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Le Verseau dans « La Condition solaire »

Les exemples d’interprétation que nous donnons sont très loin d’être exhaustifs : ils ne font qu’indiquer et esquisser un cadre général décrivant la problématique du Signe. Ils ne sauraient donc être pris au pied de la lettre. Chaque être, en effet, apporte ses propres réponses, plus ou moins originales, aux questions que soulève un Signe. En combinant logique, observation et imagination, vous pourrez développer mille autres significations possibles, mille autres variations sur le même thème.

Type fort : Force d’excitation recréatrice (F+)

Au pouvoir d’éteindre le monde, il fallait répondre par le pouvoir de le ressusciter. Ce pouvoir est celui du Verseau. Des valeurs étaient mortes à cause du scepticisme ou parce qu’elles ne signifiaient objectivement plus rien. Le type Verseau les reprend en compte ; il crée de nouvelles raisons d’élargir le dialogue avec le milieu. Son rôle est de réinventer le conditionnement sur un plan au-dessus de l’extinction (les grands espoirs du Signe !). Il consiste aussi à imposer une trêve au dépouillement de l’Hiver. Sauvetage donc de ce qui doit survivre parce que possédant les conditions d’un autre monde de rapports ; sauvetage des éléments capables de préparer un nouveau contrat entre l’absolu et le conditionnel, et d’être facteurs du futur (les « bienheureux élus », pour employer l’argument ésotérique du Signe). Les significations traditionnelles du Verseau sont incluses dans l’excitation recréatrice, source des espoirs, des projets (prémices de l’action), de l’Amitié, principe d’une association nouvelle entre les êtres et les choses.

En contraste avec le Capricorne-Ecclésiaste, le Verseau réserve un accueil libéral aux signaux du monde et les incite à promettre plus qu’ils ne peuvent tenir. Chaque signal est investi d’une surabondance de vertus ; en éveillant le cœur, l’âme et l’esprit, touche une totalité toujours prête à excuser l’échec d’une promesse. Il dispose d’une grande convertibilité (c’est la moindre raison de sa réputation d’insaisissable), et semble avoir compris la polyvalence du conditionnel car si quelque chose ne le satisfait pas, il s’efforce de découvrir quelle promesse le coupable saura mieux tenir. Pareille réadaptation à l’objet nécessite une véritable transformation du Moi. Là est l’exigence supérieure du Verseau et le meilleur objectif du pouvoir recréatif : c’est à l’être de se renouveler, de se rendre tel que le monde devienne un monde dont il n’y a plus rien à redouter, un objet touffu de richesses, de sous-entendus prometteurs disposés à communier avec l’homme puisque celui-ci s’est fait une autre âme.

L’élaboration d’un centre absolu capable de se mettre au diapason de la nature des objets n’est pas une mince affaire. Aussi, le Verseau est d’abord caractérisé par la première étape : étape de réaction contre les complexes qui ont déterminé une adaptation trop étroite. Les types Verseau se différencient suivant l’instinct fondamental qu’ils prennent pour contrepoids. Tels s’attaquent aux œillères de l’utilitarisme, qu’il soit science, commerce ou sens commun. Ils se rangeront parmi les Verseau détachés, désintéressés, déconcertants artistes de l’incommun. D’autres prennent l’instinct social comme tête de turc, ils appartiennent au Verseau libertaire, critique, anti-bourgeois. En gros, il revient au Verseau de nous sauver des situations appauvrissantes, de la sclérose morale, sociale ou naturelle. Nous nous trouvons en présence d’une liberté plus vaste qu’au Lion, car soucieuse celle-là de défendre des valeurs abstraites.

Après l’étape réactionnelle, envisageons l’étape constructive : elle place l’Espoir au centre des motivations, exactement au rang d’un instinct absolu ; il ne s’agit pas d’une attente passive, mais d’une action revivifiante. On songe ici aux Verseau révoltés contre un mode de vie qui rabaisse l’homme. Ils ont pris position contre des conceptions fatalistes qui voudraient les victimes toujours du même camp. Matérialistes ou idéalistes, ces Verseau parlent d’un bonheur accessible dans un temps à peine futur. Même le scientifique du Verseau se soucie, par sa technique, de nous délivrer d’une contingence ; ses théories ou ses découvertes préfigurent les moyens et les horizons de la génération montante.

