la technocratie. Que le meilleur gagne ! L’astrologie, tendance karmique ou symbolo-poétique, fait partie des concurrents pour le plus bel œuf, sans être peut-être à sa place dans ce nid encombré. Désormais moins assise, la science en appel d’alliances, lorgne lourdement vers les mystiques autrefois honnies… et pourquoi pas, à l’occasion, vers l’occultisme ? Hubert Reeves est religieux, Jean-Claude Pecker élégiaque lorsqu’il parle de la physique. Pour montrer que la science rapproche de Dieu, on ne nous cache plus la foi d’Einstein, et celle de Newton, par ailleurs alchimiste, est reconnue comme une contribution irrationnelle à sa formulation d’une force (gravitation) instantanée jusqu’à l’infini. Alliance encore et séduction vers le référentiel Sujet : on apprend enfin que les savants ont des marottes et des défauts. Ce sont des hommes comme les autres. Ce que Henri Manguy, membre-conseil de L’Union Rationaliste, confirme dans ces lignes d’humanité touchante : « La sociologie des sciences a montré que les milieux scientifiques sont gouvernés par les mêmes passions, les mêmes « magouilles », les mêmes rivalités, que les autres institutions, et que la « méthode » et « l’objectivité » sont souvent le cadet des soucis de certains scientifiques. Empressons-nous d’ajouter que ce constat n’est pas forcément à mettre au passif de la science : les savants sont des hommes comme les autres, et il importe de les dépouiller d’une aura qui ne peut être que nuisible à la science et a la société dans son ensemble »). Un aveu qui devrait faire taire toutes les railleries.

Pour être homme et savant comme les autres, avoir les mêmes droits au respect, l’astro-psychologue ne dispose, dans le référentiel Objet, que de peu d’outils. II n’emprunte à l’astrométrie que des éphémérides, confie généralement les calculs à un logiciel et n’a de l’horoscope qu’une représentation à deux dimensions dont il se soucie peu de connaître les fondements, en dépit de sa grande curiosité pour la physique quantique. Par rapport à tout ce qu’il y a dans le ciel à voir et comprendre, par rapport à tout ce que les anciens connaissaient, l’outil est ultra-léger. Pour qu’il le soit davantage, les astrologues n’interrogent pas les caractéristiques réelles des planètes mais leur symbolique mythologique… et graphique. Dans ce référentiel anti-Objet, notre conception du thème ne peut être qu’une absurdité matérialiste.

La statistique, superbe outil de polémique et outil magique

Comme autre instrument d’astrologie savante, nous avons la statistique. Superbe outil de polémique, et outil magique : plus fort qu’en mécanique quantique, les résultats changent selon le statisticien… Disons, pour être sérieux, selon la méthode d’utilisation, l’échantillon, la compétence, les présupposés de l’instrumentiste. Michel Gauquelin a fait du ménage dans les statistiques aux méthodes erronées de Karl-Ernst Krafft. Pour autant, tout ce que K.E. Krafft a écrit est loin d’être faux, et tout ce qu’a écrit M. Gauquelin (voir ses « Songes et mensonges ») est loin d’être vrai. Avec de maigres échantillons, des erreurs de méthode aussi énormes que celles de Krafft, l’astrologue Léon Lasson a fait état, avant Gauquelin, du déplacement statistique des fréquences planétaires significatives au-delà de l’Ascendant (vers la pointe de Maison XII) et du Milieu du Ciel (vers la pointe de Maison IX). Son antériorité, non-scientifique, mettait forcément en rage l’un des censeurs les plus inconditionnels du conditionalisme. Les bilans des Gauquelin, Michel et Françoise, éloignent les planètes des angles de la sphère locale (AS, MC, DS, FC). Celui de Mme Fuzeau-Braesch sur des jumeaux soumis à des tests comparatifs, les rapproche. Les résultats de Pierre Dicharry, dans une comparaison statistique entre un test de personnalité et des facteurs astrologiques portant sur 427 sujets mettent « cul par-dessus tête » les significations courantes sur les aspects, planètes en Signes de l’astropsychologie et de la Tradition. Par contre, Christophe de Cène, sur la base de 1500 joueurs d’échecs, avec une méthode sélective-comparative, valide l’aspect étroit de la conjonction Saturne-Mercure chez tes grands champions, en montrant que l’opposition d’orbe étroit est absente à la naissance des maîtres en cet art…

Ainsi, avant de me reprocher d’être affectivement rebelle aux statistiques astrologiques, je prie les argumenteurs de lire tout ce que j’ai lu depuis une quarantaine d’années et je leur rappelle que de nombre, trop nombreux, « statisticiens » ont obtenu des résultats « probants » avec des planètes inexistantes. Conclusion : réfléchir avant de parler.

