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La Balance dans "La Condition solaire"

Type fort : Force d’excitation associative (F+)

Au stade Balance, le Jour passe sous la coupe de la Nuit devenue prépondérante. Nous assistons à un coup d’État ; le pôle nocturne construit pendant la traversée des Signes d’Été, prend les commandes de l’adaptation, le blocage est en récession. L’excitation associative, refoulée, malhabile au stade de la Vierge révèle ses vertus bafouées. Si la ségrégation fait la force de la Vierge, l’associationnisme fait celle de la Balance ; contraste saisissant entre autres contrastes que nous découvrirons par la suite.

La vitesse d’inhibition limite le pouvoir associatif en lui donnant une orientation élective ; prise isolément, elle justifie les déterminations traditionnelles de la Balance : relations avec l’entourage social, contrats divers, liaisons avec la communauté politique et économique. Ce qui retenait la Vierge : caractères différents, pudeurs, origines opposés, est devenu caduc. Pour la Balance, il y a toujours un terrain d’entente, un point de rencontre. On jette un pont pour se croiser au-dessus de l’abîme, comme il arrive à l’esprit de franchir les frontières. Les pays, les époques, les courants, perdent leur rage d’échapper à la marche du temps. Avec l’apparition de la notion de durée, celle de fragilité gagne du terrain. Le pouvoir n’a qu’un temps, il n’est qu’un moment ; il le sait bien celui qui exprime du présent le plus de saveurs possibles, celui qui cherche au-delà des agitations temporelles sa propre postérité : l’ego du théosophe, le message du poète, la renommée de l’ambitieux.

Le sens de l’éphémère rend la Balance prompte à se lier comme à se délier. Sa communauté ne repose sur aucun élan passionnel ; l’associationnisme de ce Signe sous-entend une sociabilité superficielle, ou mieux un idéalisme fédératif. Pour reprendre la formule de Bergson (natif de la Balance), il s’agit d’établir des rapports nouveaux, de constituer une trame autre que celle des intérêts, instincts et passions. Parlons donc d’une intelligence psychologique faite d’habileté, éventuellement d’indifférence, d’indépendance de cœur et peut-être aussi d’une désintégration des instincts de conservation.

La Balance s’épanouit dans les relations sociales, accointances, connaissances, collaborations, liaisons temporelles avec l’entourage pris comme l’égal à soi-même avec lequel on joue, on triche, on espère, on s’entre-tue. L’esprit, de son côté, dispose d’une souplesse remarquable pour assurer les liaisons, les rencontres, les parallèles et autres combinaisons. Toute l’affectivité est basée sur le désir de participer, de collaborer : complaisance, pacifisme, charme, concession. Le type Balance donne l’impression de n’appartenir à aucune classe particulière, il flirte avec toutes. Rien dans ce neutralisme souriant ne ressemble à la force de composition ; la Balance s’insère dans le milieu sans se laisser absorber.

Sa conscience du temps en fait un actuel, un homme qui sait ce qui se passe, comment se porte la mode et le jugement. II a le style de son époque avec l’appréhension de sa relativité, ce qui le situe avec vigilance à la pointe de l’évolution, ce qui facilite aussi le dépouillement des formes révolues lorsque les saisons de la vie collective changent de ramage. Par contre, il est fermé aux originalités impulsives du Printemps, plus fidèles à la loi d’un tempérament qu’aux canons d’une époque.

Parvenue au stade de fonction adaptative, la Pensée liquide ses reliquats de dépendance. Une autonomie audacieuse aborde déjà des sujets extra-commensurables et entre dans des finesses que nulle méthode ne remplace. Le style est libre, le vocabulaire devient un instrument docile et confortable. Le contournement des règles facilite l’approche des problèmes vivants : ceux du présent collectif, car la logique formelle, elle, n’évolue pas : quoiqu’en disent ses apôtres, elle n’est qu’un système de référence, le produit d’un milieu que toute transformation, toute évolution modifient nécessairement. Le jugement se fortifie après la pesée des tenants et aboutissants ; il se veut constructif et donne sa version sur la solution probable ou souhaitable des problèmes traités. Le juge est un arbitre et non le grade suprême du parti-pris.

Danger de la pensée Balance : l’irrésolution. Lorsque les données du conscient sont insuffisantes pour déterminer une option, la Balance ne se décide pas à trancher. Autre risque : l’intellectualisme qui se suffit d’énoncer les problèmes pour les croire résolus.

