AstroAriana Association pour la Recherche et l'Information
en Astrologie NAturelle
AstroAriana
Présentation Qui sommes nous ? Nous écrire Plan du site Annuaire de liens Astrosoft Calculez votre thème Thème du jour Boutique
Pour que ce site continue à exister sans publicité
Téléchargements de livres au format PDF Élections présidentielles 2017 : des candidats et des astres
Articles aléatoires  Qu’est-ce que la science ? Un golem ou un robot ?  Yves Ouatou et l’astro-recrutement  Prisonnier de guère  Histoire de l’astrologie arabe au Moyen-âge  Le Verseau dans « La Condition solaire »  Florilège astrologique 1976–1979  Sommaires des Cahiers Conditionalistes  Famille « E extensif » en Signes
Vous êtes ici : Accueil ►Astro-documentsThéories généralesLe zodiaqueLes Signes du zodiaque de « La Condition solaire »


Les Gémeaux dans « La Condition solaire »

Les exemples d’interprétation que nous donnons sont très loin d’être exhaustifs : ils ne font qu’indiquer et esquisser un cadre général décrivant la problématique du Signe. Ils ne sauraient donc être pris au pied de la lettre. Chaque être, en effet, apporte ses propres réponses, plus ou moins originales, aux questions que soulève un Signe. En combinant logique, observation et imagination, vous pourrez développer mille autres significations possibles, mille autres variations sur le même thème.

Type fort : Force d’excitation dépense (F+)

En élargissant la formule du Bélier nous obtenons le type Gémeaux. L’excitabilité est diffuse, peu apte à une concentration durable (mots-clés du troisième Signe zodiacal : nervosisme, dispersion, cosmopolitisme). L’intensité s’est étendue : pour le symboliste il y a transition entre l’Énergie et l’Espace. Si la surface des océans a ses degrés de profondeur, il arrive à l’épidermique Gémeaux de recouvrir aussi des abîmes, mais par tendance l’excitabilité doit aplanir les reliefs, détruire les îlots d’inhibition, submerger les barrières du Taureau. Mercure, dieu des Airs, Maître traditionnel des Gémeaux est le centre de la précieuse notion d’ouverture. Il est l’aspect omniprésent de l’énergie, l’éther des anciens, la lumière des modernes et la conscience divine des catéchumènes. En somme : une généralité primordiale, une toile de fond sur laquelle nous nous détachons en amours, en actes, en intentions.

La dispersion des Gémeaux à pour unité un mouvement créateur de métamorphoses : mouvement semblable à l’onde d’excitation qui dégèle les stéréotypies et les inductions tenaces. Mais cette unité n’a pas de centre stable, le Moi est en expansion, éparpillé comme une brassée de moineaux et volatilisant les formes qu’il voudrait fixer. La carence saisonnière réapparaît dans sa pleine évidence au stade de l’excitation totale. Un pur Gémeaux échappe à l’attraction d’un point dominant, il pèche par son impossible incrustation dans les êtres et les choses, car si le nomade suit une courbe sans fin, lui s’abandonne aux lignes brisées. Il a surtout le goût des carrefours.

L’excitabilité diffuse, réfractaire aux conduites excessives, comprend la liberté comme une éternelle levée d’écrous (contraste avec le Taureau, type à entraves), comme une amnistie permanente coupant court aux obligations prolongées. Liberté de se renier, de se démettre, liberté de se refaire une personnalité après l’autre : chance inestimable de l’homme.

Avec l’élargissement de l’excitation nous nous éloignons des perceptions brutales du Bélier. Le monde parvient aux Gémeaux comme une polyphonie, il ne s’en dégage pas de ces tonalités criardes qui dictent au Bélier une conduite inflexible. L’acuité du premier Signe s’est convertie en un sens averti des ensembles. L’esprit de découverte s’est due en curiosité, celui d’innovation en ingéniosité et le milieu, devenu familier, a perdu ses inflexions provocantes. Avant le processus de réaction qu’ouvrira le Cancer, il reste au Gémeaux de tirer profit du commerce des choses. Il puise ce profit psychologique dans le sens des correspondances naturelles, lesquelles entraînant la personnalité à devenir complice du milieu. L’individu est alors associé à son entourage, dans l’acceptation la plus large, qu’il s’agisse de ses vêtements ou des étoiles témoins de nos pas.

