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Aspects : existe-t-il un modèle traditionnel ?

On le lui reproche parfois, mais c’est vrai, l’astrologie est d’abord une science d’observation. La meilleure façon de la comprendre est de se placer sur le terrain et de regarder le ciel. Ensuite, réfléchir…

Pour observer le chemin apparent du Soleil parmi les étoiles, il faut au moins un an. Au bout du compte, vous aurez sa trajectoire : l’écliptique. Donnez-lui du champ : 8’ 5 vers le haut, autant vers le bas. Voilà votre bande zodiacale constituée avec sa division, harmonieuse mais conventionnelle, en douze Signes.

Astronomes et astrologues s’intéressent, pour des raisons opposées, aux allées et venues des planètes à l’intérieur de cette bande formée de douze Signes. Pluton, dernier venu au bout du télescope, au cours de son périple de 250 ans, s’en écarte en latitude Nord ou Sud. Il faudrait en son nom, élargir la bande zodiacale.

Les autres planètes évoluent sensiblement dans le même plan. Pour être simple, nous n’allons pas nous occuper des positions réelles mais de leurs projections sur le plan écliptique. Lorsque les projections de deux astres coïncident, les longitudes zodiacales sont identiques, l’écart angulaire mesuré sur le plan écliptique est nul. Cet angle nul forme pour les astrologues un aspect significatif déclencheur d’une relation entre les influences en cause : la conjonction.

Les planètes ne se déplacent pas sur l’écliptique à la même vitesse. La plus rapide s’éloigne de la plus lente qui n’en poursuit pas moins son chemin, sa propre vitesse l’éloignant angulairement d’une autre moins rapide qu’elle.

Avant de se retrouver en conjonction, nos deux planètes témoins vont d’abord se séparer de 0° à 180°, angle sous lequel la longitude écliptique de l’autre sera son vis-à-vis céleste, son face à face, son opposé.

Ce deuxième angle, écart maximal inévitablement égal à 180°, forme pour les astrologues un autre aspect significatif également déclencheur d’une interaction : l’opposition. Une astrologie sommaire mais soucieuse d’essentiel pourrait se contenter d’un ballet à deux temps : de la conjonction à l’opposition (écart de 0° à 180°) et de l’opposition à la conjonction (écart variant de 180° à 0°).

Puisqu’on appelle cycle la variation de 0° à 360°, d’une conjonction à l’autre, l’opposition en tant qu’écart de 180° n’est rien d’autre qu’un demi-cycle. Avec deux fois 180°, on obtient en effet 360°.

Si les aspects sont des angles, tous les angles ne sont pas des aspects. Autrement dit, tous ne déclenchent pas, en principe des interactions, des échanges « bons » ou « mauvais » entre planètes. Pourquoi y a-t-il des aspects majeurs et mineurs, combien faut-il compter d’aspects et quelles lois, quels phénomènes peuvent expliquer le genre d’échanges qu’ils sont censés provoquer ? Pour répondre à ces questions, il y a des astrologues qui évoquent purement et simplement leur pratique. Les choses sont comme ça parce que, disent-ils, elles se constatent de la sorte et que la peste soit de toute théorie. Hélas, s’il est des aspects qui font presque l’unanimité, d’autres — les mineurs surtout — engendrent bien des zizanies et de hautains mépris. La nécessité d’éclairer le débat par une prospective théorique justifiant l’expérience en ouvrant d’autres voies se fait alors sentir.

Le cycle ou le cercle ?

La grande majorité des astrologues portés à concevoir des explicatives a choisi, pour ce faire, le cycle en cercle. Ce n’est pas du tout pareil et nous verrons à quel point le choix conditionne la compréhension des aspects et de l’astrologie.

Un cycle met en cause le mouvement. Un cercle est statique. Dans un cercle modèle, on peut inscrire des figures régulières et fermées aux cotes égaux : triangle, carré, polygones à 5. 6, 10, 12 côtés.

La conjonction étant un point, l’opposition un trait divisant le cercle en deux, les autres aspects pourraient se déduire des nombres simples et entiers déterminant des figures géométriques élémentaires : le triangle, le carré, le pentagone (5 côtés), l’hexagone (6 côtés), l’octogone (8 côtés) ainsi de suite pourvu que la figure soit simple et belle, pareille à un cristal.

Ésotériquement et arithmétiquement parlant, la somme des 4 premiers nombres est égale à I + 2 + 3 + 4 = 10. En retournant à l’unique changé d’un rang, les 4 premiers aspects obtenus avec les 4 premiers nombres sont reconnus universellement majeurs. Et il est vrai que cette logique des nombres fascine même un scientiste mécréant.

