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S.O.R.I., R.E.T., Logoscope, information, structures et fonctions

« Nous sommes confondus par le nombre et la prodigieuse variété des éléments, des relations, des interactions ou des combinaisons sur lesquels repose le fonctionnement des grands systèmes dont nous sommes les cellules, pour ne pas dire les rouages. Nous sommes déroutés par le jeu de leurs interdépendances et de leur dynamique propre, qui les font se transformer au moment même où nous les étudions, alors qu’il nous faudrait les comprendre pour mieux les guider… Il nous faut donc un nouvel outil. Aussi précieux que le furent le microscope et le télescopé dans la connaissance scientifique de l’univers, mais qui serait, cette fois, destiné à tous ceux qui tentent de comprendre et de situer leur action… Cet outil, je l’appelle le macroscope… Servons-nous donc du macroscope pour porter un regard neuf sur la nature, la société et l’homme… Le macroscope amplifie ce qui relie, fait sortir ce qui rapproche. Il ne sert pas à voir plus gros ou plus loin. Mais à observer ce qui est à la fois trop grand, trop lent et trop complexe pour nos yeux » (Joël de Rosnay, Le Macroscope, Seuil).

« Le R.E.T. est comparable à un macroscope… bien venu pour faire apparaître, dans les domaines où il s’applique et entre des domaines, des relations autres que de causalité. En tant que matrice commune à l’objet (émetteur), au sujet (récepteur), à leurs relations (interactions) et leurs intégrations, il unifie nos champs de conceptions, apporte des explicatives nouvelles, favorise la convergence des facultés rationnelles et imaginatives » (Jean-Pierre Nicola).

« La structure, c’est la relation… chacun de nous a une notion globalisante de l’univers dans lequel il est plongé, et de lui par rapport à cet univers. Il s’agit, finalement, de confronter des univers… Nous prétendons nous rapprocher les uns des autres mais chacun de nous ignore l’histoire de son propre système nerveux… Il importe de tendre vers la rigueur de formulations mathématiques, si l’on veut disposer d’une base solide sur laquelle il deviendra possible de s’entendre » (Henri Laborit, Discours sans méthode).

« Conserver la circularité, c’est ouvrir la possibilité d’une connaissance réfléchissant sur elle-même. En effet, la circularité doit amener le physicien à réfléchir sur les caractères culturels et sociaux de sa science, sur son propre esprit, et le conduire à s’interroger sur lui-même. Concevoir la circularité, c’est dès lors ouvrir la possibilité d’une méthode qui, en faisant interagir les termes qui se renvoient les uns les autres, deviendrait productive, à travers ces processus et échanges, d’une connaissance complexe comportant sa propre réflexivité. D’où cette idée : il ne faut pas briser nos circularités, il faut au contraire veiller à ne pas s’en détacher. Le cercle sera notre roue, notre route sera spirale » (Edgar Morin, La Nature de la nature, Seuil).

« C’est un paradoxe de la structure de se présenter comme une totalité fermée d’une part, et comme le point de départ de nouvelles structures. Si l’on ne voit pas que la structure est toujours un système de transformations allant du plus simple au plus complexe, on s’empêche de comprendre le passage d’une structure à l’autre, à cause de ce paradoxe… Structure et genèse sont indissociables. La genèse, c’est la formation des fonctions. Et la structure, c’est leur organisation » (J. Piaget, Problèmes de psychologie génétique, Denoël).

Structure et fonction

Macroscope, relation, circularité, indissociabilité de la structure et de la genèse… Structure (R.E.T.) et genèse (Théorie des âges) sont en effet indissociables. Leurs relations et interactions ressemblent à celles qui existent entre la poule et l’œuf : lequel des deux est à l’origine de l’autre ? Ce paradoxe illustre parfaitement le phénomène de causalité circulaire (ou causalité complexe, rétroactive).