Vitesse d’inhibition (V-)

En attribuant à la Balance les "ennemis déclarés", la Tradition admet pour l’homme de ce Signe la responsabilité d’une lutte ouverte (par maîtrise de sa constitution phobique plutôt que par impulsivité). Se déclarer "ami ou ennemi" c’est, en fin de compte, faire état de son programme, se déterminer dans une politique de paix ou de guerre quels que soient les sentiments de jadis et les intérêts autrefois conjugués. Il ne s’agit donc pas d’une attitude de "persécuteur", mais bien d’un triomphe du Moi inversant la peur du monde en activité menaçante ou en acceptation résolue.

La volonté d’entente, contre-pied de l’inimitié volontaire, appartient aussi à la Balance, celle-ci exprimant la maîtrise de la peur, l’autorité sur l’espoir et la menace. C’est à un natif de la Balance, Gandhi, qu’il revenait d’illustrer jusqu’à quel héroïsme peut aller cette possession de la crainte.

Ainsi, par ces détours, nous savons queI’Automne a la main-mise sur la peur, elle lui fait front et l’utilise sous des formes raffinées (mise en garde, sommation, réprobation, crédit-discrédit, cote sociale, etc.). La société est le milieu propice au développement de la V-. Toute collectivité est fondée sur la coordination des différences individuelles. Chacun se distingue par son rang, son titre, sa profession, son état-civil. L’individu social s’efforce d’acquérir la bonne réputation par son adhésion à tous.

La vitesse d’inhibition prend donc une part active à l’élaboration du "masque social" que l’on pourrait appeler caractère acquis. Celui-ci est venu en effet après le caractère inné pour l’affiner, le déformer, le servir en partie ou totalement. II est fait autant de collusions que d’antagonismes entre le Moi foncier et le Toi idéal prescrit par la Religion, le Règlement, les Codes civil et mondain. Toutes ces pressions, ces frottements, ont appris à l’homme à perfectionner sa conduite sociale afin d’agir sans hésitation suivant le milieu et les circonstances. Il connaît le terrain, la règle du jeu, les partenaires. Aussi parle-t-on d’aisance à propos de la Balance, cette qualité lui permet de circuler sans brusquerie ni effort dans un domaine dont il a épuisé les obstacles.

F+ et V- rendent le signe à la fois associatif et électif. Si F+ domine, l’association s’exprime par un appel général à la fraternité sociale. F+ et V-, à parts égales, orientent la Balance vers le groupe animé d’un même idéal, vers l’élite. La V- dominante donne le un à un que forme le couple. S’il refuse cette association restreinte, l’être se trouve tiraillé entre son élan vers autrui et sa crainte de mésalliance. Il souffre de son incarnation dans un monde fruste tout en restant soucieux de gagner sa place dans l’estime publique. Il reste à parler de la V- sur le plan abstrait. Elle favorise le style de l’expert, la pointe du spécialiste, la persuasivité du prêcheur. C’est avec la V- que l’on pèse ses mots, avec elle qu’on les dirige.

Sens des contraires (SC)

Signe oscillant, Signe hésitant... le symboliste tient pour responsable du complexe de Buridan les deux plateaux de la Balance. Mais nous savons que le sens des contraires affecte tous les Signes égalitaires (modalité liée au mouvement saisonnier). La V- accorde à la Balance sélectivité et mobilité défensive ; avec le sens des contraires, elle se livre à une comparaison successive sans se décider à une position brutale. Chaque chose prise isolément est incomplète à ses yeux, la discrimination lui révèle un travers, une différence qui l’incite à réviser sa position pour connaître de l’autre côté un nouveau dépit. De cet aller-retour résulte : a) une connaissance affinée de chaque élément en comparaison, b) la conscience aiguë d’une vérité impossible à dégager sans la présence d’un contraste, sans l’existence d’une contre-tendance.

Pour être Soi à coup sûr, il faut donc accepter le Non-Moi, partenaire ou belligérant (le cher ennemi, la rivalité dans l’amitié sont des schèmes Balance). En un combat dangereux et équivoque, il faut soutenir l’ennemi grâce auquel le Soi se réalise. Cette technique, sur le plan intellectuel, conduit aux dilemmes féconds. Affectivement, elle crée l’incomplétude : l’être animé par l’inhibition différentielle et le sens des contraires, se sent incomplet, imparfait, mais il comprend que cette inquiète autocritique le conduira à une connaissance plus profonde de son individualité.