Pierre Dicharry, dans le n° 2 des Cahiers du RAMS, écrit : « Pour l’instant, nous ne cherchons pas à interpréter un thème, car nous en reconnaissons volontiers la multiplicité des composantes, mais seulement à trouver la correspondance entre un élément planétaire et une tendance humaine ».

Selon l’invitation de S. Fuzeau-Braesch, comptons patiemment les pois lisses et les pois ridés (allusion à Mendel dans L’espoir de trouver et prouver des constantes, peut-être plus tard, trouverons-nous des lois.

L’ennui, même pour les statistiques Gauquelin, n’est pas dans la multiplicité des composantes mais dans le fait qu’elles soient liées.

Lorsque Gregori Mendel compte un petit pois lisse, le ridé n’est pas là, et vice-versa. Essayez, avec une conjonction Jupiter-Saturne, de compter Jupiter sans Saturne, et Saturne sans Jupiter. Ce petit pois-là, n’est ni lisse, ni ridé… ni mi-Iisse, mi-ridé, il est « grand E » comme Existence, lisse et ridé. On peut en dire autant de l’opposition Jupiter-Saturne qui forme un couple indissociable dans le ciel, sinon dans l’homme.

Lorsqu’on lance une paire de dés à 6 faces, numérotées de 1 à 6, les sorties respectives sont indépendantes. Qui oserait soutenir que la sortie de Jupiter conjoint ou opposé à Saturne, n’implique pas celle de son partenaire ? Si chaque fois que je sors le 6 d’un cornet, le 1 sort nécessairement de l’autre, ce ne sont plus les sorties du 1 ou du 6 qu’il faut compter, mais celles du 7.

Y a-t-il une variété de pois ridé qui, selon la date de comptage, amène avec lui un petit pois lisse ? Je n’en connais pas en génétique. Avec le ciel-Objet, je sais que si on interroge les présences aux angles (lever, culmination supérieure, coucher, culmination inférieure), outre les époques de conjonctions et oppositions, il se produit des sorties simultanées (« grand E » harmonique ou dissonant) pour des angles ou aspects différents selon les positions en Signes des planètes.

Prenons un Jupiter en Cancer à 90° (quadrature fin de cycle) de Saturne à 0° de la Balance. Chaque fois que Saturne se lève, sous n’importe quelle latitude comprise entre 66,5° Nord et 66,5° Sud, Jupiter culmine et se place au Fond-du-Ciel lorsque Saturne se couche. Prenons, pour une latitude Nord de 45°, un sextile Jupiter-Saturne, avec Jupiter à 0° du Capricorne et Saturne à 0° du Scorpion. Cette fois, ce n’est pas la quadrature qui pipe les dés et le mouvement indépendant des petits pois, mais le sextile. Chaque fois que Jupiter se lève, Saturne culmine. Cette simultanéité disparaît lorsque Jupiter se couche, ainsi que sous une latitude géographique différente. II est facile d’établir pour chaque latitude le tableau de variation de l’écart angulaire MC-AS qui, selon l’heure sidérale, valorise une phase particulière d’un cycle planétaire.

Les méthodes statistiques généralement employées tiennent-elles compte des dates, heures, lieux, qui transforment les petits pois en « grand E », « petit r », ou « petit t », selon d’autres combinaisons de Jupiter et Saturne ? Non, car tout ceci n’est que théorie. Le système solaire est traité comme un ensemble de composantes non liées, alors que pour n’importe quelle date la position d’un astre implique celle de tous les autres.

II parait moins simple, mais plus conforme à l’Objet que l’on analyse, d’élaborer des tests de personnalité à l’image de l’unité ordonnée du système solaire. Pierre Dicharry propose de trouver une, ou des lois, aux produits de sa méthode non globale. Produits chiffrés de questions posées par un système social sans rapport avec l’équilibre, la cohérence, la nature de l’Objet testé. En réponse, je suggère : pour de bonnes réponses, il faut de bonnes questions, et pour attraper un tigre on ne pose pas des pièges à lapins. Autre image : je pose à une sauterelle des questions qui s’adressent à une girafe. Conclusion (une chance contre combien de millions ?) : ce n’est probablement pas une girafe.

Supposons que l’inconnu dont on suppute un caractère soit l’un des 5 polyèdres réguliers convexes chers à Kepler (octaèdre, icosaèdre, dodécaèdre, tétraèdre, cube). S’il s’agit d’un cube et que les questions portent sur un volume à 8 faces (octaèdre) au lieu de chercher une loi, devant l’incohérence des résultats, je chercherai de meilleures questions et de meilleures méthodes. Les nombreuses « Associations de Recherches Scientifiques » du milieu astrologique semblent ignorer qu’en dehors de quelques découvertes faites par hasard (donc, sans méthode préconçue) ce sont les changements de modèles (donc d’instruments et de méthodes) qui ont conduit à de meilleures représentations (toujours améliorables) de la réalité, notre inconnue.