En résumé, aspects indubitablement majeurs :

- Conjonction : 360°/1 = 360° ou son équivalent sur le cycle en écart angulaire, l’angle de 0°.
- Opposition : 360° /2 = 180°
- Trigone : 360° /3 = 120°
- Carré : 360°/4 = 90°
- Sextile : 360°/6 = 60°

A partir de là, on commence à perdre ses poussins, d’autant que si la somme des 4 premiers nombres a le bon goût de retrouver l’unité, les nombres I à 3 suffisent à générer les aspects les moins contestés. En effet : le carré n’est qu’une opposition divisée par 2 et en poursuivant le demi-carré n’est qu’un carré à nouveau divisé en 2. Les autres aspects dérivent de I + 2 multiplié par 1, puis multiplié par 2 et encore par 2. Soit : 3, 6, 12. Ce qui correspond au trigone, au sextile, au demi-sextile, angles respectivement égaux de 120°, 60°, 30°.

Les trois premiers nombres donnent donc finalement :

- Majeurs : conjonction (0°), sextile (60°), carré (90°), trigone (120°), opposition (180°)
- Mineurs : demi-sextile (30°), demi-carré (45°).

Les aspects deviennent vite mineurs lorsqu’ils s’éloignent, on le voit, de la source : le 1.

Aux premiers générateurs : 1, 2, 3, d’aucuns pensent à ajouter le 5. Ce qui donne : 360°/5 = 72°. Procédant comme ci-dessus, la moitié et le double de 72° donnent d’autres aspects, de 360° et de 144° ou aspects de Kepler :

- semi-quintil (36°), quintil (72°), bi-quintil (144°).

Convenons-en, ce n’est pas tout. Il y a deux aspects mineurs, le sesqui-carré (135°) et le quinconce (150°) qui, pour être mineurs, ne semblent pas sous la tutelle d’une division du cercle par un nombre entier. Ils sont plutôt le fruit d’une proportion : le sesqui-carré (135°) est égal aux trois-quarts (3/4) de l’opposition et le quinconce aux cinq-tiers du carré (5/3 de 90. = 150°). On se demande bien pourquoi. À ce compte-là, bien d’autres proportions imaginables sont sacrifiées on ne sait à quel dieu de zozotérisme numérologique.

Pour en finir avec ces complications d’autant plus grisantes que leur obscurité laisse pressentir une divinité admirablement pudique, les amateurs de clarté impie ont tranché : pour avoir un aspect. il suffit de compter un multiple entier de 15° :

15°, 30°, 45°, 60°, 75°, 90°, 105°, 120°, 135°, 150°, 165°, 180°

On obtient un peu plus que le nécessaire en passant à côté du quintil, de son multiple et sous-multiple. Cette explicative n’a pas, non plus, remporté tous les suffrages. Dommage. Elle est presque bonne.

Au-delà de la conjonction, de l’opposition, du trigone. du carré, aspects liés aux nombres 1, 2, 3, 4, réductibles aux générateurs I et 2 et leur somme, tout n’est que flottement quant au nombre des aspects. Figures polygonales, nombres entiers, proportions simples, rien n’a le mérite de donner une clef unique et cohérente. Et dans le contexte d’un astrologisme bêtifiant sur une hypocrite fraternité, personne n’a jamais eu la loyauté de dresser ce constat utile à l’astrologie. Les mandarins préfèrent se ménager et éviter les confrontations qui révéleraient les coulisses dérisoires de leur puissance de papier.

Au niveau du nombre des aspects, rien. Qu’en est-il de l’explicative de la qualité des aspects ?

Zodiaque des éléments et aspects

Pour cela, on se reporte au cercle identifié cette fois au zodiaque avec ses subdivisions en douze Signes de 30° définis traditionnellement par les éléments de Feu, de Terre, d’Air et d’Eau.

À première vue, ces éléments apportent de confortantes lumières sur la nature des aspects. Deux planètes conjointes, dans une distance inférieure à 15°, ont des chances de se trouver dans le même Signe. La qualité de celui-ci, Feu, Terre, Air ou Eau, s’en trouve renforcée, décuplée pour ainsi dire. Et voilà, vient le nerf de la conjonction : union, fusion, identification, échange de similitudes. Les partisans de cette explicative atténuent les effets de la conjonction lorsqu’elle rapproche deux planètes en Signes différents. Une Lune à 29° du Taureau et un Soleil à 0° des Gémeaux sont à 2° de distance mais la différence des Signes creuse un fossé qualitatif entre ces astres que l’on pourrait croire voisins !

Deux planètes distantes l’une de l’autre de 60° occupent généralement des Signes de même polarité, le Feu et l’Air étant « masculins positifs », la Terre et l’Eau étant « féminins négatifs ».

Le sextile serait donc, comme la conjonction, un aspect « consonant », harmonique. Le trigone (120°) met en relation des Signes de même qualité élémentaire, par conséquent tout va bien aussi de ce côté-là.

