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Régine Deforges, la Lionne des lettres

Avant d’être la romancière à succès que l’on connaît aujourd’hui, Régine Deforges fut libraire, éditeur à scandale, auteur de livres érotiques interdits. Elevée dans des institutions religieuses en région Poitou, elle fut malgré elle célèbre très tôt dans son village à cause d’un journal intime dérobé où elle relatait ses expériences homosexuelles avec une cousine. Cette blessure d’adolescence donnera plus tard matière à un essai, « Cahiers volés ». Régine Deforges a été et est encore très contestée dans le petit cercle des écrivains contemporains du fait de son tempérament, de sa franchise, de son goût prononcé pour l’érotisme et pour le scandale.

Le grand public la découvre dans le milieu des années 80, grâce à son best-seller « La bicyclette bleue ». Depuis, ses héros Léa Delmas et François Tavernier ont traversé la seconde guerre mondiale et la guerre d’Indochine à travers six romans, dont le dernier, « La dernière colline », sorti en janvier de cette année.



C’est à travers un entretien avec Lucie Wisperheim, publié l’année dernière sous le titre « Les non-dits de Régine Deforges » que nous allons étudier le thème de cette femme, puis nous comparerons les deux héros de l’auteur avec elle-même.

La guerrière des lettres

« Ce que j’aimais dans l’enfance c’était les jeux très brutaux, quand on se bagarrait, on se faisait la guerre ».

Avec un Mars à l’Ascendant, on imagine difficilement la petite Régine devant une broderie ! Se battre, s’affronter, courir autant d’actions qui collent à la peau de l’enfant Deforges. Originaire de province, la femme adulte n’oublie jamais la nature et la terre, même au sommet de sa gloire parisienne. Autodidacte pure, Mlle Deforges ne doit son salut qu’à son amour passionné des livres ; c’est ainsi que, très jeune, elle se réfugie dans la lecture pour assouvir cette formidable envie de vivre d’aventures, de sensations fortes et puissantes. Le vécu, la vie, l’expérience : il s’agit bien là du but essentiel de cette femme à forte dominance ‘E’ (Mars-Jupiter). L’imaginaire n’a que peu de place dans ses romans, la base de toute histoire racontée est une anecdote réelle, vécue, relatée par les témoignages, les livres d’histoires.

Elle effectue, à chaque nouveau roman, un travail considérable de recherche, de mise en condition aussi. Ainsi pour écrire « La bicyclette bleue », elle s’enferme des heures en écoutant des champs nazis. Le niveau ‘E’, consonant à la Lune en Signes de fermeture, Scorpion et Poissons, l’oblige à s’isoler pour respirer l’ambiance de son décor romanesque. On retrouve également la puissance du niveau ‘E’ tout au long de la vie de Régine Deforges, jamais en panne d’initiatives, de choses à faire, de conflits à gérer. De procès en tribunaux, la romancière est aussi connue et reconnue pour ses excès. Il est vrai que l’aspect Mars-Jupiter carré Soleil dominant n’est pas pour calmer les envies d’en découdre avec tout ordre établi. La dissonance des Signes Lion-Scorpion, conduit le sujet à jongler entre envie de lumière et besoin d’ombre. Dans le thème de Régine Deforges, Le ‘E’ Scorpion doit s’accommoder d’un ‘r’ et d’un ‘P’ dissonants.

Une solaire rayonnante

« Je devrais me dire une fois pour toutes que je suis quelqu’un de connu et de reconnu… malheureusement je ne le vis pas ainsi » : difficile pour l’écrivain populaire de se laisser tout simplement bercer par le doux chant du succès, qui l’accompagne désormais dans ses sorties.

Elle prend alors aussitôt conscience du ridicule ou du moins de la futilité des hommages qu’on lui rend. Elle n’a alors de cesse de se retrouver au contact de sa terre, de ses proches, de sa réalité qu’elle s’emploie à préserver farouchement des regards extérieurs : « Je peux avoir de l’autosatisfaction par moments, mais je suis la première à me moquer de moi ». Lucide certes, Mme Deforges ne se laisse guère envahir pas son besoin de gloire et pour cause, Pluton dominant veille à ne pas enorgueillir le sujet plus qu’il ne faut. Cependant cela ne l’empêche pas de déclarer un peu plus bas : « …imaginer une société idéale dominée par moi, chef suprême (rire) ». On voit ici toute l’ambiguïté du personnage qui aime à se glorifier, même si ce n’est qu’en rêve.

‘P’ et ‘r’ ont en commun outre le Soleil, la caractéristique de mettre le sujet sur le devant de la scène. Le pouvoir extensif est entièrement représenté dans les dominantes de Régine Deforges (Mars, Soleil, Pluton). il s’agit bien pour cette femme de tenir sa place dans la société, tant par l’image que par l’œuvre, et par la fascination qu’elle exerce sur ceux qui la rencontrent : « Se sentir écrivain signifie d’abord construire une œuvre, en avoir conscience et avoir l’ambition qu’elle perdure ». Difficile de mieux résumer la pensée ‘P’ de l’écrivain, (notons que cette phrase est construite en fonction de la hiérarchie planétaire de l’écrivain : « construire » (Mars n° 1), « conscience » (Soleil n° 2), « perdure » (Pluton n° 3).