Sur le plan de l’action, la force d’excitation des Gémeaux exprime le pouvoir naturel de généralisation ; par conséquent, la communication ou conversion d’influences étrangères en données familières. La Tradition accorde aux Gémeaux tout ce qui implique un trait d’union et sous-entend une intelligence pré-adaptée. Paroles, signes, gestes, sont autant de moyens d’échanges. lIs supposent réceptivité et « consonance » de part et d’autre du dialogue. Théoriquement, le type Gémeaux réussit dans l’art délicat de la transmission ; il vulgarise l’inspiration, lui donne les formes propices à sa diffusion, réglées sur les possibilités de l’interlocuteur (don de persuasion, maîtrise des codes).

L’intuition est considérée comme sa faculté maîtresse, mais suivant notre optique cette fonction répond des valeurs archaïques ou moindrement adaptées. Le pôle fort du Signe dépend plutôt de la Sensation parvenue au stade abstrait. L’utilité productive du Taureau est ici dépassée, le monde sensible est un spectacle pour l’esprit ; ni le commerce, ni l’activité pratique ne sont exclus, mais l’art pur peut en bénéficier. De même, le positivisme du Signe se soucie d’une formule digne et se prend à des apprêts esthétiques.

Le type Gémeaux se préoccupe de l’enveloppe des choses en donnant aux apparences une vie propre. On imagine bien la sensation abstraite au départ de son sens décoratif, de son intelligence adaptative, de son habileté à définir un personnage, un comportement, un problème en quelques traits stylisés.

Vitesse d’excitation (V+)

Plus générale qu’au Bélier, la vitesse d’excitation fait des Gémeaux le chef de file de la versatilité, qu’il s’agisse d’humeur ou de comportement. On souligne les qualités de rapidité, de souplesse, les ressources inépuisables d’un tempérament mobile. L’extraordinaire adaptabilité relève d’une excitabilité labile, rarement prise de court. Les liaisons conditionnelles se font et se défont, les rapports entre signaux disparates s’établissent sans difficulté et ne résistent guère aux opportunités pour se défaire. C’est un personnage à facettes qui place ses dons multiples et son savoir-faire au service de sa constitution « maniaque ».

Soucieux de stupéfier et de ravir son public, il joue dans sa vie plusieurs rôles successifs, tragiques ou comiques. Ni le sens des contraires, ni l’inhibition ne peuvent le refréner lorsqu’il est parti dans l’invention, dans la fantaisie, dans la fable ; vérité et apports imaginaires s’entremêlent au plaisir exclusif des amateurs de poésie. Son danger est aussi dans le flux d’une énergie livrée à elle-même. Qui ne connaît ces têtes de linotte campées par Courteline : intarissables scénaristes, hommes-orchestres jamais démunis de partition et hommes-Protée jamais dépourvus de talents.

Dans la formule F+ V+ (Force d’excitation, Vitesse d’excitation) le processus d’excitation est majoritaire. Unanimité éphémère ; en voulant tout intégrer le Gémeaux situe les luttes futures à l’intérieur de l’être. Pour l’instant, son ambivalence procède d’une baisse notable de la force d’exclusion.

Sens des Ensembles (SE)

L’ensemble des commentaires astrologiques, à propos des Gémeaux et de Mercure, souligne la dualisation plus que la première forme de synthèse : la totalisation naturelle. Pourtant Mercure est le principe même de l’association ; n’est-il pas le lien, l’intermédiaire ? La preuve de ses attributs doit être faite par sa faculté d’intégrer l’adversaire. Telle doit être la véritable mesure de l’associationnisme ou de la totalisation puisqu’elle résorbe en une seule somme la dualité. Le caducée, symbole de Mercure, est autant symbole d’union que de division, il commande Gémeaux et Vierge, second Signe de Mercure où se rétablit en une forme nouvelle le sens des contraires.

Dans les annales mythologiques (Ph. Metman) on trouvera du côté des Dioscures, une confirmation de cette thèse : du couple Castor et Pollux, couple Gémeaux, ne survivra que Pollux.