Est-ce la fonction qui crée la structure, ou la structure qui crée la fonction ? Pour les « constructivistes », ce sont les fonctions, qui, en s’organisant, développent des structures ; pour les « structuralistes », les structures préexistent aux fonctions, les-quelles seraient, en quelque sorte, des « actualisations » de structures. Astrologiquement parlant, il semblerait bien que les structures soient préexistantes aux fonctions. En effet, chaque être vient au monde avec un certain « potentiel structurel » — l’organisation des Signes & planètes à la naissance — potentiel qui sera, ou ne sera pas actualisé par les apprentissages fonctionnels. En d’autres termes, sur le « squelette » du R.E.T. viendraient se greffer les apprentissages de la Théorie des âges… sans lesquels ce squelette resterait inerte.

Mais à l’inverse, les structures psycho-mentales dont rend compte le système R.E.T. ne peuvent apparaître que si les apprentissages fonctionnels ont été possibles et plus ou moins réussis (voir le cas des « enfants sauvages »). Pourtant, les cycles et rythmes du système solaire préexistent à l’apparition de la vie, et préexistent encore plus à l’apparition des mammifères supérieurs, avec leur système nerveux complexe permettant la détection et l’assimilation des variations subtiles de l’environnement géosolaire. Les relations entre structure et fonction sont donc circulaires dans l’optique conditionaliste. Le paradoxe qui divise les « constructivistes » et les « structuralistes » n’en est plus vraiment un dans cette optique. On passe du sens des contraires à la phase paradoxale. Dans le couple dialectique structure/fonction, la structure sera la dose dominante, mais il y a rétroaction constante entre les deux : pas de structure sans fonction, pas de fonction sans structure, l’une étant la condition de possibilité de l’autre, et vice-versa. Imaginez un squelette sans chair : un mouvement virtuel qui ne s’actualiserait jamais. Ou une chair sans squelette : un tas mou sur le sol…

Et l’on n’évoque pas l’âme, l’esprit… « Je ne vois pas ce qui peut davantage ressembler à l’esprit que la relation, la mise en forme, la structure », a dit Laborit. C’est un point de vue, si l’on peut dire, « matérialiste », qui se défend. L’esprit comme la structure appartiennent à l’invisible, au domaine de l’abstrait, des conditionnements inconscients. Si l’esprit — ou l’âme — est structure, il appartient à la complexité, puisqu’il couvre l’ensemble des structures possibles et l’ensemble de leurs interactions. Selon les options « matérialistes » ou « spiritualistes », on peut choisir librement entre : l’esprit, ensemble des structures et de leurs interactions ; ou bien : l’esprit, souffle divin qui ventile les structures et leurs interactions. La première option suppose l’hypothèse d’identité (l’esprit est la même chose que l’organisation invisible du réel, on utilise soit un langage « spirituel », soit un langage physique ou neurophysiologique pour décrire cette organisation). La deuxième option ne suppose pas d’hypothèse d’identité… mais interdit de raconter n’importe quoi à propos de l’esprit : il souffle où il veut et comme il veut… mais dans le cadre de l’organisation structurelle du réel.

Structures et fonctions agissent en l’Homme au sein d’une insécable globalité corps-âme-esprit. L’astrologie conditionaliste n’est ni matérialiste, ni spiritualiste. Si le langage neurophysiologique, plus proche du physique que du métaphysique est employé en priorité, c’est parce qu’il permet à chacun de se rapprocher et de se comprendre, quel que soit son mode de fonctionnement (matérialiste ou spiritualiste) particulier. Chacun est libre d’imaginer sa métaphysique — qui appartient à l’invérifiable, au pari.

Diachronisme-synchronisme

« La Théorie des âges témoigne d’un certain déroulement chronologique par succession de hiérarchisations différentes. Le R.E.T. témoigne de l’existence d’un plan relatif de simultanéité. À la trilogie passé-présent-avenir, il faut substituer diachronisme-synchronisme ou en termes de vulgarisation : développement chronologique et effets simultanés, en sachant que le chronologique intègre les rapports de causalité simple (linéaire) et le simultané les séries statistiques ou les causalités complexes, non apparentes » (J.-P. Nicola).