En astrologie, nous nous appliquons à connaître la nature, les plans et modalités d’action de la relation Ciel-Homme. En principe, nous ne cherchons pas — pas nous, conditionalistes — à nous intégrer au consensus actuel de la scientificité et user de l’astrologie comme d’un faire-valoir. Nous cherchons le meilleur moyen de persévérer dans le savoir astrologique à partir de tests qui confirment ou infirment la voie suivie. Le conditionalisme a proposé ses modèles conditionnels et neurophysiologiques, conformes aux réalités astrométriques. Qui les a acceptés, en statistique, ne serait-ce que par hypothèse ?

Dans les années 50, dès la parution de son premier ouvrage antiastrologique, j’ai suggéré à Michel Gauquelin de tester, pour les Signes du zodiaque, les phases, vitesses, forces des formules réflexologiques… non par des questions mais par des mesures instrumentales. II m’a répondu que ces instruments existaient… mais il a testé les Signes par des statistiques d’une rare balourdise : les militaires gradés, les généraux notamment, doivent illustrer l’agressivité du Bélier, etc. Par la suite, dans une lettre à R. Pellard, il s’est prétendu disposé à des statistiques conditionalistes : « Je comprends votre déception, écrit-il, devant le peu de cas que je fais de l’astrologie conditionaliste. Le problème est uniquement d’ordre scientifique (sic). L’astrologie conditionaliste est une théorie. Ce que je souhaiterais, c’est une expérimentation qui justifie cette théorie. Proposez-moi un protocole expérimental « falsifiable » précis…

Mesurer, par des instruments adéquats, comme je le lui avais proposé, la mobilité, l’intensité, l’équilibre des processus d’excitation et d’inhibition, ne serait donc pas scientifique et « falsifiable »… et le conditionalisme n’est qu’une théorie (on ne le saura jamais assez). Les mensonges de Gauquelin sont plus gros que les songes des astrologues, mais ceux-ci ont su très vite l’imiter et rester fidèles a sa mémoire « non falsifiable ».

Une démonstration numérique de l’unité du système solaire

Indépendamment de la logique des cycles et intercycles, j’ai donné une démonstration numérique de l’unité du système solaire, tant pour les demi-grands axes que pour les gravités, calculables par une formule confirmant le modèle R.E.T. S’agit-il d’une démarche anti-scientifique, anti-statistique, et néfaste aux associations dévouées à la recherche ? En dehors de Christophe de Cène et Richard Pellard qui ont signalé l’originalité de ce bilan, le silence est total. Pourtant, une formule non-empirique (elle découle d’un modèle) qui restitue, à 3% près d’incertitude, les gravités à la surface de planètes séparées par des millions de kilomètres, devrait conforter les intégristes et intriguer les chercheurs. Eh bien, non. Comme dirait Gauquelin : faisons-en peu de cas. Si mes calculs sont erronés, les hypothèses absurdes, les Cahiers Conditionalistes en publieront les critiques rectificatives. Je répondrai en soumettant mon texte aux auteurs sur la défensive. Si ces calculs sont exacts les statisticiens qui en négligent les conséquences pour la mise au point de leurs méthodes ne sont pas plus scientifiques qu’Élisabeth Teissier dans son égo-exhibition des Signes par un défilé de mode (applaudissements et sifflets sur divers bancs).

En 1978, aux Journées du Paranormal tenues à Bruxelles, j’ai proposé, en présence de Hans Eysenck et Mme S. Fuseau-Braesch, une grille (depuis améliorée) de codage de la globalité du thème. Les conditionalistes la connaissent. Je n’ai pas cessé de l’enseigner et de la recommander pour leurs recherches. Elle code le S.O.R.I., toutes les familles du R.E.T., les formules réflexologiques fortes et faibles, les aspects (consonants-dissonants). Les termes étant définis, il est possible à un psychologue, astrologien ou pas, de coder un portrait de personnalité, un profil caractérologique de n’importe quelle typologie. On peut même coder un seul mot, suffisamment significatif. Sans consulter le psychologue, un ou plusieurs astrologues codent séparément le ciel (Maisons, Planètes, Signes, aspects). En finale, on procède aux comparaisons. La méthode peut être soumise à toutes sortes de statistiques. Son intérêt est d’être constamment améliorable et son originalité est de s’appuyer sur une grille (langage-tampon) commune à l’astrologue qui codifie techniquement le ciel, à l’expérimentateur qui codifie logiquement le portrait. II y a, en somme, une dépersonnalisation donc, décrispation de l’expérience. L’astrologue n’identifie pas un portrait à partir d’un thème, il dispose de critères techniques pour remplir une grille, avec des « + », des ‘−’, et des vides, selon le thème. Le psychologue rempli la même grille, avec des « + », des ‘−’, des vides, selon le portrait et les définitions de chaque terme. Les portraits typologiques sont préférables si l’on veut, un premier temps, un accord sur le langage. Les équipes, astrologues et non-astrologues sont mises, pour leur plus grande joie, en situation de collaborer, voir caducée. Tout ceci a été exposé aux journées de l’ARRC. Je vous laisse imaginer l’enthousiasme… général. Comme dirait Gauquelin aux natifs du Bélier.