Phase égalitaire forte (PE)

La Balance fournit un certain type équilibré, différent toutefois de l’équilibre de la Vierge par sa tonalité nerveuse plus vive, plus extérieure. Homme commun dans des circonstances banales parce qu’il adapte ses réactions à l’intensité et à la polarités des stimulations, on le juge normal, agréable, d’humeur égale, de composition facile, etc. En raison de ce sens de l’équilibre, la Balance patronne le type du conciliateur-arbitre, ce qui demande une appréciation idéale des intensités et un sens averti des polarités.

Il faut peu de choses pour rompre un si bel équilibre, et l’associationnisme manifeste aussitôt son talent avec un zèle excessif. Largesses dans les relations humaines : le pacifisme accueille d’un cœur égal l’ami et l’ennemi, il n’y a que l’ami qui en souffrira et peut-être aussi cet esprit trop libéral. La fraternité peut être voulue : c’est l’accueil sans réserve que l’ont fait aux parias comme aux riches.

Le désir louable de coordonner, de grouper, d’assembler harmonieusement les éléments entre eux deviendra parfois trop fertile. Enfin, l’intérêt pour l’actuel va jusqu’à l’outrance : tout ce que dit la mode est parole d’évangile et les courants collectifs ont seuls droit d’accréditer les manifestations individuelles.

Type faible : Faiblesse d’inhibition bloquante (f-)

Le manque d’inhibition blocage caractérise l’irretenue de la Balance. L’intéressé est la première victime de sa carence, car elle traduit une situation d’insécurité dans un subjectif sans foi, sans appui ni tutelle. Ici l’irretenue fuit l’enceinte des villes, le cercle des familiers, le toit des coutumes. Ce n’est pas encore le voyageur errant du Sagittaire ; la fuite est entendue sur un plan psychologique, mais rien ne l’empêche d’être une pérégrination d’ermite. Laissons là ces exceptions où le spirituel, en offrant une sécurité anticipée, désintègre toutes attaches.

Donc, si la grâce ne le soutient pas, l’être en "f-" renie le commencement et la fin de lui-même. II n’a ni père, ni mère, il s’est fait seul ; ce qu’il tient pour essentiel, il ne le doit qu’à ses œuvres. Ni fin, ni but, point de destin, point de morale. Sa liberté métaphysique passe par diverses graduations : absence de scrupules, absence de contrôle, mépris de ceux qui incarnent une idée, un système. L’attitude persécutrice s’acharne après tout ce qui se limite, se construit, se défend. La conscience prétendant à un universalisme multicolore, comprend qu’elle peut se poser sur des têtes disparates, inspirer tour à tour crime, abnégation, perversion, sainteté.

Dans l’optique subjective, le refus des limites naturelles porte le sentiment de puissance jusqu’à l’absurde. Nulle crainte ne retient celui qui a décidé de sa perte. Pour les adaptés, c’est là précisément qu’est le signe de l’incapacité. Le doute subsistera longtemps sur le courage ou la lâcheté du suicide. L’on s’interrogera de même sur le séducteur envié, ce Don Juan dont les esprits subtils disent qu’il lui est impossible d’aimer. Les noceurs, licencieux, libertins, franchissent à leur manière la limite de la puissance pour soi ou pour les autres. Parlons aussi du non-engagement, de l’apolitisme psychologique. Son impuissance extérieure lui vaut le sentiment de planer au-dessus des partis (si ce n’est celui de jouir des offres de la concurrence).

Inadaptée, la Balance produit également les variantes de l’atypique : l’invertébré M. Tout-le-Monde, l’incapable (qui n’a pas de contenance), l’affranchi, l’apolitique, l’amoral, l’anarchiste. Mais le refus des bannières assure parfois le triomphe d’une individualité que toute psychologie honnête s’avoue incapable de mettre en équation.