Le rapport synchronisme/diachronisme permet de comprendre les différences individuelles, sur le strict plan du conditionnement astrologique. Selon la Théorie des âges, la Lune est dominante le premier mois : elle est le stimulus quotidien de l’adaptation. Du deuxième au troisième mois, le leadership revient à Mercure, et ainsi de suite. À ce niveau-là, tous les bébés d’une même tranche d’âge — relevant d’un même stade d’apprentissage — se ressemblent. Mais si l’on se réfère au R.E.T., on observera des différences relatives de comportement entre individus du même stade/âge. L’organisation synchronique de la structure est efficiente, même si certains de ses éléments sont encore virtuels.

On retrouve le couple structure/fonction : la structure agit sur la genèse de la fonction par l’intermédiaire des simultanéités propres à son auto-organisation. Ce qui signifie concrètement qu’on intègre pas la fonction vénusienne, entre 3 et 9 mois, de la même manière, selon que la dominante du thème est « saturnienne », « vénusienne » ou « marsienne ». Inversement, un développement chronologique déficient peut rendre aléatoire ou problématique l’apparition des structures potentielles et des simultanéités induites par l’organisation du ciel de naissance. Concrètement parlant : une mauvaise intégration de la fonction jupitérienne peut bloquer l’émergence et l’actualisation de la structure jupitérienne dominante dans le ciel de naissance… et rendre problématique l’intégration de la fonction saturnienne… même si Saturne est dominant dans le Thème.

Subtile dialectique du diachronique et du synchronique : je suis comme je me suis/comme j’ai été construit, et/ou ce que je serai construit ce que je suis et ce que j’ai été. « La loi de symétrie du temps (dans le domaine des micromécanismes) parait parfaitement plausible, si bien qu’il devient possible d’admettre que la chaîne des événements successifs d’un système matériel puisse être décrite aussi bien dans un sens que dans l’autre, ce qui nous conduit à un certain conditionnement du présent par le futur aussi bien que le contraire » (Thibaud). Dans l’optique conditionalisme, cette loi de symétrie du temps s’appliquerait également aux macromécanismes…

Les niveaux d’organisation du réel

« Chaque niveau d’organisation a sa propre structure » (H. Laborit). Si l’on veut étudier et décrire le fonctionnement d’un être ou d’un objet quelconques, on est obligé de se référer à différents niveaux d’organisation de cet être ou de cet objet. Notre objet d’étude est un mammifère au système nerveux particulièrement complexe, et les relations qu’il entretient avec son environnement cosmique immédiat, le système solaire, par l’intermédiaire des centres corticaux assurant le conditionnement.

« On peut décrire le cerveau humain à différents niveaux :

- Structure quantique des atomes ;
- Propriétés moléculaires des substances chimiques qui le composent ;
- Aspect des cellules au microscope électronique ;
- Comportement de ses neurones comme système en interaction ;
- Histoire de l’évolution de ces neurones comme structure évoluant dans le temps ;
- Comportement-réponse de l’individu dont le cerveau est en discussion ;
- Environnement social ou familial de cet être humain »
(Steven Rose)

On pourrait ajouter : milieu géographique, latitude et longitude terrestres… et environnement planétaire ! Chaque niveau a son auto-organisation, hétérogène à celle d’un autre. En même temps, tous les niveaux ont leurs points de jonction, là ou les auto-organisations interagissent. En ce qui nous concerne, notre objet d’étude sera l’interaction entre l’Homme et son environnement géosolaire, sans oublier l’intermédiaire obligatoire de la socioculture. Mais le R.E.T. étant le macroscope qu’il est, nous aurons sans cesse à tenir compte des truchements, permutations et interactions entre les différents niveaux du réel… « Si un équilibre existe, ce n’est qu’à l’échelon cosmique qu’on pourrait le découvrir », comme le dit si bien Laborit…

Équilibre et hiérarchie des niveaux

Le système R.E.T. met en relief trois niveaux d’organisation du réel, qui sont en même temps trois niveaux relatifs de perception/conception de la réalité. Le niveau ‘R’ du conscient, du langage, des codes, images et représentations, le niveau ‘E’ du subconscient, de l’éprouvé, du ressenti, de l’agi et du vécu et enfin le niveau ‘T’ de l’inconscient, de l’indicible, de l’invisible, du subtil et du sous-jacent. Le macroscope R.E.T. peut se braquer à loisir sur le réel interne ou externe de l’Homme.