Ce protocole relève de la recherche qui devrait être le but principal de l’astrologue au-dessus de la scientificité, d’une honorabilité discutable à notre époque. S’il s’agit de convaincre, pour la beauté de l’idée ou pour avoir des crédits, les protocoles doivent être en concordance avec les modèles admis par la pensée dominante. A priori, la science voit dans l’astrologie un causalisme déterministe sous-jacent qui l’indispose. La première chose à faire est de lever cette prévention en démontrant statistiquement, puisque pour la séduction il faut en passer par là, que l’effet astrologique n’est pas absolu mais conditionnel (eh oui, c’est un mot qui fait mal mais comment l’éviter quand on s’exprime en français ?). Pour cela il y a le travail des Gauquelin sur les professions. La planète Mars étant, du côté des vocations, prédominante chez les militaires, les sportifs, les savants, pourquoi ne pas reprendre les échantillons et coder pour ces catégories professionnelles, le milieu social des géniteurs, en se fixant, comme Gauquelin aimait à le faire, un barème objectif (salaires, nombre d’enfants, coût du loyer, etc.) Nous jugerons, statistiquement, si un Mars dominant de n’importe quelle classe sociale a autant de probabilités de devenir sportif que médecin. Ce que je propose pour Mars vaut pour Jupiter qui figure dans les fréquences positives chez les militaires, les politiques, les acteurs. Selon ses origines sociales, le natif d’un Jupiter dominant a-t-il autant de chances de devenir acteur plutôt que militaire ou champion dans un sport d’équipe ? Et le sexe, dans tout ça ? Combien de femmes dans l’échantillon des ministres par rapport à celui des actrices célèbres ? Avec des chiffres pour en débattre et mesurer l’ampleur de conditionnements différents, voilà une voie qui trancherait sur le caractère absolu ou relatif (conditionnel) de L’astrologie. J’ai également énoncé cette proposition à Michel Gauquelin et je rappelle ces offres en démenti à sa lettre à R. Pellard. Les « théories » conditionalistes débouchent, hier comme aujourd’hui, sur des expérimentations « falsifiables ». Et hier comme aujourd’hui, les non-théoriciens anti-conditionalistes, en font peu de cas.

Atome d’hydrogène et distribution des demi-grands axes planétaires

Ouvrez vos paris sur les résultats probables de cette proposition de statistique sur l’influence du milieu social. Pas besoin d’hypothèse intuitive, quelques cas suffisent à s’en convaincre : il y a de fortes chances pour que les chiffres parlent en faveur d’une astrologie conditionnelle. Je vous laisse imaginer la catastrophe… Gauquelin a préféré passer des professions aux traits de caractère. Le père La Bricole l’y attendait… bras ouverts, comme le retour de l’enfant prodige dans une famille où le mensonge l’est autant : prodige et infantile.

Que ce soit pour la recherche pure ou pour séduire, faute d’instruments, l’astrologie ne dispose d’aucunes mesures quantitatives. Scientistes et symbolistes ont compris le parti à tirer de ce vide pour leurs référentiels respectifs. Celui du conditionalisme étant la Relation, si nous voulons fleurir dans notre parti du meilleur, il nous faut chercher le bourdon et l’abeille. Quels instruments sont-ils possibles, pour mesurer quoi ? J’ai démontré — et j’attends que l’on me prouve le contraire — l’existence d’une relation mathématique formelle entre les modèles de l’atome d’hydrogène, la distribution des demi-grands axes planétaires, et la transformation de cette distribution par les rapports L/g (demi-grands axes et gravités à la surface). Deux pistes, peut-être liées : hydrogène et gravité. Sur ce sujet, je vous renvoie à Jean-Paul Citron et à son article « Le signal hydrogène ». L’auteur n’est pas de ceux que l’on flatte. Je me garderai, pour ne pas le décourager, de lui dire à quel point son travail est inestimable, en souhaitant qu’il le poursuive… si ce n’est pas décourageant ? Avec l’hydrogène et la gravité, l’eau et la cellule sont visées. Mais par quels instruments ?

Plus près de la mécanique que de la biologie, j’ai imaginé un pendule complexe qui, du fait de sa complexité, devrait mesurer des variations subtiles. II a surtout mesuré le sourire des astrologues. De l’avis d’un ingénieur, non astrologue, l’idée n’est pas mauvaise, mais l’instrument est rustique. N’ayant pas d’argent pour l’affiner, ni d’astrologues techniciens moins sceptiques pour m’aider, j’en suis réduit à me servir de cet exemple pour illustrer la relation entre la Maison II traditionnelle (l’argent) et la conditionnelle (« existence de l’Objet »). Faute d’argent, mon pendule est un Objet que je ne peux pas rendre efficace, alors que l’argent est un Objet productif.