‘r’ dissonant, l’auteur provoque plus qu’elle ne dicte sa loi, sa vérité. Pourtant elle ne manque jamais de se faire remarquer quelque soit l’endroit, ce qui a amené deux autres écrivains à plaisanter sur cette omniprésence : Philippe Labro, alors qu’à l’occasion d’un salon en province un train emmenait plusieurs auteurs quelqu’un lui demande où se trouve Régine Deforges, il répond : « Si Régine Deforges était dans ce wagon, nous le saurions ! ». Quant à Jean d’Ormesson, il a un jour lancé à la cantonade : « Quand Régine débarque dans un salon, nous ne signons plus ». Il semble pourtant que ces deux hommes ne manquent ni de notoriété, ni de reconnaissance. Mais le pouvoir de présence de Régine Deforges associé au pouvoir extensif lui confère une personnalité si rayonnante (Soleil en Lion) qu’on ne peut l’ignorer.

En société, en public Régine Deforges est ouverte, disponible, brillante telle une lionne qui mange tous ses adversaires. Il est évident qu’avec ce pôle Soleil-Mercure en Lion angulaire au MC, l’écrivain se joue des mondanités et s’épanouit entourée, voir adulée. Ainsi le ‘r’ sert le ‘R’ et lui permet de ne pas attendre la reconnaissance ou du moins de ne pas se satisfaire d’un monde connu, mais bien d’aller à la conquête d’une célébrité nouvelle.

D’ailleurs à une question sur cette sociabilité de salon, Régine Deforges répond : « Si je m’y soumets, c’est parce que, même quand je râle, le jeu m’amuse ! ». Le temps d’un rendez-vous avec son public, la femme se montre sous un jour ‘R’, et cela ne lui pèse pas trop puisqu’elle est avide de contacts. Cependant l’instant doit être court et mesuré. Il faut en effet se souvenir que ces fonctions même dominantes sont dissonantes aux fonctions du ‘E’ et de la Lune qui, elles, sont en Signes de fermeture : tout l’art de cette femme est de jouer de ces différents atouts sans en abuser : « La vie étant faite de nuances, j’ai peut-être trop tendance à nuancer ». En effet pour Mme Deforges la vie ne peut guère subjectivement être faite d’autre chose que de nuances, rappelons que trois signes dominants (Lion, Scorpion et Taureau) sont en phase de sens des dosages. Et c’est une pièce maîtresse dans le fonctionnement de l’auteur car tout est savamment dosé, l’impulsivité, la gloire, la sociabilité, la vérité comme le mensonge ou l’hypocrisie.

Nous verrons dans le dernier chapitre comment, dans ses romans, le sens des dosages lui permet de ne jamais ignorer le camp adverse, de ne jamais faire de ses personnages des hommes ou des femmes entièrement blancs ou noirs.

« Tout ce qui m’empêche, m’humilie »

« Étant très indépendante, je ne peux pas laisser à quelqu’un le soin de me protéger » : Uranus, dernière planète angulaire, opposée à Mars-Jupiter et carré à Pluton, vient naturellement compléter le ‘r’, mais aussi renforcer l’individualisme du personnage. Le but unique et personnel (Uranus) qui sans arrêt est contraint par la réalité tangible de l’existence (Mars) : pour ceux qui ont lu la saga de Léa, il n’y a pas de doute cet aspect est dominant chez l’auteur. Dans la vie aussi l’écrivain semble avoir du mal à s’accommoder de cette contrainte : « Tout ce qui m’empêche, m’humilie ». Une nouvelle fois, on remarque la difficulté de Régine Deforges à concilier existence concrète et quotidienne ‘E’ avec pouvoir et objectifs ‘r’.

Beaucoup de dominantes donc, chez Régine Deforges et comme dans tous ces cas-là, la complexité de la personnalité s’en trouve augmentée. Cela d’autant plus lorsque, comme c’est le cas, les aspects reliant les angulaires aux sous-dominantes sont eux aussi nombreux. Ainsi les familles ‘t’ et ‘T’, bien que moins en avant dans le thème, restent très marquées dans le fonctionnement du sujet.

« C’est vrai j’affirme plus facilement qu’il existe dans la nature des forces que nous ne voyons pas et qui comptent pour notre équilibre ». Manque d’imagination, d’abstraction ? Il est vrai que seuls les faits amènent Régine Deforges à développer ses histoires. Pourtant, on le perçoit dans ses propos, Mme Deforges a une opinion bien marquée sur la spiritualité, et tout ce qui touche à la transcendance. Bien entendu pour elle cela passe avant tout par un ressenti (Neptune sextile Mars, trigone Uranus). Ainsi la nature reste le fruit principal des sensations transcendantes : « L’essentiel est contenu dans les détails et pas dans ce qui est trop évident ».