Ces trois niveaux coexistent en tant que structures différenciées et néanmoins reliées au sein du Tout cosmique et de notre expérience-univers : à chaque instant, le réel est à la fois apparence (‘R’), matérialité physique (‘E’) et ordre/désordre invisible/abstrait (‘T’). Ces trois niveaux doivent parvenir à s’équilibrer globalement (Lune) pour constituer un écosystème homogène organisé (Lune-R.E.T.). Poétiquement : la mer est à la fois écume, profondeur moyenne accessible à l’homme et profondeurs mystérieuses et obscures. Pas de monstres marins dans l’écume, ni de surfers dans les hauts-fonds pourtant : la mer globale a ses hiérarchies de niveaux, même si tous les niveaux sont constitués d’eau salée.

Si l’on se réfère à la théorie des âges, les trois niveaux sont chronologiquement strictement hiérarchisés : on va du simple (niveau ‘R’, petite enfance) au complexe (niveau ‘T’, âge adulte, vieillesse, mort et… l’au-delà éventuel de la mort). L’évolution, qui va du simple au complexe, nous convie donc, après les avoir initialisés dans la Représentation, à finaliser nos comportements en fonction de la Transcendance.

En combinant R.E.T. et Théorie des âges, on se retrouve en présence de différents niveaux d’organisation du réel qu’il faut à la fois équilibrer et hiérarchiser, sans oublier que ces niveaux ne puisent leur réalité que dans nos perceptions qui segmentent la globalité du Tout cosmique et de l’expérience-univers. Au niveau psychologique, cet équilibre n’est pas nécessairement l’apanage de l’individu : chacun, en fonction de son horoscope natal, hiérarchise à sa manière les niveaux de réalité, et donc en privilégie certains par rapport à d’autres ; le déséquilibre « ouvert » des individus peut être facteur d’équilibre collectif : globalement, l’équilibre de l’espèce se crée par un système de compensations complexes entre les déséquilibres individuels… pourvu que la socioculture, qui prolonge la Nature, ne soit pas trop oublieuse de ses sources originelles. Inversement, un déséquilibre « fermé », ou un excès d’équilibre, individuel, peut être un facteur de déséquilibre collectif. Autrement dit : chacun hiérarchise le R.E.T. comme il veut/peut, mais il convient de ne pas rejeter ou refouler les niveaux auxquels on n’accorde pas individuellement la priorité : on répudie ainsi une part essentielle de l’espèce en soi et contribue au déséquilibre… si l’on en croit l’astrologie.

La logique du R.E.T.

Le système R.E.T. est une puissante et performante grille de lecture du réel. S’il a des implications philosophiques, il n’est pas simplement une pure construction intellectuelle abstraite, comme les philosophies en général : il est inscrit dans les structures astrométriques mêmes du système solaire, où nous sommes nous-mêmes inscrits. Sans doute est-ce pour cela que sa vocation naturelle est d’être dynamique, circulaire, et non statique, linéaire. Attention au piège de la pensée simplificatrice ! Edgar Morin souligne bien ces perversions inhérentes à l’esprit de système :

- « Idéaliser (croire que la réalité puisse se résorber dans l’idée, que seul soit réel l’intelligible) ;
- Rationaliser (vouloir enfermer la réalité dans l’ordre et la cohérence d’un système, lui interdire tout débordement en dehors du système, avoir besoin de justifier l’expérience du monde en lui conférant un brevet de rationalité) ;
- Normaliser (c’est-à-dire éliminer l’étrange, l’irréductible, le mystère) »

Petits défauts relevant d’un excès de niveau ‘R’… Le R.E.T. est une structure ouverte, non-totalitaire, autocritique. Le macroscope ne remplace ni le microscope, ni le télescope… mais c’est grâce au macroscope que l’on peut étudier et comprendre les relations/interactions entre microscope et télescope. Aucune grille de lecture ne peut à elle seule prétendre compte de la totalité du réel actuel ou virtuel, abstrait ou concret, réel ou imaginaire : le systémisme est l’ennemi des systèmes, le structuralisme l’ennemi des structures. « Nous avons besoin d’un principe de connaissance qui non seulement révèle, mais respecte le mystère des choses » (Edgar Morin).