Lorsqu’on ne dispose pas d’instrument pour des mesures quantitatives, les mesures qualitatives prises dans le relationnel s’imposent. En science, la Relation est l’alliée privilégiée de l’Objet, et les mesures quantitatives des signaux permettent d’établir des comparaisons, puis des lois et des statistiques. lorsque les instruments de mesure font défaut, on commence par les comparaisons.

Parce qu’il n’y a pas de choix, et pour commencer, j’ai toujours pratiqué et préconisé les méthodes comparatives. Ce faisant, j’ai écrit en 1972 un article sur le « Problème des jumeaux en astrologie » non cité, sans intention probable, par Mme S. Fuzeau-Braesch. Lorsque j’ai amicalement signalé cet oubli à P. Dicharry, celui-ci m’a répondu qu’il ne suffisait pas d’avoir des idées. II fallait les démontrer (sic). La méthode comparative, qui a l’avantage, selon l’enseignement de H. Beer, d’instruire avec peu de cas, ne serait donc pas démonstrative… les statistiques de S. Fuzeau-Braesch démontrant le contraire ! Nous nageons en pleine logique scientifique… ou pas très pro-conditionaliste ?

Conjuguant globalité et comparaison, j’ai proposé la hiérarchisation des puissances planétaires (expression de Jacques Lebreton). Classer les planètes n’était pas nouveau… En revanche, user de cotations ordinales changeait tout, en renvoyant à l’astrométrie et à la redécouverte des critères des premiers astronomes-astrologues.

L’ordinal et le cardinal

Qu’est-ce que l’ordinal ? Un classement qualitatif inévitable lorsqu’on ne dispose d’aucun instrument de mesure quantitative. Supposons Paul, Pierre et Michel, en classe A, d’enfants ou de jeunes appelés pour le service militaire, N’ayant pas de toise, pour connaître leur taille, je les compare : Paul est plus grand que Pierre qui est plus grand que Michel. J’adopte une cotation relative : Paul n° 1, Pierre n° 2, Michel n° 3. Dans la classe B, en comparant les tailles d’Alberte, Corinne et Odette, Alberte est la plus grande, Odette la plus petite. Je compare ensuite le n° 1 de la classe A (Paul, le plus grand), au n° 3 de la classe B (Odette, la plus petite). Si Odette est plus grande ou aussi grande que Paul, Alberte est la plus grande des 6, Corinne dépasse Pierre, Paul et Michel, Sans avoir à réunir les deux groupes, avec les comparaisons, je supplée à la carence d’un instrument précis.

En astrologie, des astrologues sans toise attribuent un nombre de points à un astre qui se lève, un autre plus fort ou plus faible après son lever immédiat, un autre encore à l’astre qui culmine, encore un autre après sa culmination, et ainsi de suite. Ce procédé revient à décider, de la taille précise de Paul, Pierre, Germain, Alberte, Corinne et Odette. Je ne reproche rien à ceux qui en usent, s’ils ont la décence de ne pas vouloir m’imposer leur barème comptable, En référentiel Objet il n’a aucune rigueur et il est inadéquat. Si l’honnêteté de leurs promoteurs n’est pas toujours (?) en cause, on peut au moins douter de leurs capacités intellectuelles ou de leur niveau de connaissances en référentiel Objet… qui implique des rudiments de savoir mathématique. Par voie comparative, on distingue aisément les naïfs des manipulateurs.

Entre cardinal et ordinal, ou participant des deux, les cotations par des rapports ont des adeptes déjà plus avertis que les auteurs de « maître de nativité ». Lorsqu’on classe les angularités par AS n° 1, MC n° 2, DS n° 3, FC n° 4, celà ne veut pas dire que le Fond-du-Ciel (FC) est 4 fois plus faible que l’AS. Avec les rapports on peut décider de fractions simples entre la cotation la plus forte et la plus faible, dans le cas présent l’Ascendant et le Fond-du-Ciel, Si, pour des considérations hypothétiques, on estime que le FC doit être 2 fois moins valorisant que l’AS, on obtient : AS = 1, FC = 1/2. Par interpolation simple et linéaire, puisque FC = 0,5 et AS = 1, MC = 0,833 et DS = 0,666. En fait, cette progression de 0,1666 conserve le classement : AS n° 1, MC n° 2, DS n° 3, FC n° 4, et leurs cotations quantitatives forment un système. Pour les aspects, on peut être tenté de prendre le diviseur qui donne l’aspect : 1/6 pour le sextile (360°/8 = 60°), 1/4 pour le carré (360°/4 = 90°), 1/3 pour le trigone (360°/3 = 120°), Or, et c’est là ou l’expérience sert de guide, bien que L’opposition (360°/2 = 180°) soit la moitié de la conjonction (360°), son importance vaut presque autant, sinon autant, que la conjonction. C’est pourquoi le classement n° 1 conjonction, n° 2 opposition, est plus rigoureux sans être précis. Impeccable pour traiter du flou, l’ordinal ménage l’inconnu.