Nous avons fait le tour des types riches ; les mécanismes du Verseau sous-tendent des activités parfois indigentes. Le dégagement vis-à-vis du limitatif se signale alors par l’insouciance, la légèreté, la fuite gratuite. Quelques leitmotive tentent de justifier une conduite blafarde et sautillante : « tout est bon », « la vérité est partout », « il faut un peu de tout pour faire un monde », etc. Une volonté vide de décisions remarquables se défend contre les risques d’un engagement. L’être ne subit rien, rien ne porte sa marque. L’espoir, fonction du Verseau, devient un optimisme inconséquent confondu avec le vague désir de voir les choses s’arranger d’elles-mêmes et l’âge d’or tomber du ciel…

La place de l’Intuition au Verseau est incontestée. Le processus saisonnier, en se concentrant, gagne en force de réalisation et l’extraversion rend plus manifeste ses effets. On peut reprendre les traits de l’intuitif extraverti, notamment : le flair pour tout ce qui est en germe, la recherche de possibilités toujours nouvelles, le besoin d’initier autrui, la liberté des mœurs, l’enthousiasme, l’instabilité. L’intuition dévoile au Verseau la destination des objets. Il a, plus que d’autres, l’esprit de découverte et l’art de révéler à chacun le meilleur parti à prendre. Il est le Signe des « conseilleurs », le support des esprits qui tentent d’orienter les valeurs vers l’efficience.

La structuration et ses variantes (architecture, harmonie, cohésion mystique) comptent beaucoup pour le type Verseau. L’extraversion qui l’ouvre à la réalité de l’objet d’une façon plus impérative qu’au Capricorne, l’incite à matérialiser l’ordre nouveau, à lui donner les armes, les conditions conformes à son expression. Pour le scientifique, la transformation technique du monde compensera les avanies dont il est accablé. La Science, la Sagesse répandues par les cornes d’abondance créeront l’harmonie et l’amitié entre tous. Le mystique s’éloigne à peine de ce programme en répandant la bonne parole. De son côté, l’artiste du Verseau ne manque pas de faire campagne pour la grande fraternité des hommes futurs.

Concentration-Induction positive

Au gré de ses incursions en psychologie, la littérature a souligné l’intensité de l’espoir au moment où la situation semble perdue. Tel est le mécanisme d’induction au stade Verseau. Une vague de scepticisme, l’heure d’une vérité sans précaution, ont tout liquidé ; au centre de cet univers, l’homme devenu vieux, impotent, inutile, découvre en lui sa source de jouvence : la survie spirituelle (lorsque tout est fini, tout recommence). On peut imaginer une pléiade de situations tragiques ; si l’une d’elles concerne un Verseau fort, riche de surcroît, elle le renforce dans sa nature, mettant en relief son pouvoir d’induction, si bien qu’il y paraît parfaitement à l’aise. Imaginons-le donc, souriant dans la maladie, optimiste à travers les épreuves, confortablement détendu dans la pauvreté, chargé d’amour lorsque la haine cherche à l’abattre.

Pénétrons plus intimement dans l’induction : sa vertu découle d’une orientation plus précise de la force extinctive. L’être s’applique, en effet, à éteindre uniquement ce qui reste muet à ses aspirations. Une conscience plus précise de ce qu’il ne faut pas attendre du monde délivre le Verseau de vaines espérances et lui donne une quasi-certitude de ce qu’il reste à recevoir. Il est difficile de décevoir un Verseau, sans doute parce que son crédit est illimité, mais aussi parce qu’il sait ce qui est possible à l’homme, ce qui ne l’est pas.

Pour une personnalité moyenne, le scepticisme concentré motive l’allure dégagée du comportement. Scepticisme non-exclusif : l’orgueil, le sentiment d’avoir la tête au-dessus de la mêlée créent des relations superficielles entre les êtres et les choses. Ce qui devait être l’amitié dégénère en égoïsme maquille de camaraderie libérale : « nous n’avons plus rien à espérer les uns des autres, autant vivre en bonne intelligence ».