La composition des Gémeaux, avec ses prouesses et abus, ne fait pas de doute : elle épouse l’ennemi, assemble chien et chat, pour et contre. Composer sans restriction c’est, suivant le niveau : hâblerie sans fin ou une suite d’acrobaties subtiles. Par sa labilité le Gémeaux se rend tour à tour indésirable et attachant. Inconsistant dès qu’il s’agit des rapports de personne à personne, il se donne à fond à la vie d’équipe. Souvent se portent sur lui des voix contradictoires et le talent d’atteindre plusieurs points en un seul trait lui est propre.

Le sens de la totalité dans une âme pauvre est d’une navrante suffisance. Dans une âme riche, elle conditionne un humanisme précieux : humanisme naturel au-dessus des écoles, indiffèrent aux programmes confessionnels ou politiques, humanisme du vrai Samaritain. Nous retrouverons la totalité dans les autres signes ultra-paradoxaux avec l’empreinte du processus dominant.

Phase ultra-paradoxale forte (PUP)

La susceptibilité élevée à son seuil supérieur atteint la structure du même système nerveux : le processus d’inhibition réagit comme un processus d’excitation, les fonctions sont inversées. Le phénomène d’inversion se traduit par une grande ambivalence. Le type Gémeaux saura, certes, reconnaître le blanc du noir, utiliser les notions du chaud et du froid, mais sur le plan du comportement les concepts directeurs de la conduite sont moins démarqués, il y a notamment une trop large acceptation du milieu.

Un but exclut beaucoup d’à-côtés et surtout ce qui lui est négatif : l’échec. C’est un Gémeaux qui a réanimé la mystique de l’échec, aboutissement de toute entreprise dont (à ses dires) ont peut, faute de mieux, se féliciter. Le type Gémeaux ultra-paradoxal est donc prêt à choisir pour le néfaste ou l’interdit. Nous retrouvons un fondement de son esprit libre : attrait pour le défendu, investigations dans le singulier et le non-conforme. L’emprise active caractérise également cette phase. L’être ne se possède pas, il vit dans un autre ou par un autre. Ce qui permet l’imitation, étaye les situations triangulaires et facilite les agissements par procuration.

Le rapport entre analyseurs (les cinq sens) et les centres absolus (instincts) attire d’autres remarques. Le type Gémeaux est apprécié pour la finesse de ses analyseurs. Il a l’ouïe et le palais délicats ; sensible aux nuances, l’analyseur « moteur » en fait un jongleur, prompt et habile de ses dix doigts, mais rien n’égale la subtilité du système verbal. Mystère du jeu des compensations, cette maîtrise se met souvent en frais pour de désespérantes évidences. Songeons aux charmantes tournures littéraires qu’un écrivain emploie pour nous entretenir de ses petites misères ou des tendances communes de son tempérament libidineux !

Type faible : Faiblesse d’inhibition extinctive (f-)

L’impossible retenue se manifeste au Bélier par la révolte, l’intrusion, le coup de tête. Elle dispose d’un certain pouvoir d’orientation et de concentration. Un Gémeaux en faiblesse d’inhibition ne se révolte pas, il s’abandonne, se livre, se découvre. Au-dehors, il se donne en spectacle et étale ses turpitudes. Le même abandon en fait un être suggestible, un écho du dernier son de cloche.

Toutefois, les astuces de l’exhibitionnisme entrent en ligne de compte dans ce comportement. On prend plaisir à se montrer sous un jour péjorativement naturel, on pose volontiers au jeu de la pseudo-vérité (dit de société et d’absolue irretenue). Le non-choix, pour Sartre, est aussi un engagement, il n’est donné à personne de se garder, c’est la règle que nombre Gémeaux pratiquent.

On retrouve évidemment le manque d’inhibition extinctive dans la dépendance aux fluctuations ambiantes. L’envie, faiblesse majeure du Signe, exprime l’impuissance à se détacher ; elle est une variante de la suggestibilité qui va jusqu’à assumer l’échec du prochain par simple effet de voisinage. L’impulsivité se diffuse : ce sont les secrets, les amours que l’on échange, car tout se communique dans un ensemble en irretenue. Comme au Bélier, les valeurs d’enfance sont à considérer.