Manié avec sagesse, humilité et discernement, le R.E.T. est précisément ce principe de connaissance, capable de s’auto-corriger et de s’auto-démystifier en permanence, puisqu’il intègre à la fois le connu (niveau ‘R’), le connaissable (niveau ‘E’) et l’inconnu-inconnaissable (niveau ‘T’). « Ni collectiviste, ni individualiste, notre éthique est peut-être celle d’un Mars homogène, qui place la dynamique du vivant et du réel au centre des choses, qui ne se laisse diviser ni par les borgnes de l’œil droit, ni par les borgnes de l’œil gauche. Le tranchant du regard passe par les deux yeux » (J.-P. Nicola).

Trois sources d’information

Pour ne pas verser dans les travers du typologisme psychologiste, il paraît préférable d’aborder, dans un premier temps, le R.E.T. sur le plan de l’Objet. La réalité « objective » existe-t-elle ? Certaines philosophies le nient ou le contestent (Platon par exemple, et son « mythe de la caverne »). Pourtant, une évidence du premier ordre s’impose : le Réel existe au plan de l’information. Le réel nous communique des informations, sous forme de signaux concrets ou abstraits, antagonistes, contradictoires ou complémentaires aux informations en provenance de notre milieu interne, de notre subjectivité. D’où l’intérêt de traiter le R.E.T. sur le plan de l’information.

- Niveau ‘R’ : Une information (information simple) ; signal unique.
- Niveau ‘E’ : Deux informations (information composée) ; signaux duels.
- Niveau ‘T’ : Plusieurs informations (information complexe) ; signaux multiples.

- Une information : c’est simple, clair, évident. Elle ne s’auto-contredit pas. Elle s’impose totalement et fait entièrement sens. Elle s’auto-justifie et se suffit pleinement à elle-même ; aucun doute n’est permis à son sujet, elle est dépourvue d’ambiguïté, elle est incomparable.

- Deux informations : Elles peuvent être agonistes ou antagonistes : nous sommes en présence d’un duo ou d’un duel. L’une va-t-elle annuler l’autre, et réciproquement ? Il peut y avoir échange, liaison, combat, confrontation : nous sommes dans le plan des interactions dialectiques. On peut ajouter qu’une seule information peut être instantanément traitée (court terme), alors que deux informations demanderont un peu plus de temps (moyen terme) ; qu’une seule information est nécessairement centrale et totalitaire, alors que deux informations induisent des effets de symétrie/asymétrie « décentralisants » ; qu’une information implique une adhésion instantanée, alors que deux informations impliquent un choix, une alternative ou une alternance.

- Plusieurs informations : plus rien n’est simple, clair, évident. L’adhésion devient impossible, les choix problématiques. Le traitement de l’information demande de longues durées (long terme). À la limite, il peut être impossible de les recevoir et de les traiter toutes : il n’est plus question de dialectique, mais d’un enchevêtrement de rapports complexes, plus ou moins indéchiffrables au sein d’un Tout : relativisation, perplexité sont de la partie. La pluralité et la multiplicité des informations en provenance du réel incite à le saisir comme un Tout, une unité complexe, organisée (cosmos), ou inorganisée (chaos)… Un Tout qui nous ramène à l’Unique : Pluton (‘tT’) est le Soleil (‘rR’) d’un autre référentiel. Ainsi est le réel sur le plan des informations que nous recevons et traitons : unique et multiple, décomposé par nos perceptions et conceptions concrètes et abstraites.

À partir de cette « théorie de l’information », nous pouvons déjà étudier un aspect fondamental du R.E.T. sur le plan de l’Objet :

- Soleil ‘rR’ : Une seule information. Elle s’auto-maintient et se renforce. Elle est évidente, claire, univoque, centrale, absolue. « Non-E/non-T » : les informations duelles ou multiples ne sont pas traitées.

-  Vénus ‘eR’ : L’information unique se dédouble : tension vers la dualité, perte de l’unicité première, appel à l’interaction, au duo-duel, à l’échange ou à la confrontation. L’information unique révèle les dualités qui l’habitent. « Non-T » : les informations multiples ou complexes ne sont pas traitées.