Comme pour le Lion, le Verseau se spécialise en restant en rapport avec l’universel. Il est capable de posséder à fond une discipline, d’en devenir le « maître » et, à ce titre, de la dispenser à la masse des catéchumènes. En tant que concentration de concentration (saison et Signe), il se laisserait réduire à un centre, étant dans l’abstrait ce qu’est l’égocentrisme dans le concret. C’est à partir de cet égocentrisme mental ou spirituel qu’il se mesure avec l’universel.

Lenteur d’inhibition (L−)

L’inertie d’inhibition, quoique voilée par la Force d’excitation, joue un rôle important dans la psychologie du Verseau. Il suffit que l’émotivité soit en baisse pour que l’on observe toute une famille de Verseau inertes. Ils sont parmi les hommes rangés, méthodiques, besogneux, forts d’un calme limpide. Ils ont leurs habitudes, leurs opinions immuables (ou presque). Quelquefois, une passion intellectuelle accapare leur existence. Ils ont une réputation de pacifiste, de vertueux, de sage, ou n’en ont aucune, tant il est vrai que l’absence d’excitation ne fait pas l’histoire.

L’aspect schizoïde du Verseau est, par ailleurs, indéniable. Il est inclus dans sa destination de réanimateur. En tenant compte de la marche saisonnière vers la désadaptation, on lui reconnaît un degré de plus dans le rêve ou l’hermétisme. L’illuminé est du type Verseau, sa valeur dépend évidemment du contenu de l’illumination. À côté des philosophes, artistes, savants, en avance sur leur temps et sur leurs contemporains, nous avons les acrobates de la pensée, les suborneurs de muses, le flot innombrable des transfigurés du songe-creux.

Dans la formule ‘F+ L−’, ‘L−’ apporte normalement un fond sérieux d’endurance. Les buts poursuivis par le Verseau nécessitent parfois de solides arrières. L’activité de recréation puise sa force dans l’économie du comportement, dans l’armature éprouvée du caractère. Il faut des fondations profondes pour bâtir jusqu’au ciel, on n’affronte pas uniquement avec son idéal de renouveau, un monde ancré dans ses premiers conditionnements. La constitution de saint ou d’innovateur exige des ressources nerveuses bien entendues dans l’inertie d’inhibition. Hélas, ces ressources soutiennent aussi d’indécrottables bovarysmes. La ‘L−’ peut prendre le dessus sur la ‘F+’ ; en ce cas, nous aurons le groupe des flegmatiques Verseau, transposant dans une branche particulière ou dans leur for intérieur les vertus recréatives de leur Signe.

Sens des Dosages (SD)

L’on comprend autour du thème de l’Amitié, comment se réunissent en une ambivalence heureuse, la composition et le sens des contraires. L’amitié établit entre les êtres, entre les êtres et les choses, des liens subtils, vastes et délicats auprès desquels les liaisons créées par la force associative de l’automne sont de lourdes passions. Dans sa meilleure acception, l’amitié est l’amour de l’esprit. Elle propose un contrat universel base sur le respect volontaire de chacun pour chacun. Elle est le voisinage discret et attentif liant une individualité à une autre sans jamais l’attacher, évitant de l’altérer par une influence trop prononcée. Que la liberté des uns soit une garantie et non plus une menace pour la liberté des autres, tel est le vœu de l’amitié. Il va sans dire que, sauf pour le Verseau supérieur, ce programme est d’une réalisation hasardeuse, les faux-semblants ne manqueront pas.

Voyons d’autres effets de l’ambivalence. Ils sont signalés par l’équivoque du Verseau qui se défend d’entrer à part entière dans la structure dont il est parfois le principal animateur. Il forme un noyau, un cercle d’influence et échappe à son attraction. S’il se crée un personnage, il ne tient pas à en être la victime. Cela contribue à lui donner un prestige de simplicité, d’authenticité, mais l’entraîne aussi à se confiner dans des combinaisons de dépendance et d’autonomie qui mettent les amateurs de positions nettes dans le malaise. En entretenant autour de lui une zone d’indétermination, il donne de l’élasticité à sa conduite et se renouvelle sans se renier.