En troisième option, il est possible de créer des pondérations cohérentes à partir des données astrométriques telles que vitesses (linéaires), arcs diurnes, rapports L/g. Dans cet éventaire, certaines données paraissent inutilisables de façon directe. Toutes les masses planétaires ne font pas le poids devant celle du Soleil, et si on l’élimine comme Gauquelin l’a fait, Jupiter devient l’unique potentat. Même remarque pour les vitesses angulaires ou les ordres de grandeur sont extrêmes. Dans cette voie, pour tester les hypothèses, il faut chercher des grandeurs physiques dont les rapports donnent des pondérations cohérentes.

Le point commun aux grilles de cotations envisageables par l’ordinal, le semi-ordinal, les données astrométriques, doit être de constituer un système contrôlable et amendable, plutôt qu’un tableau de chiffres d’école impressionniste variant selon les fantaisies d’un gourou. Les catégories concernées en grille ordinale ne sont pas les garçons et les filles mais les angularités, les aspects, leurs orbes, les vitesses, et divers paramètres secondaires (orientalité-occidentalité, présence au-dessus ou au-dessous de l’horizon) dont la Tradition tenait compte, aujourd’hui négligés par ceux qui se réclament d’elle. Un classement ordinal étant établi à l’Intérieur de chaque catégorie, il faut également comparer et classer les catégories pour la hiérarchie générale. La méthode se prête à plusieurs grilles d’efficacité à comparer, et permet une recherche continue et systématique avec ou sans apport de nouveaux critères. Une fois de plus, il ne s’agit pas d’être le plus fort mais le meilleur.

Le but de la hiérarchisation est son report dans un diagramme en losange de neuf cases. L’image synthétise le thème et en permet l’interprétation structurée à un niveau (plus abstrait et concentré) que celui de sa représentation ordinaire.

Le diagramme ne comportant que 9 subdivisions, la dernière du classement est hors cadre. Cette absence de positionnement symbolique convient à sa fonction de « planète aveugle »… équivalent analogique, pour cette fonction, de l’électron périphérique ou du maillon libre d’une chaîne qui peut s’accrocher à n’importe quel autre système d’une dimension différente (peut-être supérieure) à la hiérarchie personnelle. La « fonction aveugle » est une porte ouverte. En ce sens, on peut considérer la dernière planète comme le premier élément d’un diagramme d’une dimension extra-solaire. Et, remplissant ici même sa fonction, nous quittons, avec elle, l’astrologie conditionaliste pour l’ésotérisme tel que je le conçois : une aventure et échappée de l’être dans le clair-obscur de l’univers, aux frontières de la raison. La « fonction aveugle » peut déstabiliser la hiérarchie ou lui donner un nouveau sens (conversion) et cette fonction, est analogue à celle de la planète ou des planètes dominantes à l’égard de la fonction lunaire qu’il faut quitter dès l’enfance pour entrer dans la « Grande lune » du système solaire, c’est-à-dire devenir un partenaire social et non une societé-pour-soi.

- Le Soleil est le n° 1 du système solaire, il n’en est pas la globalité. Pour cela, il faut l’unir aux planètes jusqu’à Pluton.

- La Lune n’est pas le n° 1 du système solaire. Couplée à la Terre, elle est globalité indifférenciée. Elle représente à elle seule l’ensemble des fonctions que les planètes se repartissent entre elles. En intégrant le couple Terre-Lune au système solaire, les planètes forment une globalité aux parties différenciées. La hiérarchie des puissances planétaires reportée sur le diagramme R.E.T. en permet l’étude, révélatrice d’une originalité impossible à saisir par la lecture directe du thème. Nous obtenons ainsi une « dialectique Soleil-lune » qui apparaît pas dans les ouvrages d’astro-psychologie :

- Soleil n° 1. Pas de globalité sans les planètes.
- Lune, globalité sans les planètes. N’est pas n° 1.

Il s’ensuit que la dominante d’un thème (fonction n° 1) n’est pas en affinité (fonction de fonction) avec la Lune mais avec le Soleil. À part la Lune, qui est une planète particulière (partenaire de la Terre plutôt que satellite) aucune ne détient la globalité. Un parti politique, sauf en régime dictatorial (ce qui est déjà plus solaire), ne représente pas toute une nation. Dans le cas contraire, personne n’est dupe. Par contre, une nation constituant un ensemble de partis peut être représentée par un seul homme qui, quel que soit son camp, se doit à une globalité. De même, que l’imparfait du subjonctif d’un verbe ne contient pas tous les temps et modes de sa conjugaison, la fonction de la planète dominante ne témoigne pas de la globalité.

