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Astrologie et couple : la synastrie, duo ou duel ?

Dans les pays occidentaux, il y a de moins en moins de mariages et de plus en plus de divorces : environ un mariage sur trois se termine par un divorce au bout de cinq à six ans. Et pourtant, chacun continue à rêver de trouver le partenaire idéal, le conjoint parfait, l’âme-sœur espérée. Qu’on soit hétérosexuel ou homosexuel, l’aspiration à vivre en couple est plus qu’un désir : c’est un besoin fondamental, auquel seule une minorité de célibataires endurcis semble indifférente. Depuis qu’elle existe, l’astrologie a toujours été mise à contribution pour juger de cette mystérieuse relation entre deux êtres humains, grâce à la technique de la synastrie (comparaison de thèmes).

Les paradoxes du deux

Être en couple, c’est être deux. Et le deux est un nombre paradoxal. Il signifie à la fois l’opposition et l’union, le conflit et l’association, l’incompatibilité et la complémentarité, la division et l’équilibre, le duel et le duo. Le deux est double, ambivalent. Dualités et symétries se retrouvent partout dans la nature : le jour et la nuit, le clair et l’obscur, l’ombre et la lumière, le blanc et le noir, le masculin et le féminin, la vie et la mort, le bien et le mal, la gauche et la droite, etc. C’est sans doute le symbole taoïste du Yin et du Yang qui traduit le mieux la dualité du deux : le blanc et le noir s’opposent radicalement, certes, mais le blanc contient du noir et le noir contient du blanc, tout comme l’homme a sa part de féminité et la femme sa part de masculinité.

L’arithmosophe Pierre Allendy a bien analysé la spécificité du deux : ce nombre crée à la fois la différenciation relative et la réciprocité antagoniste ou attractive. Imaginez que vous soyez absolument seul au monde : vous ne pourriez que vous percevoir comme identique à vous-même. Si vous êtes au moins deux, vous allez immédiatement percevoir une différence : l’autre n’est pas comme moi. Cette différence est créatrice d’antagonisme : s’il n’est pas comme moi, quelque part il me contrarie, il nie mon unicité, il la relativise. Parce qu’il est forcément différent de moi il est, il a quelque chose que je n’ai pas, que je ne pourrai jamais être ni avoir. Au minimum, c’est un rival ; au pire, un adversaire, un ennemi. Mais en même temps, cette différence est attractive, source de fascination et de désir : l’autre ne pourrait-il pas m’apporter ce qui me manque ?

Être deux, vivre à deux est donc très loin d’être simple. Ainsi va la vie en couple, éternel duo-duel. Parce que l’amour et la haine forment une paire inséparable, on s’aime follement (au début de la relation) pour ensuite se haïr sans mesure (lors de bien des séparations). Si l’on a pas le courage ou la folie de la haine, ou la sagesse de constater le désamour et d’en tirer les conséquences, on se supporte ou s’insupporte mutuellement : tristes coexistences, pacifiques ou guerrières, des couples qui se sont insensiblement dissociés sans oser partir ou repartir chacun de son côté, par peur d’être seul (d’être UN) ou par viscéral besoin d’être deux, même si c’est invivable.

Décider de vivre en couple, c’est passer du un au deux : on ne se suffit pas à soi-même, on a besoin d’un partenaire, adversaire ou complémentaire… et en même temps, c’est aspirer à ce que deux fassent un : que le couple forme une unité, qu’il soit uni, et même qu’il soit unique. Paradoxe de plus, chacun des deux membres vise à réaliser sa propre unité personnelle à l’intérieur du couple : d’où une fâcheuse tendance à vouloir imposer à l’autre sa propre conception de l’unité. S’il ne la partage pas (cas très fréquent), cet obscur besoin d’unité du couple aboutit alors à sa désunion…

Pour le meilleur et pour le pire…

Trouver l’harmonie et l’unité à l’intérieur d’un couple n’a vraiment rien d’évident. D’ailleurs, pendant des millénaires, rares étaient les « mariages d’amour », c’est-à-dire les formations de couples librement consenties et désirées entre deux partenaires. Le mariage « arrangé », basé sur des considérations économiques ou de prestige, était la norme. C’est encore vrai pour une très grande partie des habitants de notre planète.