La composition hivernale, schématiquement, est une inhérence. L’être contient en lui une foule de possibilités, elles viennent de son tempérament, de sa structure insérée dans une suprastructure donnée (milieu social notamment). Le sens des contraires va opérer sur ce terrain en entreprenant son travail de dissociation. De toutes les possibilités prévaudront celles qui découlent de l’originalité profonde de l’être, ou qui risquent le moins d’être suggérées par le groupe social, l’hérédité familiale, etc. Le Verseau possède donc un pouvoir discriminateur avec lequel il fera la part de son originalité, la part de son aliénation. Il est moins exposé que le Capricorne à s’identifier à la Cause, l’individualité reprend ses droits.

Reconstituons la logique du processus sur le plan métaphysique : le sens des contraires dualise l’inhérence, la composition maintient le dialogue. Avec ces éléments, la conscience du Verseau se conçoit comme le centre créé et créateur des rapports antagoniques. Allégoriquement, il est le Saint-Esprit de la Trinité.

Phase paradoxale forte (PP)

Entre autres attributions « traditionnelles », le Verseau gouverne les « ondes » longues, courtes, avec ou sans fil. Nous sommes dans l’ambiance paradoxale des réactions fortes, excessives par rapport à la stimulation. En phase paradoxale, l’excitabilité du Signe tend à dépasser ses buts, à devenir envahissante. Le pouvoir de recréation devient une fantasia. Des réalités futiles sont perçues comme autant de talents ignorés, de gloires obscures, de vertus injustement abandonnées. Il y a abus ou prolixité du « valable » du « positif » et la pensée s’embarrasse dans des virtualités de second ordre.

L’intuition, plus préoccupée qu’au Capricorne de se concrétiser, connaît une fécondité alarmante dans des domaines mi-spéculatifs, mi-techniques. Le Signe abonde en chercheurs de martingales et professeurs Cosinus. L’Art est un cadre idéal pour l’expression du paradoxal. Dans les meilleurs cas, il justifie le symbole du Verseau vidant son urne à pleins flots : le contenu est libéré du contenant. L’Art dépasse les formes visibles, il se dégage des limites du significatif. Mais le paradoxe projette parfois sur des contenants quelconques d’exaltants mirages.

Au sujet de l’emprise active du Verseau, on évoquerait volontiers la parole du prophète : « Mon royaume n’est pas de ce monde ». La domination du Signe porte en effet sur l’irrationnel. C’est une satisfaction de voir les choses de haut, de malmener le matériel. Le talent de prophète facilite l’autorité sur le milieu, et le gardien des harmonies secrètes est vénéré comme un oracle ; sa sagesse, sa science, lui assurent la dévotion d’autrui. Notons le risque d’entretenir autour de soi des espérances fantoches, de nourrir son giron d’un merveilleux illusoire, pour être avec le prestige que cela implique, « l’Enchanteur », le « bon magicien » qui cicatrise toutes les misères.

Type faible : Faiblesse d’inhibition récupération (f-)

En comparant le Verseau au Taureau, centre de l’inhibition naturelle, nous serons bien placés pour décompter les faiblesses du Signe. Les qualités adaptatives du Printemps contrôlé font défaut au Verseau en déséquilibre. À quels préjudices se trouve-t-il exposé ? Sur le plan purement physiologique, il ne fait pas son profit du monde : boire n’arrête pas la soif, manger n’engraisse pas son homme et dormir ne repose plus. Assurément, le tonneau des Danaïdes manquait d’inhibition naturelle !