L’émouvant Don Quichotte caricature les valeurs désadaptées du signe (Cervantes est natif de la Balance). Nous y trouvons le manque d’inhibition blocage : abandon de la sécurité, marche vers l’inconnu ; nous y trouvons surtout la fonction Sentiment enivrée, désespérée, toujours poursuivant Dulcinée. L’éternel féminin, la femme idéale, la muse, ne sont pas sans troubler l’âme du type Balance. Les astrologues situent l’Anima (Psyché) sous les auspices du VIIe signe, restait à dire que son action était perturbatrice et qu’elle allait poursuivre ses méfaits jusqu’au Sagittaire.

Lenteur d’excitation inadaptée (l+)

Une constitution paranoïde dirigée s’insère dans la réalité ; l’être compte socialement comme une personnalité représentative : il est organisateur, constructeur, créateur ; toutes fonctions de puissance, complices du milieu. Si le dialogue est rompu, le sentiment reste d’autant plus actif que le milieu lui est devenu hostile ou indifférent. La paranoïa prend alors sa signification pathologique. Le caractère "l+", normalement indiqué pour souligner des données dignes d’intérêt, prédispose ici à l’hallucination. L’obsession déforme la réalité et cette déformation progressive devient une réalité morbide (projections et transformations). Le paranoïaque Balance se croit nanti de pouvoirs agissant magiquement à distance sur les êtres et les choses. Ou bien, et nous retrouvons Don Quichotte, il a mission à remplir et des ennemis imaginaires veulent l’en empêcher. Son système, peu cohérent, ne se construit qu’à moitié pour repartir aussitôt dans une version opposée. C’est un pseudo-système né d’une puissance illusoire.

Dans la formule "f- l+", "l+" donne à l’attitude de dissolution une assise paranoïaque vraisemblablement euphorique (nous ne saurions dire si c’est la règle, et l’on conçoit qu’il reste à faire dans cette reformulation des valeurs zodiacales). On ne s’étonnera pas de trouver derrière une politique creuse, banale, parfois inepte, des thèmes de grandeur. Don Quichotte, lancé contre les moulins à vent, se démenait au nom de sa fringale du sublime. C’est donc dans cette formule que l’impuissance sur le réel est subjectivement interprétée comme une preuve d’omnipotence. A l’échelle du banal, il n’est pas rare de trouver l’invertébré M. Tout-le-Monde, non seulement satisfait de sa médiocrité, mais repu, agressivement débordant de ses illusions. Une personnalité plus riche tire de son attitude indéfinie, faite de halos, de pénombres, d’ébauches, de belles sonorités à l’égard de ce qu’il croit être une noble élévation au-dessus de la mêlée.

On retiendra de cette diversité, le contraste entre la "f-" qui se refuse à la limitation en perdant les avantages d’une structuration et la "l+" qui maintient l’illusion d’efficacité et de puissance. SUITE

Note :

(1) La même fonction conduit à des comportements opposés (selon l’action du milieu et la résistance du sujet). Les mêmes mécanismes concernent le normal et le pathologique. Il n’y a pas de frontière nette sous cet angle de vue et c’est par là que Pavlov donne à la psychologie des bases objectives.

Textes extraits de La Condition solaire, éd. Traditionnelles, 1964.

Le petit livre de la Balance

par Richard Pellard. 49 pages. Illustrations en couleurs

Ce livre présente et explique les trois zodiaques : celui du décor des constellations, celui de l’astrologie traditionnelle basé sur les Quatre Éléments symboliques (Feu, Terre, Air & Eau) et celui de l’astrologie naturelle basé sur les phénomènes astronomiques objectifs.

Interprétation de la Balance selon la symbolique classique et selon ses réflexes dans le zodiaque naturel (force, vitesse, équilibre) ; interprétation de la Balance en fonction des planètes dominantes ; le Signe solaire & le Signe Ascendant. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

Voir aussi ;

- Balance R.E.T.
- Le zodiaque et vous
- Signes et saisons
- Trios planétaires en Signes
- Le zodiaque et la précession des équinoxes
- La réalité astronomique du zodiaque
- Le zodiaque dans l’Homme
- Autour du zodiaque
- Zodiaque et sphère locale
- Mythologie du zodiaque
- Formes de l’inhibition
- Change-t-on de caractère en changeant de Signe ?
- Énergie-Espace-Temps-Structure et zodiaque
- Genèse du zodiaque conditionaliste
- L’horloge photopériodique du genou... et de la tête
- Signe solaire et Signe Ascendant
- Astrologie, adaptation & inadaptation

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola



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