Avant que le divorce soit institué dans nos sociétés occidentales, le mariage était avant tout un sacrement religieux indissoluble. Sous le regard sourcilleux de Dieu, on se mariait pour le meilleur et pour le pire, avec quelqu’un qu’on avait rarement choisi. Et pourtant, ce désir de pouvoir choisir son partenaire, de pouvoir l’évaluer avant de l’épouser, a toujours existé. C’est pourquoi l’homme et la femme ont de tout temps essayé de trouver des techniques aussi sûres et objectives que possible pour s’apparier en limitant au maximum les dégâts. Logique. On préfère vivre le meilleur que le pire…

Bien entendu, l’astrologie a été mise à contribution dans cette noble tâche. La technique consiste tout simplement à comparer les cartes du ciel des deux futurs époux. Le Soleil de l’homme était-il conjoint à la Lune de la femme ? On en tirait les meilleurs augures, puisque le Soleil passait pour être masculin et la Lune féminine. Si en plus le Mars de l’homme était au trigone de la Vénus de la femme, c’était la promesse d’un accord spirituel et sexuel parfait — le meilleur ! —, puisque Mars passait pour être le symbole de la sexualité mâle et Vénus celui de la sexualité femelle.

A l’inverse, en ces temps sexistes qui n’en finissent pas de finir, le Soleil de la femme sur la Lune de l’homme passait pour un mauvais augure : la femme risquait d’imposer une mâle et inconsciente volonté à la part féminine (évidemment faible et influençable) de son homme. Et pourquoi pas le MLF, tant qu’on y était ? Une opposition ou un carré entre le Soleil de l’un et la Lune de l’autre était tout aussi mal vue : c’était un indice majeur de mésentente. Idem pour les carrés ou oppositions entre le Mars de l’un et la Vénus de l’autre : de tels aspects étaient considérés comme des signes sûrs de mésentente sexuelle. Si en plus les deux conjoints étaient nés sous des Signes opposés (monsieur Balance et madame Bélier par exemple), vous pouviez vous attendre au pire et prier pour que la Révolution Française arrive au plus vite pour instaurer le divorce…

Les couples Soleil-Lune & Vénus-Mars

Nombre d’astrologues de cette fin de millénaire continuent à recourir à ces techniques basées sur des analogies superficielles et sexistes pour évaluer le degré d’entente ou de mésentente entre les deux membres d’un couple. Pourquoi le Soleil et Mars ont-ils été déclarés « masculins » ? Tout simplement parce que la fonction solaire incite à jouer des rôles de super-modèle unique et dominateur, et que la fonction marsienne donne le goût de la bagarre et de la compétition. Un super-héros actif et combatif : c’est le parfait portrait du macho. Pourquoi la Lune et Vénus seraient-elles « féminines » ? Parce que la fonction lunaire incite à être plastique, réceptif, passif, et que la fonction vénusienne est un facteur de puissante affectivité, de douceur et de tendresse. Une amoureuse soumise et dépendante : c’est le parfait portrait de la femme d’avant le MLF.

Ce sont là des clichés sexistes éculés, des images d’Epinal. Pour vous en convaincre, prenons quelques exemples concrets : Alain Delon est né sous une opposition Vénus-Lune dominante. Cela ne l’empêche pas d’avoir une réputation et des comportements de macho (ce qui prouve que le machisme n’est pas une fatalité astrologique, mais le fruit de conditionnements socio-culturels). Juliette Binoche est née sous une conjonction Soleil-Mars dominante : elle est pourtant absolument féminine et n’a rien d’une virago. Inversement, Thierry Lermitte passe pour être un prototype de l’homme moderne débarrassé de son armure machiste… Soleil et Mars dominent pourtant son ciel de naissance. Quant à Miou-Miou, née sous une dominante Lune-Vénus, elle est très loin de la caricature de la femme popote et soumise…

Résumons-nous avant de voir dans quelle mesure et dans quelles limites l’astrologie peut effectivement aider à mieux comprendre comment fonctionne un couple : le Soleil et Mars ne sont pas plus masculins que la Lune et Vénus ne sont féminines. Dans la réalité, il y a des hommes lunaires réceptifs et rêveurs, des femmes solaires hyper-conscientes de leur rôle social, des hommes vénusiens charmeurs et affectifs, des femmes marsiennes énergiques et combatives.