Les faiblesses du Verseau affligé évoquent justement une « absence de fond ». Il parait difficile à ce type d’exploiter les éléments qui permettent de croître, de s’épanouir, de s’établir pleinement et grassement comme le fait un Taureau fidèle à sa vocation zodiacale. Absence de fond aussi dans un comportement qui se découpe dans le vide par du caprice et une succession d’arabesques. On notera les spontanéités, la prodigalité, le décousu, tout un ensemble qui, selon l’optique de chacun, s’appelle inconséquence ou fraîcheur poétique. La sociabilité n’est ni élective, ni profonde, le compagnon du jour est le bon, sa présence suffit au moment qui passe. Sur le plan des sentiments, le contraste avec le Taureau se remarque à l’inexistence de passions instinctives, naturelles et vigoureusement liées à la jalousie. Les sentiments n’ont pas le loisir de se cristalliser sur un objet ; flottants, épris d’une chose et d’autres, ils papillonnent. Le Verseau non-émotif est accorte, on ne sait trop pourquoi, son indifférence est transparente, on n’y devine aucun mobile, aucune réaction probante de satisfaction ou d’insatisfaction. Quant à l’émotif, il donne plus qu’il ne possède ; épuisant d’un seul coup ses réserves, il lui reste des ombres de sentiments, des surfaces.

Lorsque l’intellect subit le manque d’inhibition naturelle, la compréhension est rapide, immédiate, phénoménale, mais ne laisse aucune trace dans la mémoire. Les associations d’idées peuvent être brillantes. Le premier examen en révèle l’inconsistance. Les coq-à-l’âne, l’inattention, la mobilité d’esprit nuisent à l’élaboration d’un jugement. C’est une pensée fluide, propre à effleurer les sujets en évitant les conclusions.

On reconnaît dans ce tableau une jeunesse de la fonction Sensation. Y a-t-il une préfiguration du Bélier au stade Verseau ? La fonction y est en tout cas moins différenciée car elle abonde facilement dans un naturalisme naïf. Elle porte à traiter les données sensibles comme autant d’objets d’art ou de décors pour théâtre ambulant. Jointe à l’absolu, la sensation pourrait inspirer une mystique matérialiste ou technique.

Vitesse d’excitation inadaptée (v+)

Dans la formule ‘f− v+’, le manque d’inhibition facilite la vitesse d’excitation et se confond aisément avec elle. Le facteur instabilité est souligné. Le Verseau faible mène difficilement ses entreprises à terme. Il a des réactions inattendues, des retournements, des changements d’humeur fréquents que l’on met sur le compte de sa sensibilité. En général, la faiblesse d’inhibition ne permet pas de récupérer les dépenses de l’excitation : fugues et emportements tourneront en velléités, faute de pouvoir soutenir une offensive endurante. Ce tempérament s’approche du « nerveux » décrit par Adler. L’insuffisance physiologique propre à l’Hiver faible serait, dans l’optique adlerienne, ressentie comme une infériorité et compensée par des satisfactions illusoires. Au Verseau le mécanisme est vif : des actes symboliques trahissent la volonté de dominer et les moyens sont ceux d’une constitution privée de puissants ressorts : petits bluffs, canulars, fugues.

L’insuffisance en énergie n’est pas la règle, si le tonus est élevé, la désadaptation devient plus grave, la formule ‘f− v+’ porte alors l’irretenue jusqu’à ses dernières inconséquences, jusqu’à la « fureur de vivre » de James Dean (Verseau).

II serait abusif d’accabler invariablement les nerveux d’un complexe d’infériorité. La ‘v+’ est liée aux émotions qui accélèrent les échanges : exaltation, griserie, euphorie. Les sentiments d’infériorité apparaissent plutôt dans les moments de baisse ; enfin, ils doivent dépendre de la faiblesse d’excitation en antagonisme avec ‘v+’, ce qui est le cas pour Capricorne et Poissons. SUITE

Textes extraits de La Condition solaire, éd. Traditionnelles, 1964.

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola

Voir aussi :

- Verseau R.E.T.
- Le zodiaque et vous
- Signes et saisons
- Trios planétaires en Signes
- Le zodiaque et la précession des équinoxes
- La réalité astronomique du zodiaque
- Le zodiaque dans l’Homme
- Autour du zodiaque
- Zodiaque et sphère locale
- Mythologie du zodiaque
- Formes de l’inhibition
- Change-t-on de caractère en changeant de Signe ?
- Énergie-Espace-Temps-Structure et zodiaque
- Genèse du zodiaque conditionaliste
- L’horloge photopériodique du genou… et de la tête
- Signe solaire et Signe Ascendant
- Astrologie, adaptation & inadaptation


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