-  Mercure ‘tR’ : L’information unique se démultiplie : perte d’unité maximale. Le simple se complexifie, le centre se disperse : appel à la diversité, à la pluralité. L’information unique révèle les multiplicités qui l’habitent. « Non-E » : les informations duelles et dialectiques ne sont pas traitées.

- Mars ‘eE’ : Deux informations. Maintien et renforcement des informations duelles, dialectiques, agonistes ou antagonistes. « Non-R/non-T » : les informations simples et complexes ne sont pas traitées.

-  Jupiter ‘rE’ : Deux informations se transforment en une seule : simplification, clarification, tri, choix, synthèse ou sélection. Une norme unique permet d’en finir avec les dualités et les dialectiques ; unification des antagonismes. « Non-T » : les informations complexes ou multiples ne sont pas traitées.

-  Saturne ‘tE’ : Deux informations se transforment en une multitude : complexification, multiplication, diversification des duo-duels et dialectiques. Les antagonismes se dispersent, la pluralité permet de sortir des confrontations. « Non-R » : les informations simples ne sont pas traitées.

- Pluton ‘tT’ : Plusieurs informations. Maintien et renforcement des informations complexes, multiples, diverses. « Non-R/non-E » : les informations simples et duelles ne sont pas traitées.

-  Neptune ‘eT’ : Plusieurs informations se réduisent à deux informations : simplification partielle. Le multiple aboutit à la dualité, la pluralité se résout à des antagonismes, à des duos ou des duels, la complexité accouche d’une alternative. « Non-R » : les informations simples ne sont pas traitées.

-  Uranus ‘rT’ : Plusieurs informations se réduisent à une seule : simplification radicale, unification du multiple, passage de la dispersion à la concentration par synthèse, sélection, tri. « Non-E » : les informations duelles ou dialectiques ne sont pas traitées.

Satellite unique de la Terre, la Lune occupe une position spécifique (Globalité R > E > T) qui se définit ainsi :

-  Lune ‘p’ : : Seule une information globale est traitée ; ni unique, ni duelle, ni multiple, mais un Tout homogène. « Non-R.E.T. différencié » : les différenciations entre niveaux et quantité d’informations ne sont pas traitées.

Cette « théorie de l’information », particulièrement dépouillée et abstraite, constitue en fait l’infrastructure profonde du R.E.T. Toutes les significations psychologiques des planètes découlent directement du référentiel numérique « un, deux, plusieurs ». C’est le signal le plus abstrait.

On peut de même traiter les six groupes du R.E.T. (‘R’, ‘r’, ‘E’, ‘e’, ‘T’, ‘t’) en fonction de cette théorie de l’information. Le groupe ‘R’ (Soleil, Mercure, Vénus) dualise et multiplie une information unique ; le groupe ‘r’ (Soleil, Jupiter, Uranus) réduit tout à une information unique. Le groupe ‘E’ (Mars, Jupiter, Saturne) unifie et multiplie les informations duelles ; le groupe ‘e’ (Vénus, Mars, Neptune) réduit tout à des informations duelles. Le groupe ‘T’ (Uranus, Neptune, Pluton) unifie et dualise les informations multiples ; le groupe ‘t’ (Mercure, Saturne, Pluton) réduit tout à des informations multiples.

Rappelons que le niveau ‘R’ et le niveau ‘T’ sont dialectiques entre eux ; si le ‘E’ relève du concret, ‘R’ et ‘T’ appartiennent à l’abstrait. Ces référentiels sont en outre relatifs : ce qui est simple pour un point de vue est complexe dans une autre optique…

L’astrologie ne se réduit nullement à une psychologie, une typologie ou une caractérologie parmi d’autres. On peut braquer l’objectif du macroscope R.E.T. sur la psyché humaine aussi bien que sur des relations interpersonnelles, interobjectales, sur les philosophies, les sciences, les religions, les politiques, les économies, les objets, etc.