Ressemblance ou complémentarité ?

La synastrie (ou comparaison de thèmes) moderne utilise des méthodes et techniques bien différentes de celles que nous venons de décrire. Avant de les exposer, il n’est pas inutile de se demander ce que chacun de nous attend de l’autre dans la relation de couple. C’est la dialectique du même et de l’autre : est-ce que je cherche quelqu’un qui me ressemble le plus possible, c’est-à-dire qui a grosso modo la même vision du monde que moi, les mêmes centres d’intérêt, le même genre de caractère, le même type de réactions psychologiques ? Ou bien est-ce que je suis en quête de quelqu’un qui soit aussi différent de moi que possible (autre milieu social, autre conception des choses, caractère diamétralement opposé, etc.) ?

Dans le premier cas, la relation de couple est basée sur la ressemblance. On se comprend immédiatement, parce qu’on est fait du même bois. Avantages : une grande complicité, une profonde communion qui peut ressembler à celle que vivent les vrais jumeaux. On ne se contrarie pas (enfin, pas trop, c’est un couple tout de même !), on échange facilement. Inconvénients : on a en gros les mêmes qualités et les mêmes défauts : les uns et les autres ne peuvent que se renforcer dans la vie commune. On risque donc de tourner en rond à deux, et d’avoir du mal à évoluer.

Dans le second cas, la relation de couple est basée sur la dissemblance. On est fasciné par l’autre, mais on a du mal à le comprendre, ce qui suscite le désir intense d’aller à sa découverte. Avantages : la complémentarité. Si par exemple j’ai une nature introvertie, mon conjoint extraverti m’aidera à m’ouvrir sur le monde (et vice-versa). Si je suis un rêveur, mon alter-ego réaliste m’aidera à garder les pieds sur terre… et s’occupera de toutes les tâches concrètes (et vice-versa : je l’aiderai à s’échapper de ses préoccupations terre-à-terre en l’entraînant dans les rêves…). Inconvénients : il faut beaucoup d’objectivité, effectuer un important travail sur soi-même pour accepter de vivre avec quelqu’un dont les goûts, les rythmes ou les idées sont à l’opposé des miens. Les risques de mésentente, d’incompréhension profondes sont très élevés, et la fascination qui présidait aux débuts de la relation se transforme fréquemment en rejet pur et simple : « Nous sommes trop différents, nous ne pourrons jamais nous entendre ».

Bien entendu, ces deux types de relation se trouvent aux deux extrémités d’un vaste nuancier psychologique. Comme toujours, tout est affaire de dosages, de proportions. Il existe ainsi des couples avec énormément de ressemblances et très peu de différences, d’autres avec beaucoup de ressemblances mais des différences très significatives, d’autres encore avec autant de ressemblances que de différences, etc. À chaque dosage correspond un scénario de vécu du couple différent et original.

Si l’amour n’était pas aveugle, chacun de nous gagnerait, avant d’envisager de former un couple, de faire un examen de conscience et de se demander quel type de couple il recherche. En général, c’est le plus souvent impossible avant trente ans, âge de la fin du premier cycle de Saturne : ce sont des motivations superficielles ou inconscientes qui nous poussent à choisir l’élu de notre cœur.

Les synastries modernes

En quoi consiste une comparaison de thèmes pour l’astrologie moderne ? La technique n’est pas très compliquée en soi. Un thème se compose de dix facteurs planétaires, des aspects que les planètes forment entre elles et d’un certain nombre de Signes du zodiaque. L’astrologue hiérarchise l’ensemble de ces éléments et peut ainsi, dans un premier temps, évaluer quels sont les planètes, aspects et Signes dominants et non-dominants pour chacun des deux thèmes.