L’intuitif Gémeaux méprise te monde des objets. Aucune considération envers la Physique pure. Les données matérielles de l’Univers ne sont que de grossiers phénomènes mécaniques qu’il moleste au moyen d’une poésie détachée de logique objective. Son attitude paraîtra dépourvue d’une élémentaire morale. L’objet, fut-il humain, n’est qu’un moyen, qu’un maillon négligeable dès que son rôle d’informateur symbolique est rempli. Réduits à une essence symbolique êtres choses vivent une comédie cosmique dont seul l’intuitif connaît les clefs. Éventuellement, il perçoit les directives des forces magiques derrière des circonstances qui, pour une conscience normale, montrent l’action du hasard. Ceci convient au sens divinatoire attribué aux Gémeaux (interprétation des songes ; augures basés sur les changements de temps et les menus incidents de l’existence).

Confondue avec la Pensée, l’Intuition donne une remarquable faculté d’improvisation intellectuelle. Certaines pensées, maximes et proverbes qui se contredisent entre eux, s’adaptent avec facilité à la même situation. D’autres jugements improvisés dépendent uniquement de l’art d’accommoder les restes et d’en tirer le meilleur parti selon l’impression du moment. Enfin, la pensée en tant qu’instrument d’une éthique abstraite (esthétique des jeux verbaux) appartient à ce signe.

Lenteur d’inhibition inadaptée (l−)

Pavlov distingue deux inerties : l’inertie relative ne se met en action qu’au prix de stridulations répétées. L’inhibition n’intervient qu’après de fortes pressions. Le Sujet se décide difficilement à inhiber, mais une fois dans le mouvement il ne détèle plus. L’inertie à donc une signification mécanique : « conservation de repos ou de mouvement ». L’inertie absolue, elle, est tout à fait immobile, elle confine à l’absence complète d’inhibition (ou d’excitation). Relativement au Bélier, les Gémeaux faibles vivraient davantage dans l’inertie absolue. Par la formule ‘f− l−’ ce Signe mérite le titre de « centre » de l’irretenue (inhibition faible et inerte, sans réactivité) tout comme le Taureau ‘f+ l−’, sans excitation et avec une inhibition peu mobile mérite le titre de « centre » de la résistance passive.

Le Gémeaux ‘f− l−’ sera, par conséquent, le signe Type du « Nerveux » inapte à récupérer ses dépenses ; instable par manque de fermeture aux excitants externes ou internes (suggestibilité + agitation). SUITE

Textes extraits de La Condition solaire, éd. Traditionnelles, 1964.

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola

Voir aussi :

- Gémeaux R.E.T.
- Le zodiaque et vous
- Signes et saisons
- Trios planétaires en Signes
- Le zodiaque et la précession des équinoxes
- La réalité astronomique du zodiaque
- Le zodiaque dans l’Homme
- Autour du zodiaque
- Zodiaque et sphère locale
- Mythologie du zodiaque
- Formes de l’inhibition
- Change-t-on de caractère en changeant de Signe ?
- Énergie-Espace-Temps-Structure et zodiaque
- Genèse du zodiaque conditionaliste
- L’horloge photopériodique du genou… et de la tête
- Signe solaire et Signe Ascendant
- Astrologie, adaptation & inadaptation


Le petit livre des Gémeaux

par Richard Pellard. 49 pages. Illustrations en couleurs

Ce livre présente et explique les trois zodiaques : celui du décor des constellations, celui de l’astrologie traditionnelle basé sur les Quatre Éléments symboliques (Feu, Terre, Air & Eau) et celui de l’astrologie naturelle basé sur les phénomènes astronomiques objectifs.

Interprétation des Gémeaux selon la symbolique classique et selon ses réflexes dans le zodiaque naturel (force, vitesse, équilibre) ; interprétation des Gémeaux en fonction des planètes dominantes ; le Signe solaire & le Signe Ascendant. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.





Pour que ce site continue à exister sans publicité :


Tous droits réservés. © 2003-2017 Richard Pellard reproduction interdite.
Webmestre : Julien Rouger
Site réalisé avec SPIP | Espace privé