Exemple : l’organisation des structures osseuses et des masses charnelles du sujet — ou son esthétique — est-elle conforme aux canons de la beauté de son milieu et de son époque ? Le sujet relève alors, objectivement, et physiquement parlant, d’un référentiel ‘R’. Est-il affreux, bossu, paralytique ? Il relève à ce niveau d’un référentiel ‘T’. Imaginez un « vénusien » avec des oreilles en chou-fleur, le nez en patate et un pied-bot… il n’intégrera pas sa fonction vénusienne comme Marilyn Monroe ou Robert Redford. Qu’il aie ou qu’il n’est pas une dissonance Vénus (‘eR’)-Saturne (‘tE’) dans son thème, il sera confronté objectivement à cette problématique. Inversement : imaginez une « saturnienne » affublée d’un physique affriolant… comment intégrera-t-elle son Saturne ‘tE’ dans un corps ‘eR’, image suscitant le désir d’autrui ?

Il en est de même en ce qui concerne la situation sociale. Le sujet est-il riche et puissant ? Il relève objectivement d’un référentiel ‘R’. Est-il pauvre, sans ressources, marginalisé ? Il est en affinité avec le ‘T’, et ce, quelles que soient les « dominantes » de son thème natal. L’horoscope ne dira rien non plus sur les valeurs véhiculées par la société au sein de laquelle le sujet est situé, et qui participent donc largement de ses conditionnements. Valeurs qu’on peut aussi analyser avec le macroscope R.E.T. : ‘R’ sont les valeurs qui privilégient l’individualisme, la compétition sociale, la réussite professionnelle, l’organisation hiérarchique ; les valeurs ‘E’ valorisent, elles, le contact humain en direct, les échanges, l’enracinement dans le concret, tandis que les valeurs ‘T’ mettent l’accent sur le religieux, le métaphysique, le collectif, le mystère.

Rappelons donc que les planètes sont des objets célestes incitateurs de nos fonctions, mais non identifiables à elles : « la relation entre le ciel et l’homme n’est pas un continuum absolu. Elle est discontinue, relative, et s’exprime par des fréquences variables selon la sensibilité de base et les états de sensibilité créés par l’âge, les divers degrés et niveaux de l’excitabilité émotionnelle, mentale, biologique. Les planètes-signaux agissent en sélecteurs d’influences » (Nicola). En d’autres termes : on n’est pas lié au ciel comme un chien à sa laisse. « L’héritage constitue un acquis capable d’une grande autonomie » (Nicola). Ainsi, en fonction des conditionnements extra-horoscopiques, le même thème sera vécu sur le plan de la pensée, de l’action, de l’art, de la mystique ou de l’humeur. Du côté de l’inné et du stock génétique dont hérite le sujet à sa naissance, il en est de même : il est probable que l’individu hérite d’une certaine sensibilité de base impliquant des dispositions psychologiques (voir morphopsychologie). C’est à l’intérieur de ce genre de conditionnements qu’opère le conditionnement astrologique.

D’où la nécessité de penser un macro-R.E.T. pour comprendre et étudier le fonctionnement R.E.T. du Sujet, celui de son environnement (l’Objet), de leurs Relations et des Intégrations qui en résultent (S.O.R.I.). Exemple : quelle est la résultante, d’un point de vue macro-R.E.T., d’un sujet de dominante ‘T’, riche (‘R’), laid (‘T’), de santé normale (‘E’), ayant été éduqué de manière coercitive (R) dans une société valorisant les valeurs spirituelles (‘T’) au sein duquel il exerce une fonction de commerçant (‘E’) ?

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard

Voir aussi :

- A propos du Logoscope…
- Formules R.E.T. et fonctions planétaires
- Les planètes en B.D.
- La dialectique des pouvoirs dans le système R.E.T.
- Familles R.E.T. de quartes
- Familles R.E.T. de quintes
- Les couples planétaires
- « Manques » des fonctions planétaires
- Interprétation des Aspects
- Prospectives et utilités du macroscope R.E.T.
- Le S.O.R.I., Sujet-Objet-Relation-Intégration
- R.E.T. et zodiaque
- Psykott show
- Astrologie et inconscient
- Astrologie et connerie
- Dépasser ou se débarrasser du R.E.T. ?
- Éléments de cosmogonie astrologique
- Mensonge à court terme. Invention de la réalité. Réalité d’une invention
- Conférence pour un inconnu
- R.E.T. et information


Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

par Richard Pellard. 117 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie ! Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.





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