Dans un deuxième temps, il effectue la comparaison proprement dite. Si les deux membres du couple ont des dominantes et non-dominantes planétaires et zodiacales identiques, il sait qu’il s’agit d’une relation de ressemblance. Exemple : Roméo et Juliette ont tous les deux une conjonction Mars-Uranus dominante en Bélier, mais une Lune faible en Poissons : ils ont tous deux un tempérament fonceur et volontaire qui ne supporte guère le laisser-aller lymphatique. Verdict : qui se ressemble s’assemble… Tant que l’entente règnera, ils formeront un couple dynamique et remuant, dont les éventuels violents conflits, inhérents à la nature impétueuse de l’un et de l’autre, ne les empêcheront nullement de cultiver une profonde complicité. Mais si la mésentente s’installe, la séparation risque d’être brutale et agressive, etc.

Si au contraire les dominantes planétaires et zodiacales de l’un sont les non-dominantes de l’autre, l’astrologue sait qu’il s’agit d’une relation de dissemblance ou de complémentarité. Exemple : Tristan est un super-Capricorne avec une conjonction Saturne-Pluton dominante et une conjonction Vénus-Mars très peu valorisée, alors qu’Iseult est au contraire une super-Gémeaux avec une conjonction Vénus-Mars dominante et Saturne-Pluton très faibles. Avec ce genre de thème, Tristan a un caractère flegmatique, froid et distant qui rend difficile toute expression immédiate de son affectivité, de sa sensorialité, tandis qu’Iseult est une affective réagissante et spontanée, aux élans passionnels et tumultueux qui ignorent froideur et distance. Ils sont donc aux antipodes l’un de l’autre. Au mieux, Tristan aidera Iseult à modérer ses ardeurs, à jeter un regard plus critique et réfléchi sur ses réactions viscérales, tandis qu’Iseult aidera Tristan à sortir de son flegme, à davantage exprimer ses émotions. Au pire, c’est l’incompréhension absolue. Au terme d’une période (de durée variable) suivant un coup de foudre, la relation risque de devenir difficile, voire impossible si aucun des deux n’accepte que l’autre est fondamentalement différent de lui.

Ce n’est que dans un deuxième temps que l’astrologue procède à la comparaison de thème aspects par aspects : Si par exemple le Saturne de Tristan est au trigone de la Vénus d’Iseult, le passage d’une affectivité à fleur de peau à une sagesse distante sera facilité. En revanche, si le Saturne de Tristan est au carré de la Vénus d’Iseult, cette dernière risque fort de percevoir la froideur de Tristan comme un insupportable facteur de frustration de ses désirs, tandis que Tristan percevra les désirs affectifs d’Iseult comme une perturbation fatigante dans un univers personnel qu’il voudrait maintenir à l’abri de toute excitation émotionnelle ou sensorielle excessive, etc.

Choisir son conjoint grâce à l’astrologie ?

Si vous désirez choisir ou évaluer votre futur conjoint grâce à l’astrologie, il existe deux possibilités. Soit vous le connaissez déjà plus ou moins, et tout en étant attiré par lui, vous aimeriez en savoir plus sur la manière dont il se comporte le plus souvent, indépendamment de vos premières impressions, fatalement faussées par le pouvoir de séduction qu’il exerce sur vous. Soit vous le ne connaissez pas du tout, et vous demanderez à l’astrologue de vous trouver le thème astral idéal de celui que vous espérez ; à chaque rencontre intéressante que vous ferez, vous vérifierez alors, en confiant ses coordonnées natales (date, heure et lieu de naissance précis et fiables) à votre astrologue — ou en calculant vous-même son thème si vous êtes vous-même astrologue — s’il ou elle correspond à ce que vous attendez.