La réussite illusoire de cette explicative des aspects est dans le carré. Deux signes distants de 90°, valeur angulaire du carré, sont incompatibles du point de vue des éléments. Ils associent le Feu et l’Eau. l’Air et la Terre. On voit le gâchis. Par exemple, le Bélier (Feu) est vraiment antagoniste du Cancer (Eau) et l’on compte bien 90° d’écart entre les deux Signes. On en compte autant, cette fois contre le sens des Signes, entre le Bélier (Feu) et le Capricorne (Terre). Logiquement, tous les couples Feu-Terre doivent être dissonants, ainsi d’ailleurs que les couples Air-Eau.

On s’assure de la rigueur de cette logique avec le couple Bélier-Taureau dans lequel on peut inscrire un angle de 45°, demi-carré, mais l’association Feu-Terre concerne également deux signes en quinconce (150°), Bélier (Feu) et Vierge (Terre), aspect qui devrait être neutre dit-on. Enfin. l’aspect de 45° qui semblait convenir plus haut, ne convient plus si l’on compte l’aspect en arrière, dans le sens inverse des Signes. Par exemple. entre 0° Bélier (Feu) et 15° du Verseau (Air) il y à 45°, dissonance inattendue entre deux Signes de même polarité. Le sesqui-carré, aspect dissonant de 135° est encore plus critique pour la valeur de cette théorie, puisqu’il peut se produire entre deux Signes de même qualité. Il y a un sesqui-carré entre 0° du Bélier et 15° du Lion, or ces deux signes sont de Feu … Avec l’opposition (180°) qui couple le Feu et l’Air. la Terre et l’Eau, l’ambiguïté est à son comble. Et si l’aspect de 180° serait, pour sauver le tout, celui de la complémentarité, que faire du sextile membre de la même famille de couples ? S’agit-il d’une opposition feutrée ?

Manifestement les qualités élémentaires et traditionnelles des Signes sont incapables d’expliquer les qualités d’aspects. Ou alors, il faut une grande élasticité mentale pour mettre un peu de sextile dans le demi-carré, d’opposition dans la conjonction. de conjonction dans l’opposition. Et je ne reviens pas ici. sur l’absurdité astronomique de ces planètes qui à 1, 2, 3° de distance perdent de leur conjonction si les Signes sont différents.

Au vrai. les qualités élémentaires expliquent assez mal les Signes. Pour les aspects, on ne pouvait attendre d’elles qu’un peu plus de confusion.

La symbolique des nombres

Sur quoi se rabattre ? À nouveau, on a pensé aux nombres et leur symbolique. Le I intègre, le 2 oppose, divise, le 3 compare, associe, le 4 structure, et 5 dynamise, etc.

Généralement, dans cette voie, on retient de la symbolique du nombre ce que l’on sait convenir à l’aspect. Et puis, on retombe dans le problème précédent : où s’arrêter, quels nombres éliminer, comment traiter les nombres multiples ou obtenus par de simples additions ?

La Lune et les marées

Finalement, on s’est rabattu sur la Lune et les marées. Certains auteurs pensent ainsi illustrer les principaux aspects par la Nouvelle Lune, la Pleine Lune et les Quartiers.

En Nouvelle Lune, le Soleil et la Lune sont en conjonction. Au premier quartier, la Lune est à 90° du Soleil, à la Pleine Lune elle en est à 180°, au dernier quartier l’écart retombe à 90° ou 270° par rapport à l’origine du cycle.

En raison des actions gravifiques, les marées sont fortes, plus fortes aux Nouvelles et Pleines Lunes, elles sont plus faibles lors des Quartiers lunaires.

Rien de plus dangereux que de saisir l’analogisme au vol. En comparant les effets des marées aux effets des aspects, on accorde à la conjonction et à l’opposition la même qualité puisque les marées sont également fortes. Aucun praticien ne saurait renoncer à distinguer d’aussi précieux aspects. Quant aux quadratures correspondant aux effets de minimum, la pratique des aspects planétaires n’encourage pas non plus l’analogie.

Pour conclure sur cette première partie, le bilan traditionnel est nul en ce qui concerne l’explicative des aspects, la justification de leur nombre et caractère. Il n’y a pas lieu de s’en étonner. La pensée analogique fonctionne parfaitement dans la saisie d’une relation globale, la perception de liens et rapports possibles. Elle s’essouffle et tourne court pour ce qui est de l’analyse des mécanismes réels. de leur compréhension rationnelle. Bien de ces analyses du réel finissent à l’autre bout du modèle analogique qui leur à donne pourtant la première impulsion. Mais Ici, pour les aspects, il semble bien que la tradition n’a même pas de modèle.

Article paru dans Astrologique n° 21, mai 1979.

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola

Voir aussi :

- Théorie et pratique des aspects
- Les aspects, phases d’un cycle
- Aspects : Existe-t-il un modèle traditionnel ?
- Aspects : Théorie et Bilan Conditionaliste
- Introduction à l’interprétation des aspects
- Les Aspects planétaires et leurs orbes
- Les Aspects kepleriens
- Les « aspects » aux Angles
- Chronologie des Aspects et Transits
- Les Aspects planétaires


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