Tout comme le ‘T’, le ‘t’ n’est pas omniprésent dans le fonctionnement de l’écrivain et ce malgré la présence de deux planètes de cette famille dans les dominantes (Mercure et Pluton). N’étant pas reliées entre elles, Mercure ‘R’, et Pluton isolé par les aspects à Uranus en carré et sextile à Vénus, apportent lucidité et goût du jeu, diversité du débat et ouverture d’esprit, sans le perfectionnisme et le goût de la manipulation du ‘t’. Trop franche, trop nature pour être stratège, Régine Deforges refuse de calculer sa carrière ou ses actes en fonction d’un objectif.

Un Mars plus ‘E’ que ‘e’

« Demandez à mes parents si j’étais douce, ils hurleront de rire ».

Faiblesse du ‘e’, même avec un Mars dominant, Mme Deforges n’est pas une émotive à la sensibilité épidermique. Sa vie d’ailleurs n’est pas dominée par ses relations complices et douces. Mère de trois enfants de pères différents, elle ne trouve le salut qu’auprès du dessinateur humoriste Pierre Wiazemsky, petit-fils de François Mauriac. La quarantaine lui a apporté stabilité amoureuse et succès littéraire. Mais Mme Deforges ‘e’ ne se maîtrise plus : « Sur le plan émotionnel, je suis sans défense, on peut me faire basculer, me toucher aux larmes dans certaines circonstances, et je ne supporte pas que certaines personnes en soient témoins ». Avec Vénus et Neptune en dernières positions dans la hiérarchie, c’est la famille ‘e’ la plus faible du thème de Régine Deforges, et comme toute faiblesse, elle est très mal supportée ou du moins employée par le sujet. Absence ou excès, on retrouve ces extrêmes dans les livres de l’auteur. Il est vrai que l’érotisme est très souvent évoqué lorsqu’on parle de Régine Deforges, mais cet état d’être relève plus d’un Mars dominant et harmonieusement relié à Neptune faible.

Question de Lucie Wisperheim : « Qu’est-ce qui vous attire dans la sexualité ? ». Réponse de l’écrivain : « Mais le passage à l’acte, c’est tout ! ». On le voit, Régine Deforges est avant tout une amante, avant d’être une amoureuse douce et complice.

Léa, François et les autres…

Après avoir étudié le thème au regard des propos directs de Régine Deforges, observons les similitudes entre ses héros et son thème.

« La guerre je sais un peu pourquoi elle m’intéresse, c’est par goût de la violence qui dans ce cas est codifiée, voir légale ».

À chaque roman où sont présents Léa Delmas et François Tavernier, la guerre n’est jamais loin. De la seconde Guerre Mondiale à la guerre d’Indochine, les deux personnages parcourent le monde et sa violence sans prendre le temps de respirer ou très peu.

Léa est belle, admirée de tous les hommes, provocante dans sa séduction, elle n’est ni douce, ni mielleuse à la manière vénusienne. Ses tenues, comme ses manières sont franches, brutales même, toujours naturelles. Coléreuse, impulsive, elle ne manque ni d’esprit d’initiative, ni d’autorité. Il est intéressant de noter que l’écrivain a partagé son opposition natale entre Mars et Uranus, au travers de ses deux héros puisque au Mars de Léa, elle associe l’Uranus de François. L’homme est en effet beaucoup plus ferme, plus volontaire, plus incisif dans ses décisions, dans ses objectifs. À Léa le ‘E’, la Lune aussi avec Montillac et son attachement à la famille, à la terre natale, à François le ‘r’, le ‘P’ et aussi l’émergence d’un Mars érotique qui trouble l’image de l’homme sur de lui, fier de son image. Violence des scènes sexuelles, violence des disputes entre les deux amants, omniprésence de Mars dans les textes.

Lors de l’étude du thème, nous avons évoqué la force du sens des dosages dans le fonctionnement de Régine Deforges ; cette dominante est également présente dans les situations des romans. En effet quelque soit le camp des héros, l’écrivain dose les engagements de ses personnages : Léa résistante, mais sensible à la collaboration par attachement à certains personnages de son environnement, François jouant le double jeu pour mieux défendre ses idéaux. Cet état de fait donne au texte une justesse dans la description des faits de l’époque. Ne rien ignorer du camp adverse semble une préoccupation permanente de l’écrivain dans toutes les situations.

On retrouve aussi le duel ombre et lumière du thème dans l’épopée des héros qui jonglent sans cesse entre résistance et légalité, entre mondanités et isolement. Autant de comparaisons qui nous aident à mieux comprendre le sens de fonctionnement des multiples aspects qui composent le thème de naissance de Régine Deforges. Pour en savoir plus et vous faire une idée personnelle de la personnalité astrologique de cette femme bruyante, provocante et réaliste, on ne peut que vous inviter à découvrir ses livres si ce n’est déjà fait…

Article paru dans le n° 10 du Fil d’ARIANA (octobre 1998).

Cet article vous a été proposé par : Béatrice Martignon


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