Dans tous ces cas, méfiez-vous des verdicts ou jugements trop hâtifs et trop catégoriques. Il est des couples improbables qui durent toute une vie, et des unions apparemment sans orages prévisibles qui se consument en quelques jours ou quelques mois. L’astrologue ne pourra jamais choisir à votre place votre conjoint. Il ne peut que vous aider, avec une humble mais réelle perspicacité, à savoir à quel type de profil psychologique correspond l’élu votre cœur et vous indiquer s’il s’agit plutôt d’une relation de ressemblance ou de différence. Une fois en possession de ces précieux renseignements, c’est à vous de choisir… raisonnablement ou déraisonnablement !

Exemples :

Gérard Depardieu & Carole Bouquet

Gérard : 27/12/1948 à 6 h 55 TU à Châteauroux (46N49, 1E42)

Carole : 18/8/1957 à 17 h 30 TU à Neuilly-sur-Seine (48N50, 2E20)

Un peu de ressemblance, beaucoup de dissemblance : Gérard Depardieu et Carole Bouquet sont tous les deux nés au coucher d’Uranus : tous deux sont volontaires, décidés, indépendants, prêts à assumer et imposer leur originalité individuelle. Avec une dominante planétaire Soleil-Jupiter-Uranus sur fond zodiacal Capricorne, Gérard Depardieu est un ambitieux extraverti hanté par un absolu : celui d’être le premier dans son domaine, tandis que Neptune dominant en fait un être fantasque et imprévisible. Son point faible : un carré Lune-Saturne peu valorisé, qui rend difficile pour lui l’abandon à une intimité paisible et routinière.

Carole Bouquet est, au contraire, née sous une opposition Lune-Saturne dominante : in-quiète et introvertie, elle est en quête d’une plénitude et d’une tranquillité intérieure à l’abri des caméras. C’est sans doute ce qui explique sa froideur, son côté distant. Indépendante (Uranus-Saturne) mais possessive (Lune-Taureau), elle recherche pourtant une relation amoureuse fusionnelle (trigone Lune-Vénus).

La Lune très faible de Gérard est en opposition à la Lune très forte de Carole : ils n’ont pas les mêmes rythmes dans la vie quotidienne. Gérard fuit la routine, Carole aime la sécurité qu’elle procure. Le Saturne dominant de Carole est conjoint à la Vénus non-dominante de Gérard : leur relation affective risque d’être rapidement frustrante pour tous deux… Il faudra beaucoup d’efforts réciproques pour que ce couple dure longtemps…

Bill Clinton & Monica Lewinski

Bill : 19/8/1946 à 14 h 51 TU à Hope (33N40 93W36)

Monica : 23/7/1973, 19 h 21 TU à San Francisco (37N35, 122W30)

Beaucoup de ressemblances : ce n’est certes pas un couple légitime, mais c’est quand même un duo-vedette. Les journalistes décrivent souvent la pulpeuse Monica comme une jeune écervelée complètement inconsciente de ce qu’elle a fait. Son thème natal contredit absolument ce portrait : en fait, c’est une jeune femme ambitieuse et froidement déterminée (Lion, Soleil-Jupiter-Uranus dominants), prête à bien des excès spectaculaires pour réussir dans la vie (opposition Soleil-Jupiter). Drôle et décontractée (Mercure dominant), énergique et réaliste (Mars-Bélier dominant), elle n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

Bill Clinton, lui, est avant tout un être au sang chaud, à la sensualité puissante et sans limites (amas Vénus-Mars-Neptune dominant en Balance) doublé d’un ambitieux aux dents longues et à la volonté de réussir sur-développée (Lion, trigone Uranus-Jupiter dominant). Charmeur ; il bénéficie d’un pouvoir de séduction (Vénus) à la fois franc et direct (Mars) et envoûtant (Neptune).

Bill et Monica ont le même caractère marqué par une ambition inflexible (Uranus) et une sensorialité, une vitalité débordantes (aspects Vénus-Mars dominants). Ils ont en outre tous deux une Lune-Taureau très faible : ni l’un ni l’autre ne sont doués pour établir une relation d’intimité paisible et ronronnante… Notons que le « Monicagate » a fait irruption lors du transit d’Uranus (mise en vedette surprenante) au carré de leurs Lunes respectives : leur relation d’intimité devient objet de scandale public.