II est quand même dommage, diront certains, de ne pas remplir la case de la Lune dans le médaillon complet du R.E.T. En fait, nous la remplissons en cherchant la planète d’appel, car cette recherche met en jeu plusieurs fonctions ou familles. Ceux qui tiennent à remplir toutes les cases pourront placer la planète d’appel dans la case réservée à la lune. Ce n’est qu’une vérité partielle, mais après tout… cette fonction est élue par une majorité, tout comme la fonction aveugle en est exclue, ce qui lui vaudrait aussi de remplir la case lunaire, en qualité de représentante d’un « pouvoir intensif » incontrôlé, qui correspond aux effets résumés par Philippe Pinchon : rejet, fascination, révélation, objectivation. N’y aurait-il pas quelque ressemblance avec les fonctions prêtées à la Lune noire ? Je reviendrai sur ces mises à jour susceptibles de faire progresser notre compréhension de la planète d’appel et sa technique d’élection.

La hiérarchie planétaire individuelle se projette dans le modèle R.E.T. universel, et non dans un modèle chronologique. C’est la globalité du R.E.T. qui donne sens à la chronologie et non l’inverse, cette chronologie étant d’ailleurs plus que relative. Les planètes, en effet, n’entrent pas en scène comme des acteurs effectuant à tour de rôle un « one man show ». Toute la troupe évolue solidairement, chacun à sa vitesse sur une orbite dépendante d’un équilibre d’ensemble. Le thème d’âge rend compte de cette évolution du groupe et, avec les aspects sous-harmoniques de la conjonction, il serait possible, comme pour le thème natal, de hiérarchiser le thème d’âge pour répartir les fonctions dans le diagramme R.E.T. selon le classement.

En musique, jouer en Do majeur, ne veut pas dire que l’on ne joue qu’une note (do, do, do…) jusqu’à la tonalité suivante. En chronologie, la planète qui donne le ton à l’âge correspondant à son premier cycle n’élimine pas le système solaire, mais prend la position n° 1 qui lui vaut d’être provisoirement en fonction solaire de conducteur (‘rR’) du groupe. Biologiquement, les structures et fonctions d’un organisme ont des vitesses et des temps de maturation-dématuration différentes. Nos fonctions organiques ne s’épanouissent et ne vieillissent pas à la même allure. Parmi les Iznogoud du conditionalisme, il en est qui n’attendent pas le 3e âge pour la sclérose mentale et rejoindre les demeurés.

Enfin, et je le redis aux candidats novateurs, l’astrologie n’est pas une science du Temps continu, mais du Temps structuré, ce qui donne à la Structure plus d’importance que le Temps qu’elle qualifie. Dans un temps continu, les grains de sable d’un sablier sont égaux en poids et qualité. Dans le temps structuré par les nombres qui déterminent les cycles, il y a des grains plus gros et des plus fins qui changent en qualité et intensité l’uniformité des moments d’un sablier. Et je n’appellerai pas « structuration du temps » la division d’une continuité en avant-pendant, pendant, pendant-pendant, et après-pendant. Oubliant la structure, je me suis fourvoyé en cherchant l’explicative de l’ordre des Maisons dans la continuité du mouvement diurne. Cette recherche est à reprendre avec des critères de discontinuité temporelle ou spatio-temporelle…

Par les rapports des demi-grands axes, les moments forts (significatifs par l’organisation des éléments) du système solaire apparaissent en relation formelle avec la structure modèle de l’atome d’hydrogène excité. Par les rapports L/g une autre relation apparaît avec l’hydrogène neutre. Ce qui souligne l’importance de la réflexion de Jean-Paul Citron sur le « signal hydrogène ». Un autre modèle d’atome, c’est-à-dire d’autres nombres, auraient pu qualifier d’autres cycles. L’hydrogène a l’avantage, pour notre quête en compréhension, d’être le plus simple et universel.

Nous n’avons pas d’objet-outil pour des mesures directes d’influences célestes. Dans ce référentiel, les savants en ont-ils pour mesurer la vitesse linéaire de la translation de la Terre ? Éprouvez-vous le déplacement de 30 kms (moyenne arrondie) à la seconde qu’effectue, sur son orbite autour du Soleil, l’astre qui vous porte ? Pas moi. Eux non plus. Comme la rotation et la translation de la Terre, l’effet astrologique se mesure par des outils indirects : des déductions et des comparaisons. Nous en sommes, au trentième anniversaire de La condition solaire, à la hiérarchisation de la globalité et sa projection dans le modèle R.E.T.. Une méthode et un outil-défi qui tracent une profonde ligne de fracture dans le corpus de l’astrologie. Pour réussir ce défi, tester la hiérarchisation, il ne faut pas lésiner sur les données astrométriques à classer ou rejeter.