Arthur Rimbaud & Paul Verlaine

Arthur : 20/10/1854 à 5 h 41 TU à Charleville (49N46, 4E42)

Paul : 30/3/1844 à 20 h 30 TU à Metz (49N08, 6E10)

Ressemblances et dissemblances : le couple homosexuel le plus célèbre de la littérature n’a pas grand chose en commun, a part la Lune (rêverie, réceptivité, poésie) et Vénus (sensualité, désir) dominantes dans les deux thèmes. Arthur Rimbaud, né sous une conjonction Soleil-Vénus dominante en Balance, est un séducteur en quête démesurée de reconnaissance absolue. Sous l’opposition Soleil-Pluton dominante, c’est aussi un être tourmenté, en quête d’un ailleurs, d’une plus profonde dimension de lui même (« Je est un autre », dit-il dans un de ses poèmes). Enfin, sous le carré Soleil-Jupiter, c’est aussi un ambitieux partagé entre idéalisme et opportunisme.

Paul Verlaine est avant tout un être plastique et influençable (le « pauvre Lélian », anagramme de son nom, comme il se surnommait), recherchant une paix et une harmonie (Lune) sans cesse perturbée par une sensualité violente et passionnelle (Signes de printemps dominants, Vénus-Mars-Neptune dissonants Lune).

Le Soleil-Balance dominant de Rimbaud, opposé à Pluton, s’oppose au Soleil-Bélier très faible de Verlaine, conjoint à Pluton : littéralement, Rimbaud, le solaire à l’orgueilleuse et dévastatrice lucidité, faisait de l’ombre à Verlaine, le lunaire empêtré dans ses affects, ses émotions à fleur de peau. Mars est en outre très fort chez Verlaine et très faible chez Rimbaud : ce qui explique sans doute leur relation marquée par des rapports d’agressivité inconscients… et le coup de pistolet que Verlaine tira un jour sur son jeune amant trop peu présent…

Serge Gainsbourg & Jane Birkin

Serge : 2/4/1928, 4 h 55 TU à Paris (48N50, 2E20)

Jane : 14/12/1946, 15 h 15 TU à Londres (51N30, 0W10)

De très grosses ressemblances : Gainsbourg et Birkin ont formé l’un des couples les plus mythiques du showbiz. Soleil-Jupiter-Uranus en Bélier ont fait de Gainsbourg un fonceur au caractère orgueilleux, tranchant, volontaire et autoritaire ; Mercure-Vénus en Poissons lui conféraient un charme teinté d’humour et de légèreté indifférente… un humour qui devenait noir, caustique, désabusé et parfois désespéré sous le carré dominant de Saturne.

Si Serge est né sous une conjonction Soleil-Uranus, Jane a dans son thème natal une opposition entre ces deux planètes. Tout aussi volontaire et décidée que Serge, elle a longtemps hésité sur la conduite à tenir : fallait-il à tout prix imposer son originalité individuelle (Uranus) ou bien en abdiquer pour mieux se soumettre à l’admiration inconditionnelle que lui inspirait son amant-mentor-modèle (Soleil) ? Choc de deux orgueils, de deux volontés… Celle de Gainsbourg fut la plus forte, et il fallut que Jane le quitte pour enfin conquérir son autonomie et son indépendance personnelle. Solaires et mercuriens tous les deux, ils partageaient la sociabilité, l’humour et le sens de la fête. Marqués tous les deux par un carré Vénus-Saturne, ils ont excellé dans « je t’aime (Vénus) moi non plus (Saturne) ».

Le Saturne-Sagittaire de Serge était conjoint au Soleil de Jane : il ne pouvait s’empêcher de déprécier son image de marque à elle. Enfin, ils avaient tous deux une Lune dissonante en Vierge : d’où une intimité impossible à protéger, une relation fusionnelle difficile à supporter…

Article paru dans le n° 4 d’Astrologie naturelle (décembre 1998), revu et augmenté dans le n° 5 d’Astrologos (juin 1981).

Voir aussi :

- Hardy-Dutronc
- Yves Ouatou et la synastrie
- Exemples de consultations

Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

par Richard Pellard. 117 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie ! Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard



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