En mars et mai 79, la revue Astrologique a publié, dans mon cours d’astrologie, la représentation des azimuts (en abscisse) et des hauteurs positives (en ordonnée). Cette représentation cartésienne des coordonnées horizontales complète la représentation circulaire du plan écliptique. On l’utilise pour avoir un regard concret sur le thème, et trancher entre les ex-æquo d’une hiérarchisation délicate. L’écliptique étant tracée par une courbe en trait continu, une figure correcte permet de voir si la planète se place ou non sur l’écliptique : sous la courbe, sa latitude céleste est sud ; au-dessus, sa latitude céleste est nord. Le schéma visualise les parallèles de hauteur, qui pourraient être, avec des orbes étroits, des aspects dignes d’un peu plus d’attention que les aspects mineurs ou les mi-points.

L’horizontale du Thème de Paul Valéry

Quelles informations, non-évidentes ou absentes du thème écliptique, retirons-nous du thème en coordonnées horizontales, de Paul Valéry ?

- Quatre planètes (Lune, Pluton, Saturne, Mars) sont sensiblement sur le même cercle de parallèle (almulcantarat). À l’horizon, Pluton qui, en écliptique, est en orbe large de conjonction à la Lune, gagne en importance. II parait difficile de dissocier ce quatuor de l’horizon. Si l’on prend comme premières dominantes, Lune et Mars, (les plus proches de l’AS et DS en écliptique), Pluton et Saturne suivent.

- Quatre autres planètes (Uranus, Jupiter, Soleil, Mercure) sont également sur le même cercle de hauteur. Leur commun almulcantarat ne les dissocie pas ce groupe qu’il reste à hiérarchiser au-delà de la 5 » position.

- Neptune est la plus haute. Vénus la plus basse.

- Pluton est plein Est. Soleil et Mercure plein Ouest. Une opposition « azimutale » qui incite à considérer davantage l’aspect d’opposition écliptique d’orbe 12° pour Pluton-Soleil et 14° pour Pluton-Mercure.

Bilan d’examen : l’innocent Pluton du ciel écliptique renforce sa conjonction à la Lune, son opposition au Soleil. Ce n’est pas un thème idéal pour illustrer la singularité de la Lune noire.

Je vous laisse au plaisir d’une hiérarchisation précise en commençant par deux hypothèses pour retenir la meilleure lorsque vous lirez une biographie de l’auteur de « Mauvaises pensées et autres » (Éd. Gallimard, 1967). Quel que soit l’ordre, les 4 premières planètes mettent en valeur les familles : ‘t’ (transcendance intensive), ‘E’ (Existence extensive), ‘P’ (Pouvoir extensif), ‘p’ (pouvoir intensif), et le groupe « nR » (non-Représentation). Sur le pouvoir intensif lunaire, j’ai relevé, bien après les définitions des pouvoirs, cette perle :

« Le moment ou le petit enfant prend conscience du pouvoir de ses pleurs n’est pas différent de celui où il en fait un moyen de pression et de gouvernement ».

Je ne crois pas que l’on puisse trouver dans les questionnaires d’embauche ou de personnalité des phrases comme celle-ci, restituant une fonction astrologique dominante, définie avant son auteur et à son insu. La statistique laisse peu de chances de relever dans un échantillon de Lune angulaires, le même type d’observation que celui de P. Valéry sur le pouvoir de l’enfant. II vaut mieux, pour une enquête comparative intéressante, réunir les cas de Lune dominante assortie d’un « petit t ». Théoriquement, d’autres contextes planétaires entraînent des attitudes divergentes sur les mêmes objets et sujets de réflexion.

L’informatique aidant (des logiciels sont en vente), nous pourrons tester les cas particuliers (nombreuses hauteurs de planètes égales, azimuts dans une ou deux directions seulement). J’attends beaucoup de ces programmes sollicités, il y a 20 ans, aux spécialistes de l’époque… Grâce à ceux d’aujourd’hui, il y a fort à parier que les amateurs de complications établiront de nouveaux mi-points : des mi-azimuts et mi-hauteurs entre une planète et les autres. Pour ma part, j’ai déjà proposé les azimuts et hauteurs comme base de nouvelles directions primaires (calcul du temps sidéral qui sépare, avant ou après la naissance, un astre A de la même hauteur ou azimut d’un astre B). Lorsque après avoir tout essayé, directions symboliques, primaires, secondaires, tertiaires, les astro-nécrophiles amateurs d’échéances fatales n’auront toujours rien à se mettre sous la dent pour justifier un décès, il leur restera, en dernier recours, les azimuts et hauteurs à diriger. C’est un cadeau conditionaliste qu’on appréciera. SUITE

Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

par Richard Pellard. 117 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie ! Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola



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